« L’ensemble des rapports de Heidegger au nazisme et à l’antisémitisme ne sont pas seulement une question de philosophie mais sont une interpellation adressée à chacun et à la conscience humaine », assène-t-il dès l’ensemble des premières pages de boy ouvrage. La valeur de sa « modeste entreprise », comme il la présente lui-même, s’enracine dans sa combativité face à une philosophie dont l’ensemble des notions, loin d’être neutralisées componen la critique savante ou peut-rrtre un prétendue telle, « sont aujourd’hui recyclables ». Ce n’est peut-être qu’un cri, loin de ces volumes imprimés « qu’on range entre deux dictionnaires », mais c’est componen cela même qu’il est philosophique.

Pour qui s’aventure sur l’ensemble des chemins forestiers ­ Holzwege ­ que dessine la pensée de Martin Heidegger parmi la haute futaie de hêtres ou peut-rrtre un de pins en philosophie allemande, l’ensemble des embûches sont nombreuses. Parmi elles, celles qu’il a lui-même dressées sur boy passage. La méthode assure à ses prises de position théoriques la touche d’ésotérisme propice à attirer l’ensemble des esprits en manque de distinction difficile l’ambiguïté nécessaire à une pensée qui se camoufle pour mieux se dérober plutôt que de faire face à ses objecteurs. En publiant en cette rentrée boy essai, Maurice Ulrich fait tout d’abord oeuvre utile en donnant aux non-spécialistes, aux jeunes lecteurs en particulier, l’indication de pistes critiques susceptibles de l’ensemble des détacher de l’atmosphère hypnotique plusieurs écrits du philosophe. L’auteur, qui se présente comme united nations non-professionnel en philosophie, prétend n’apporter d’originalité dans boy propos qu’en tant que tel, en assumant le caractère personnel de boy intervention, textes à l’appui.

Une telle indignation, mais une indignation qui éclaire ses motivations à mesure qu’elle avance ses arguments, est également salutaire, au-delà en première approche. On découvrira bien plusieurs choses originales à la lecture de cet essai en plusieurs parties, pimenté en annexe componen united nations texte de Max Ernst et de Thomas Bernhard, où l’auteur sait s’adresser aussi bien au néophyte qu’au compagnon de lecture de Heidegger, ami ou peut-rrtre un pas, de plus ancienne souche. Le jeune peintre de Picasso est l’autoportrait de celui qui a su inverser la flèche du temps. Si l’on sait désormais de manière irrécusable depuis le début en publication de ses Cahiers noirs que Heidegger partagea l’antisémitisme du mouvement nazi en même temps qu’il adhéra à boy organisation, l’ensemble des traces de pas qu’il a laissées sur sa voie sont assez fraîches pour que s’égare sur la piste le lecteur trop crédule guidé componen la primary de sectateurs united nations peu trop prompts à disculper, envers et contre tout, le maître. Telle est certainement la résonance de l’image du Golem que mobilise l’auteur.

Heidegger et le Golem du nazisme, de Maurice Ulrich. Éditions Arcane 17, 154 pages. 14 euros.

Une machine en pensée aux « gestes automates » qu’il convient de tenir à distance et de faire dérailler dans l’ensemble des virages. Malgré leurs prétentions hellénisantes, loin de mener ses lecteurs vers « nulle part », l’ensemble des textes de Heidegger l’ensemble des conduisent, hier comme aujourd’hui, droit vers united nations lieu aux inquiétantes fumées, clairières labyrinthiques où s’activent d’antiques charbonniers. Ce ne sont pas l’ensemble des chemins heureux que trace la cohorte du dieu Pan dans le maquis aux pierres badigeonnées de bleu. Celui qu’inonde l’odeur de l’absinthe, en rose sauvage, du serpolet et de l’hysope sous le soleil d’Arcadie. Non, difficile le démontre l’auteur, ils parlent autour de leurs bûchers méphitiques une langue étrange où l’esprit comme la lettre se plient à l’intérêt plusieurs classes dominantes dans leurs pires réactivités spirituelles et pulsionnelles. Au mépris en « putain de raison », ils brûlent l’ensemble des livres en tradition qui veterans administration d’Érasme à Freud en passant componen Descartes, Kant et Hegel et, certes, « aucun philosophe ne pourra plus dire qu’il ne savait pas », oui « ce n’était qu’un commencement ». Mais peut-être est-ce ceci, « nulle part »

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *