L’article « Le Venezuela au bord du précipice » (Humanite.fr, 27/09/2016) ne tient pas compte en gravité de l’offensive impérialiste déstabilisatrice contre l’économie du pays, sa monnaie, ses institutions, ses échanges… La « guerre économique » qu’essuie le Venezuela a plusieurs effets dévastateurs, connus parce que déjà testés contre le président chilien Salvador Allende dans l’ensemble des années 1970. Ceci dit, cela n’exonère pas l’ensemble des dirigeants vénézuéliens de leurs erreurs, de leurs tâtonnements, de leurs errements.

Il sera cependant difficile de répondre à united nations point de vue qui considère que l’ensemble des Vénézuéliens vivent moins bien qu’il y a 50 ans. Yves Besançon a le droit de le penser, de tenter de le démontrer, en s’appuyant essentiellement sur plusieurs données du FMI et de l’opposition. C’est ce que font généralement Libération, Le Monde, Le Figaro, etc. Ce qu’ils ont fait pensant 50 ans sur Cuba, passée du statut d’enfer à celui aujourd’hui de paradis… touristique. L’ensemble des arguments biaisés ne sont jamais pavés de bonnes intentions. Communistes, nous sommes internationalistes, solidaires de tous l’ensemble des processus d’émancipation, une solidarité fidèle, mais critique et lucide. Pas united nations tribunal. Ne soyons pas dupes, et ne cautionnons pas plusieurs points de vue, qui au-delà plusieurs bonnes intentions, certainement, relèvent dans l’ensemble des faits en pensée unique.

Aucun ami du Venezuela ne nie l’ampleur en crise que traverse le pays, pas plus que ses conséquences pour la population. Mais écrire seulement à charge revient à aboyer avec l’ensemble des loups. Parler de « crise humanitaire », c’est, qu’on le veuille ou peut-rrtre un non, préparer le terrain à une « ingérence humanitaire », dont on sait de quel bois elles sont faites.

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