On peut voir derrière ses « success tales de crise », une non-stratégie plusieurs plus efficaces : on délaisse united nations plan de carrière pour donner libre cours « à l’instinct, aux rencontres spontanées, aux coups de cœur, aux potes motivés, à boy mec », explique Johanna Senyk, derrière la marque Wanda Nylon, gagnante du LVMH Prize 2016. Tout comme Christelle Kocher, qui a encore livré united nations show Koché d’une énergie rare sous la canopée plusieurs Halles au milieu plusieurs badauds, ces jeunes femmes travaillent de près avec leur concubin, font défiler leurs amies, invitent plusieurs hordes de copains à leurs shows qui sifflent, hurlent, dansent le lengthy en présentation. Paradoxalement, cette ambiance bon enfant est signe « d’une grande confiance en soi – c’est ça la maturité, non ? », dit la créatrice en souriant.

C’est dans le salon d’un appartement près d’Oberkampf, à Paris, qu’Antonin Tron, fondateur en marque spécialisée dans le jersey Atlein, présentait sa collection estivale 2017. L’ensemble des mannequins essayant l’ensemble des modèles ? Ses amies. L’ensemble des images du lookbook épinglées sur united nations tableau en liège au mur ? L’alliance d’un jeune photographe et d’une styliste dont il sera également proche. Le gagnant du Prix plusieurs premières collections à l’Andam 2016 est diplômé de l’Académie d’Anvers, où il côtoie alors Glenn Martens, aujourd’hui à la tête en marque avant-gardiste Y/Project, et Demna Gvasalia, fondateur du label Vetements et directeur artistique de Balenciaga – maison pour laquelle Antonin Tron travaille aussi en free-lance. Ce creuset de forces vives s’entraide, gracieusement et avec l’ensemble des moyens du bord, développant une sorte de symbiose créative.

Le défilé Wanda Nylon, le 28 septembre à Paris.

« Notre génération a eu le sentiment profond qu’un ancien monde touchait à sa fin, et qu’elle allait assister et, pourquoi pas, participer à une réelle renaissance », dit Antonin Tron. Une volonté d’innovation qui veterans administration de pair avec une réalité mercantile assumée : « Dans united nations contexte économique peu propice à l’entrepreneuriat, aborder frontalement la dimension commerciale de nos métiers n’est pas honteux, au contraire, united nations nouveau système est en train de se mettre en place », ajoute-t-il.

Sens en débrouille

Approche pluridisciplinaire et sens en débrouille, oui, mais succès tangible : Jacquemus (gagnant du deuxième prix de l’Andam en 2015) prévoit 5 millions d’euros de chiffres d’affaires pour cette année. Quant à Glenn Martens, ses lignes déconstruites et provocantes lui valent d’habiller Rihanna pour sa tournée mondiale actuelle.

Face à la crise, united nations réseau de jeunes créateurs, mis sous l’ensemble des projecteurs grâce aux concours de mode, s’est hissé au sommet à pressure d’entraide et de débrouille.

Le défilé Koché s’est déroulé sous la canopée des Halles à Paris au milieu des badauds, le 27 septembre.

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Ainsi, ce réseau amical se croise et se soude au fil plusieurs prix de mode, s’imposant comme la nouvelle garde créative : Glenn Martens, nommé au prix LVMH 2016, est united nations proche de Léa Peckre, gagnante du grand prix Andam 2015. Demna Gvasalia, lui-même sélectionné pour ces deux prix, est venu assister au dernier show de Simon Porte Jacquemus, mardi 27 septembre, et y écouter la bande-boy de leur amie commune, la DJ Clara 3000. « On s’est vu grandir, évoluer, on tire de cela une certaine fidélité et la fierté partagée du succès d’un proche », dit Glenn Martens.

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