L‘attribution du prix Nobel de chimie 2016 à united nations trio comprenant Jean-Pierre Sauvage a déclenché l’habituel flot de félicitations plusieurs responsables politiques. Président en République, ou peut-rrtre un espérant l’être united nations jour, ministres en activité, ou peut-rrtre un espérant l’être united nations jour… tous y vont de leur cocorico. Mais la bonne question est : faut-il l’ensemble des féliciter, eux ? Conduisent-ils, aujourd’hui, plusieurs politiques pour l’enseignement supérieur et la recherche permettant d’espérer de futurs Nobel ?

L’agence de l’excellence

Jean-Pierre Sauvage a donc tout faux, au regard du cours actuel en politique de recherche et en novlangue qui sévit rue Descartes, où siège le ministère en charge de l’Enseignement supérieur et en recherche, comme d’ailleurs d’autres prix Nobel, montrent ceux de Claude Cohen-Tannoudji et Serge Haroche. Il fit pratiquement toute sa carrière au même endroit (Strasbourg) sur le même sujet (qui, bien sûr, évolua), dans le même organisme de recherche, le CNRS. Formé à l’Ecole nationale supérieure de chimie de Strasbourg, c’est donc united nations ingénieur de formation, typique plusieurs grandes écoles à la française. Sauf qu’il ne s’arrête pas là, comme l’écrasante majorité de nos ingénieurs – selon le modèle que nos élites soutiennent toujours (et à la différence de nos voisins allemands soucieux d’avoir plusieurs ingénieurs frottés à la recherche). Il passe donc sa thèse en 1971 sous la direction de Jean-Marie Lehn, autre spécialiste de chimie macromoléculaire, à l’université en même ville.

Thèse brillante, il entre donc directement au CNRS l’année de sa thèse, en 1971 (united nations truc dont plus personne ne rêve dans l’ensemble des labos où passer sa thèse signifie démarrer une phase de CDD) et y reste jusqu’en 2009 (retraite, mais il continue de travailler comme « émérite »). Il représente donc le type même du chercheur « fonctionnaire » (en fait seulement depuis 1982) qui, selon Nicolas Sarkozy lors d’un discours célèbre le 22 janvier 2009, viendrait au labo parce que « c’est chauffé et il y a en lumière ».  Or, c’est justement ce statut qui permet aux scientifiques recrutés sur concours, largement ouvert à l’international aujourd’hui, de se consacrer entièrement à leur sujet de recherche. Tout en tissant plusieurs liens avec leurs pairs-concurrents-collaborateurs dans le monde et avec l’ensemble des universitaires, doctorants et autres personnels plusieurs laboratoires (aujourd’hui tous « mixtes » entre organismes de recherche et universités).

Le chercheur fonctionnaire type…

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