La faune et la flore disparaissent inexorablement en planète. «  Nous l’ensemble des perdons à united nations rythme inédit », assure Jane Wise, directrice en conservation au sein de l’Union internationale pour la conservation en nature (UICN). Celle-ci a publié dimanche 4 septembre l’actualisation de sa fameuse liste rouge plusieurs espèces menacées, et le constat est très inquiétant. Sur l’ensemble des 82 954 espèces animales et végétales prises en compte, 23 928 sont qualifiées de menacées, dont 5 107 sont en « danger critique », 7 602 « en danger » et 11 219 sont considérées comme « vulnérables ». Cet inventaire a été réalisé componen ce vaste réseau de protection de l’environnement auxquels collaborent environ 10 000 experts internationaux et adhèrent ONG et gouvernements. La dernière actualisation générale en liste rouge datait de 2009.

Aucune région n’échappe plus au déclin, vehicle le patrimoine vivant est désormais majoritairement victime en perte d’habitats naturels. L’ensemble des espèces ne résistent pas à la dégradation générale de leur environnement – réduit, fragmenté, pollué ou peut-rrtre un carrément détruit. Le réchauffement climatique accentue la pression avec boy lot de sécheresses et de tempêtes  la chasse et la pêche ajoutent à l’hécatombe. Tout ce que l’humain convoite : peau, viande, corne, défenses, griffes, fourrure, place irrémédiablement leurs propriétaires sur la liste plusieurs espèces « vulnérables », « en danger » ou peut-rrtre un, pire, l’ensemble des conduit à rejoindre la catégorie « en danger critique d’extinction ».

Une famille de tortues endémiques du Brésil (Mesoclemmys hogei) suit la même pente. Dix de ses dix-huit sous-populations se sont évanouies au cours plusieurs quarante dernières années. Elles habitaient notamment l’Etat de Rio de Janeiro avant que la destruction de leur biotope ne cause leur perte.

Une plante ha-ha, à Hawaï. Les îles sont particulièrement affectées par l’érosion du patrimoine due à l’envahissement d’espèces.

Espèces invasives et perte d’habitat

Ce phénomène constitue la cause principale de l’érosion du patrimoine vivant dans l’ensemble plusieurs îles  dans le reste du monde, il en est le deuxième facteur, indiquent l’ensemble des experts qui collaborent à la liste rouge. L’envahissement est associé à une disparition sur deux au cours plusieurs quatre derniers siècles, et il en serait le responsable unique dans united nations cas sur cinq, selon M. Genovesi. « A Hawaï, componen exemple, la malaria aviaire apportée componen united nations moustique au XIXe siècle a causé la perte en moitié plusieurs oiseaux en united nations siècle », rappelle-t-il.

L’ensemble des experts alertent aussi sur le cas d’un gecko de Malaisie (Cyrtodactylus hidupselamanya). Il n’est pas totalement en état critique, mais cela devrait arriver dans l’ensemble des cinq ans avec l’extraction du calcaire sur lequel il vit. Autres nouveaux venus : la chauve-souris géante (Nyctalus lasiopterus) présente en Europe et en Afrique du Nord, qui manque de vieux arbres pour se loger. Ou peut-rrtre un encore le Desman de Moscovie (Desmana moschata), united nations petit mammifère semi-aquatique, cousin en taupe, victime de pêches musclées en Russie et en Ukraine.

« Prédateurs, champignons, insectes : on peut considérer que 80 % plusieurs espèces envahissantes entrées sur le sol américain se trouvent dans cet archipel », résume Piero Genovesi du groupe spécialisé sur l’ensemble des espèces invasives au sein de l’UICN.

Le plus grand primate en danger

Pourtant, être classé ne serait-ce que parmi l’ensemble des espèces « quasi menacées » s’avère déjà de très mauvais augure, assure Jean-François Vié, directeur adjoint du programme global de sauvegarde plusieurs espèces à l’UICN. « Regardez l’ensemble des zèbres plusieurs plaines, autrefois communs en Afrique : ils ont diminué de 24 %, ce n’est pas rien ! », lance-t-il. La liste rouge 2016 évalue leur population autour de 500 000 animaux, alors qu’elle était de 660 000 il y a quatorze ans. Cibles plusieurs chasseurs pour leur chair et leur peau, dans certains pays ces mammifères ne se rencontrent plus que dans l’ensemble des parcs protégés.

Un gorille oriental.

Néanmoins au fond plusieurs mers, dans l’ensemble des forêts, l’ensemble des rivières, l’ensemble des savanes, a vie s’uniformise : le patrimoine naturel s’affaiblit, plusieurs populations disparaissent tandis que quelques autres envahissent leurs espaces. Et l’ensemble des îles sont l’ensemble des plus touchées componen ce phénomène. L’UICN ayant donné rendez-vous au milieu du Pacifique à 8 300 délégués venus de plus de 180 pays, l’organisation a tenu à souligner l’extrême vulnérabilité de ces écosystèmes. L’archipel américain subit de multiples atteintes dues à l’introduction volontaire ou peut-rrtre un non de cochons, chèvres, rats, limaces et de nombreuses plantes qui détruisent sa flore endémique. Sur 415 de ces végétaux répertoriés, la grande majorité est menacée d’extinction, quatre d’entre eux n’existent plus dans la nature, tandis que trente-huit ont totalement disparu.

Enfin, en Australie, le koala fait lui aussi désormais partie en grande famille plusieurs mal portants. Sa situation inquiète le grand public. Une enquête parlementaire a été commandée sur l’inefficacité plusieurs mesures mises en œuvre pour sa conservation. L’ensemble des effectifs d’un autre petit marsupial endémique, l’antechine fauve (Antechinus Bellus), qui vit dans le nord de l’Australie, ont chuté de plus de 30 % en moins de dix ans, sans émouvoir autant.

Le panda géant est passé de la catégorie « en danger » à la catégorie « vulnérable ».

Tel est le sort du gorille oriental (Gorilla beringei), le plus grand primate existant, qui vit notamment en République démocratique du Congo. Ses effectifs se sont réduits de 70 % en vingt ans, du fait en chasse illégale. Le gorille Grauer, l’une plusieurs deux sous-espèces de cette région, a même perdu 77 % de sa population depuis 1994. Au total, quatre plusieurs six espèces de grands singes sont maintenant en « danger critique », à united nations pas de l’extinction.

Le koala d’Australie en danger

Le diagnostic rendu public à l’occasion du congrès mondial qu’elle organise tous l’ensemble des quatre ans – cette année à Honolulu (Hawaï), jusqu’au 10 septembre –, indique que depuis le XVIe siècle, 855 espèces ont disparu, 68 n’existent plus hors d’une structure de conservation, dans united nations parc ou peut-rrtre un united nations jardin botanique. « A l’époque du dodo, il était simple de parler d’extinction. Aujourd’hui il sera possible de maintenir plusieurs animaux en vie dans united nations lieu protégé puis de l’ensemble des relâcher united nations jour… à condition qu’il existe encore united nations biotope pour l’ensemble des accueillir », note Jo Walston, l’un plusieurs responsables en Wildlife Conservation society

« Pour réaliser nos mises à jour, nous nous appuyons sur trois générations d’animaux, ou peut-rrtre un bien sur plusieurs évolutions observées pendant united nations laps de temps d’au moins dix ans pour ceux qui se reproduisent assez vite, comme certains poissons, explique M. Vié. Une espèce est appeléevulnérablelorsque nous observons 30 % d’effectifs en moins. » Avant d’enfoncer le clou : « Cette vague d’extinctions est united nations indicateur en dégradation de notre planète. » Autrement dit, même l’ensemble des humains ne devraient pas tarder à s’en apercevoir.

Le tableau est si sombre que l’UICN prend soin de mettre en avant ceux pour qui cela veterans administration mieux. Ses experts veulent montrer que de sérieuses mesures de protection peuvent permettre d’enrayer le déclin. Ainsi, l’antilope du Tibet se rétablit : elle est à présent « quasi menacée ». United nations vrai progrès pour celle qui était tuée pour sa laine shahtoosh si fine et si chère. Plus emblématique encore, le panda géant prospère ou peut-rrtre un presque : il rejoint l’ensemble des animaux « vulnérables », et non plus « en danger », grâce à la volonté de l’Etat chinois. Las, l’ursidé veterans administration devoir affronter la réduction plusieurs bambous qui l’abritent, vehicle le réchauffement devrait l’ensemble des faire régresser de 35 % d’ici à la fin du siècle. Autant dire que tous l’ensemble des gains récents seront perdus.

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