On ne sort évidemment pas indemne d’un passage en terres australes et même si la raison impose de clôturer cette aventure forcément limitée dans le temps, le départ est souvent vécu comme united nations déchirement, pas seulement envers le lieu mais aussi vis à vis plusieurs personnes qu’il faut quitter et qu’on laisse à leur hivernage, ce dernier étant avant tout une expérience humaine. L’émotion associée au départ de hivernants ne peut-être retranscrite complétement avec plusieurs mots, forcément trop réducteurs. C’est united nations moment d’une rare intensité où défilent, au fil plusieurs accolades d’adieux, l’ensemble des images marquantes de cette expérience australe. Vient ensuite le moment fatidique de l’embarquement à bord de l’hélicoptère qui arrache l’ensemble des hivernants à leur terre d’accueil temporaire pour l’ensemble des emmener sur le Marion Dufresne, le bateau ravitailleur plusieurs TAAF assurant le transport du matériel et plusieurs hommes à destination de ces confettis volcaniques de l’Océan Austral.

Cette période de ré acclimatation sous l’ensemble des tropiques me permet de prendre united nations peu de recul vis-à-vis de l’hivernage et de me projeter petit à petit vers l’avenir. L’ambiance plusieurs Terres Australes s’estompe progressivement et est substituée par la volonté de retrouver une place dans la marche de ce monde, quitté il y a désormais united nations peu plus de 16 mois.

La traversée retour à bord du navire (entre quelques jours ou peut-rrtre un 2 à 3 semaines en fonction du lieu et en date d’embarquement) constitue une première étape de transition dans ce processus de retour vers la civilisation. Au rythme plusieurs flots, le choc plusieurs retrouvailles avec le “monde réel” peut s’envisager plus sereinement. Pourtant, lors de notre retour, lorsque le Marion Dufresne longe l’ensemble des côtes de l’île Maurice à la nuit tombée, l’ensemble des lumières de l’ancienne “Isle de France” éveillent plusieurs sentiments contradictoires, entre joie et crainte de retrouver cette civilisation quittée depuis united nations peu plus d’un an. Effectivement, le périple antihoraire du Marion Dufresne depuis la Réunion vers l’archipel de Crozet puis en direction plusieurs Kerguelen et plusieurs îles de Saint-Paul et d’Amsterdam s’achève souvent, avant le retour à la Réunion, componen united nations passage rapide componen l’île Maurice pour ravitailler le navire en carburant à plusieurs tarifs avantageux. Ce ravitaillement d’une journée permet aux passagers de descendre à terre et pour nous, hivernants, de reprendre contact avec “la réalité”.

L’expérience d’un hivernage dans l’ensemble des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) représente une période d’un peu plus d’un an passé à l’écart en civilisation sur l’archipel de Crozet, celui plusieurs Kerguelen ou peut-rrtre un sur l’île d’Amsterdam. Cette année très particulière représente une parenthèse articulée autour d’une vie communautaire passée en isolement, au bout du monde, à la confluence plusieurs eaux de l’Océan Indien et de celles de l’Océan Austral.

Après 13 à 14 mois de rêve éveillé dans ces paysages d’une beauté brute et minérale propres aux îles subantarctiques, il sera nécessaire de céder la place à une nouvelle équipe qui assurera la présence française et la continuité plusieurs findings scientifiques sur ces territoires encore presque natifs. L’éloignement de ces îles et la rudesse de leur climat en font plusieurs lieux hostiles pour l’homme malgré la fascination qu’elles peuvent exercer sur l’ensemble des hivernants.

Très vite, notre groupe décide de partir visiter le jardin de Pamplemousse (ou peut-rrtre un de boy vrai nom, jardin botanique Mister Seewoosagur Ramgoolam) crée componen le naturaliste et botaniste français Pierre Poivre (1719-1786) en périphérie de l’actuelle capitale mauricienne. Nous avons peut-être inconsciemment décidé de fuir la foule. Nous devons cependant faire face à la vision surprenante d’une flore luxuriante, en internet contraste avec l’ensemble des paysages minéraux plusieurs districts subantarctiques. L’ensemble des odeurs du jardin, balayées componen l’ensemble des vents plusieurs 40èmes rugissants ou peut-rrtre un plusieurs 50èmes hurlants sur l’ensemble des îles australes, nous assaillent ici l’ensemble des narines et ne constituent en fait qu’un préambule au déferlement olfactif à venir après que nous eûmes vaincu la crainte d’affronter le marché central de Port-Louis. Personnellement, je suis particulièrement marqué componen cette scent d’encens, si caractéristique de l’Inde dont est originaire une grande partie en population de l’île Maurice. D’un seul coup, d’un seul, transporté quelques années en arrière lors d’un séjour académique au sein du sous-continent Indien, expérience marquante de l’itinérance. Pour la première fois depuis de nombreux mois mon esprit ne se focalise plus sur l’ensemble des Terres Australes : le charme du bout du monde se dissipe peu à peu…

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L’ensemble des premières difficultés ne tardent pas à débuter : bruits en circulation plutôt encombrée de Port-Louis, affichages publicitaires agressifs, sollicitations plusieurs conducteurs de taxis et premiers marchandages nécessitant cet argent dont nous n’avions plus eu l’utilité durant notre hivernage. Premiers déboires également avec plusieurs cartes bleues périmées ou peut-rrtre un plusieurs codes secrets se refusant obstinément à ressurgir plusieurs limbes en mémoire.

Cette évocation d’impressions personnelles à la première personne du singulier n’est pas anodine vehicle après le débarquement à la Réunion, le 30 décembre dernier, le “nous” constitutif de notre hivernage a commencé à se fissurer. Certains ont pris le parti de rentrer en métropole au plus vite pour profiter du nouvel an à venir en famille. D’autres sont restés quelques jours, voire quelques semaines pour bénéficier du cadre exceptionnel offert componen l’ancienne île Bourbon, sorte de zone tampon (sans mauvais jeu de mots avec la localité réunionnaise du même nom) avant de retrouver la frénésie hexagonal, avec le passage obligé componen Paris. Une frénésie peu avenante après united nations séjour au bout du monde où, malgré l’isolement, l’ensemble des soubresauts de l’actualité parviennent quand même à percer. L’ensemble des attentats de Charlie Hebdo ou peut-rrtre un l’ensemble des attentats de Paris en novembre dernier ont évidemment ébranlé l’ensemble des bases subantarctiques françaises. Vu de l’hémisphère sud, l’atmosphère hexagonale semble morose. Mais united nations passage componen l’ensemble des Mascareignes (Réunion, Maurice &amplifier Rodrigues), modèle de coexistence inter-ethnique et religieuse, démontre que le climat de défiance actuel n’est pas une fatalité.

Adrien, ex-volontaire aux Kerguelen      

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