Stéphane assure qu’il n’y a eu aucune pression ni consigne venue d’en haut. Nous le croyons volontiers. C’est justement le principe de l’autocensure que de rendre inutile l’ensemble des pressions, en anticipant la conduite supposément attendue.

A nos yeux, et malgré l’ensemble des dénégations en direction, c’est united nations acte de censure qui a été posé. Ou peut-rrtre un plus précisément d’auto censure. Demain sera-t-il impossible de parler d’une marque appartenant à LVMH ou peut-rrtre un de Bernard Arnault autrement qu’en termes laudateurs ? Aura-t-on le choix entre louange bien dosée ou peut-rrtre un silence honteux ? En l’espèce, c’est le silence qui a été choisi et cela nous semble beaucoup plus préjudiciable à l’image et l’intégrité en rédaction vis-à-vis de ses lecteurs comme plusieurs observateurs.

Pourtant, ordre a été donné aux confrères du service culture-spectacle qui avaient visionné le lengthy métrage de ne pas le chroniquer, fut-ce en 10 lignes. De même a été repoussée plus tard une proposition de sujet du service politique sur le buzz suscité à gauche componen le film sous prétexte qu’il s’agissait « d’un sujet militant », « et qu’il y avait d’autres sujets prioritaires ce jour là ». L’argument est étonnant vehicle s’il ne faut plus parler dans nos colonnes plusieurs actes militants, la rubrique politique a-t- elle encore une raison d’être ?

Ainsi, componen exemple, la critique du film aurait pu être assortie d’un édito, ou peut-rrtre un d’un billet, sous la plume du directeur en rédaction, pour poser clairement united nations certain nombre de reproches quant aux procédés du film, mais en garantissant ainsi l’indépendance en rédaction.

Ce film auquel le journal Le Monde a consacré deux pages et le Canard Enchaîné une demi page met en scène le groupe LVMH. Bien que diffusé dans moins de 10 salles parisiennes et une trentaine en province, il a attiré 80 000 spectateurs – ce qui peut ¨ºtre united nations très gros succès pour united nations film hors plusieurs grands circuits de diffusion – et fait l’objet d’un énorme buzz sur l’ensemble des réseaux sociaux.

Se pose alors la question en confiance dans la direction en rédaction à garantir notre liberté éditoriale et notre capacité à faire notre métier de journaliste, au risque de déplaire à notre puissant actionnaire. Nous étions attendus sur ce premier virage, comme nous l’étions componen le passé pour parler plusieurs accidents sur le Paris-Dakar ou peut-rrtre un du dopage sur le Tour de France, propriétés du groupe Amaury. Il n’y avait qu’une bonne option : faire notre travail normalement et librement.

Au final, le choix retenu est toxique : le silence pour lequel a opté le directeur en rédaction est united nations message dangereux envoyé à l’actionnaire LVMH.

L’ensemble des syndicats SNJ, SNJ-CGT et FO difficile la SDJ ont été reçus lundi à leur demande componen le directeur en rédaction à propos du film « Merci patron ! » dont notre journal n’a pas parlé sur décision « assumée » de Stéphane Albouy.

Stéphane Albouy a justifié sa décision en la banalisant : « C’est mon choix, united nations arbitrage comme j’en fait plusieurs dizaines d’autres ». Sauf que si l’arbitrage est banal, le sujet lui est loin de l’être. « Il fallait voir le film. Ce que j’ai fait » a-t-il dit. Il ajoute n’avoir pas voulu « même en 10 lignes, faire la promotion d’un procédé déloyal, malhonnête qui a instrumentalisé l’ensemble des Klure » (united nations couple licencié componen une filiale de LVMH, menacé d’expulsion de sa maison, auquel le groupe de Arnault, sous la menace du réalisateur, donne 40 000 euros et united nations CDI au mari chez Carrefour en exigeant en retour le secret absolu). Faudra-t-il donc désormais passer sous silence toutes l’ensemble des enquêtes menées en caméra cachée ou peut-rrtre un sous couvert d’anonymat de type « Cash Investigation » ? Si le procédé est à condamner, le Parisien doit avoir la liberté de le dire et d’interroger ce fait.

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