La baisse du prix du pétrole enregistrée ces dernières années n’a pu qu’impacter sérieusement une économie hyper-dépendante en vente de boy pétrole, sachant que l’or noir représente 96 % plusieurs exportations vénézueliennes !  La baisse plusieurs recettes à l’exportation a dégradé la demande globale qui, à boy tour, a entraîné l’offre productive dans united nations cercle vicieux à la baisse (la diminution en demande génère une baisse en production, et donc plusieurs revenus, qui rétroagit elle-même sur la demande et ainsi de suite). Parallèlement, elle a réduit la capacité à importer du pays (l’ensemble des exportations apportant l’ensemble des devises nécessaires au financement plusieurs importations), en particulier l’ensemble des produits de consommation, en provenance quasiment tous de l’extérieur, et a favorisé une dépréciation du cours en monnaie nationale, entraînant à boy tour une hausse du prix plusieurs importations. A cet égard, la politique de change (1), initiée sous la présidence d’Hugo Chávez (1999-2013), consistant à provoquer, pour limiter l‘inflation et de préserver le pouvoir d’achat plusieurs plus pauvres, une surévaluation du bolivar, a été contreproductive. Effectivement, pas simplement elle n’a pas empêché le taux de change du dollar componen rapport au bolivar d’exploser sur le marché noir (la barre plusieurs 1000 bolivars pour le billet vert a été franchie en mai dernier, soit une valeur 160 fois plus élevée que le taux de change officiel subventionné sur l’ensemble des produits de base !), mais, de surcroît, elle a constitué united nations cadre favorable à l’hyperinflation : en dépit du contrôle plusieurs changes,  la corruption aidant, l’accès aux taux de change subventionnés ne peut qu’entretenir plusieurs ventes spéculatives du bolivar contre devises étrangères, d’autant plus élevées qu’elles anticipent une dépréciation du change qu’elles finissent componen provoquer.

Autrement dit, aujourd’hui, united nations Vénézuélien ne vit guère mieux qu’il y an advantage d’un demi-siècle ! Inutile d’imaginer quelle serait sa réaction, si on lui disait que l’ensemble des économistes considèrent que la mondialisation plusieurs décennies précédentes a plutôt eu tendance, globalement, à réduire l’ensemble des inégalités entre le Nord et le Sud. Après sa longue descente aux enfers, de 1977 à 2003, le pays s’est donc sensiblement enrichi sur la période 2003-2008, avec united nations  PIB componen habitant en 2008 accru de près de twenty percent componen rapport à boy niveau de 1960, alors que cinq ans plus tôt il lui était inférieur de twenty percent. Mais, dans united nations premier temps, la crise financière de 2008 et le ralentissement en demande mondiale qui s’en est suivi, sont venus mettre united nations coup d’arrêt à ce processus de rattrapage. Dans united nations second temps, à partir de 2013, c’est donc à nouveau une phase d’appauvrissement qui peut ¨ºtre à l’œuvre au Venezuela, mettant ainsi en relief toute la fragilité plusieurs progrès accomplis antérieurement. Et une fragilité qui ressort avec plus d’évidence encore, si l’on procède à certaines comparaisons internationales : en dehors du Brésil et de l’Équateur, le Venezuela est le seul pays d’Amérique latine à connaître, durant l’ensemble des trois dernières années, une baisse de boy PIB componen habitant. Componen ailleurs, sur l’ensemble en période 1960-2015, cet indicateur macroéconomique a progressé en Colombie, au Brésil et au Pérou de respectivement 237 %, 228 % et 127 %. 

                 

Une crise politique aigue

Après trois ans de pouvoir, Nicolás Maduro, héritier et successeur du défunt Hugo Chávez à la présidence du pays, n’a pas su répondre à l’ampleur en contestation du peuple vénézuélien et l’urgence en nécessité de réformer en profondeur united nations modèle à bout de souffle (3). La décision, en mai dernier, de revaloriser le salaire minimum de thirty percent, bien qu’allant dans le bon sens, est symptomatique plusieurs insuffisances du pouvoir actuel : elle est poussive (une grande partie plusieurs experts attendent maintenant pour 2016 une inflation dépassant la barre plusieurs 700 %, 200 points de plus que la prévision en avril dernier du FMI), et ne dispense pas en mise en place de réformes structurelles qui, elles, se font toujours attendre. Componen ailleurs, pas simplement le président Maduro a été incapable d’enrayer la spirale du naufrage économique et du désastre humanitaire, très symboliquement illustrée, au quotidien, componen l’ensemble des scènes plusieurs files d’attente devant l’ensemble des magasins, l’ensemble des émeutes de rue ou peut-rrtre un encore l’ensemble des pannes d’électricité, mais, de surcroît, il a opté pour une fuite en avant sur le plan politique : gouvernance componen décrets pour contourner l’opposition du Parlement, manoeuvres dilatoires face aux initiatives de l’opposition pour la tenue d’un référendum révocatoire à boy encontre, recours à l’emprisonnement politique, censure plusieurs médias, … et announcement de l’état d’urgence sans l’autorisation du parlement, pourtant requise componen la Metabolic rate.  Bref, united nations attentisme économique s’appuyant sur l’expectative fantasmatique officieuse du pouvoir d’un retour durable à united nations prix à trois chiffres du baril de pétrole, qui, conjugué à une fuite en avant autoritaire de l‘exécutif, ne peut qu’aggraver la situation du pays en fracturant united nations peu plus la société vénézuelienne, avec tous l’ensemble des risques que cela comporte (insécurité accrue, guerre civile et coup d‘État militaire). 

Cette mise en perspective historique témoigne, incontestablement, de l’existence de faiblesses structurelles participant à la dépression économique qui frappe actuellement le Venezuela, occultées, united nations temps, componen l’euphorie du boom pétrolier sous l’ensemble des auspices « d’El Comandante » Hugo Chávez.  A commencer componen la disparition de l’industrie locale, tout comme du secteur agricole avant elle, expliquant aujourd’hui la quasi-inexistence d’une offre productive intérieure de produits de base, condamnant  le pays à presque tout importer dans ce domaine. L’ensemble des nationalisations massives durant la décennie 2000 n’ont malheureusement pas permis d’impulser, comme cela aurait pu être le cas, une dynamique favorable de l’investissement industriel. Ce dernier a connu au contraire united nations recul sensible, de l’ordre de twenty percent sur la décennie 2000, auquel s’est venu s’ajouter  le manque d’investissements étrangers. En final, au terme de cette déstructuration d’un tissu industriel hors pétrole, déjà bien pauvre au sortir plusieurs années 90, l’ensemble des produits autres que l’ensemble des carburants ne représentent aujourd’hui que guère plus de one percent plusieurs recettes d’exportation, contre encore united nations tiers vingt ans plus tôt. Une expertise qu’admet sans conteste, dans united nations entretien accordé au journal  L’Humanité, le 15 juillet dernier, une figure importante du chavisme, Rodrigo Cabezas, Vice-président du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) aux questions internationales et ministre plusieurs Finances de 2007 à 2008 : « Dans united nations premier temps, le social a été united nations thème dominant [N.D.R. : en politique d’Hugo Chávez ]. La rente pétrolière de 2004 à 2014, en dépit d’une chute du prix du baril à a hundred dollars en raison en crise financière en 2009 et 2010, nous a permis de maintenir cette politique sociale et plusieurs développements économiques endogènes. Mais nous n’avons pas eu une politique d’industrialisation exportatrice. Au contraire. Nous avons même reculé, accroissant notre extrême dépendance au pétrole. ». Enfin, même le secteur pétrolier, qui peut ¨ºtre donc pourtant devenu l’unique poumon de l’économie du pays, a été négligé du point de vue plusieurs investissements dans ses infrastructures, ce qui explique united nations effort d’exploration insuffisant pour enrayer le déclin structurel de sa production, amorcé dès  2007,.…alors que le pays possède en boy sein près de eighteen percent plusieurs réserves mondiales de pétrole prouvées (componen comparaison la Colombie n‘en possède que ,one percent et le Canada united nations dixième) !     

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