Le cardinal Barbarin devrait comparaître le 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon à la demande de victimes présumées du prêtre Bernard Preynat. Le procès canonique – interne à l’Eglise catholique – a été suspendu pour respecter la procédure judiciaire en cours.

Quand, en 2007, de façon informelle, je suis mis au courant de certains faits reprochés au père Preynat dans les années 1980, celui-ci me promet qu’il n’y a rien eu depuis 1991. J’ai cherché à vérifier, et on n’a rien trouvé.

Philippe Barbarin ajoute qu’à deux reprises, il a “suspendu des prêtres et saisi la justice lorsqu’[il a] eu connaissance de faits récents, en 2006 et en 2014.” Et selon lui, il est “injuste” qu’on lui reproche d’avoir dissimulé les faits. “Comme l’ont dit et redit les magistrats du parquet, je n’ai rien couvert du tout”, insiste le cardinal, qui dit avoir mis en place des mesures de contrôle et de prévention renforcées dans son diocèse.

Philippe Barbarin

Bernard Preynat, un prêtre catholique lyonnais, a été soupçonné d’agressions sexuelles sur de jeunes scouts dont il avait la charge, entre 1986 et 1991. L’archevêque de Lyon, Phippe Barbarin, avait ensuite été visé par des plaintes pour non dénonciation, mais l’affaire avait été classée sans suite en août 2016.

Le prêtre est resté en poste jusqu’à l’été 2015, mais “pas un seul fait n’a été prouvé après 1991”, fait valoir le cardinal Philippe Barbarin. Ce dernier concède toutefois avoir commis une “erreur” en ne relevant pas le Bernard Preynat de son ministère, en raison du caractère “très ancien” des faits reprochés : “Aujourd’hui, on n’agirait plus comme cela.”

“Je réalise aujourd’hui que ma réponse d’alors n’était pas à la mesure de l’enjeu.” Accusé d’avoir tardé à prendre des mesures contre des actes de pédophilie commis par un prêtre de son diocèse, le cardinal Philippe Barbarin a défendu son point de vue, dans un entretien accordé au Monde, samedi 12 août. Il reconnaît des “erreurs” mais réaffirme qu’il n’a “rien couvert du tout” et qu’il n’a pas commis d’infraction.

entretien au “Monde”

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