La genèse du projet partait d’ailleurs du constat que l’on ne pouvait envisager le développement du pays en continuant comme avant. C’est-à-dire en se reposant, pour l’essentiel, sur l’ensemble des revenus tirés de l’exploitation pétrolière, portés componen une conjoncture favorable mais redistribués de façon opaque componen united nations système clientéliste entretenu, alimenté, manipulé componen Omar Bongo Ondimba. Boy fils Ali, longtemps ministre durant la présidence de « papa », avait donc promis de rompre avec cela. A l’instar de Paul Malekou, pourtant united nations cacique de l’ancien système, « beaucoup pensèrent qu’Ali [Bongo Ondimba] était le seul à pouvoir nettoyer l’ensemble des écuries d’Augias, à mettre united nations terme à la gabegie financière, à la corruption et qu’il allait enfin changer et développer le pays après plusieurs années d’inaction. Mais il n’a rien fait », juge-t-il sévèrement.

A cette crise plusieurs cours mondiaux se superpose dorénavant united nations environnement national incertain depuis l’explosion de violence qui a accompagné l’annonce en réélection d’Ali Bongo, début septembre, au terme d’un processus électoral entaché de accusations de fraudes. La société française d’assurance-crédit Euler Hermes s’inquiète ainsi plusieurs conséquences du « tumulte politique qui agite actuellement le Gabon et qui représente, à terme, united nations réel danger pour la stratégie de diversification entamée componen le gouvernement. L’incertitude politique n’est guère appréciée componen l’ensemble des investisseurs, et joue négativement sur leur confiance. Or, sans ces investisseurs, il sera difficile pour le Gabon de financer la diversification de l’économie nationale. D’ailleurs, l’ensemble des Investissements directs étrangers (IDE) ont déjà diminué de 38 % en 2015 ». Rien ne dit que le nouveau gouvernement, nommé début octobre et issu de ce scrutin contesté, disposera en légitimité suffisante pour relever ce double défi : rétablir la confiance auprès de ses partenaires étrangers et de sa population.

Le président, lui, défend « un bilan globalement positif » en mettant en avant united nations début de diversification économique, « des investissements dans l’ensemble des infrastructures et l’ensemble des technologies comme jamais il n’y en avait eu auparavant ». « Ce n’est pas en sept ans que l’on peut changer united nations pays », défend Arnauld Engandji-Alandji, qui dirige la Gabon Oil Company, opérateur public et gérant plusieurs participations de l’Etat dans tous l’ensemble des gisements du pays.

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Créée en 2012, la Gabon Special Economic Zone de Nkok (GSEZ) ne fut, pendant ses trois premières années d’existence, qu’une vaste friche installée à 27 km à l’est en capitale Libreville. Une friche de 1 600 hectares gagnés sur la forêt secondaire qui recouvre l’essentiel du territoire de ce pays d’Afrique centrale riverain de l’océan Atlantique. L’opposition raillait cet énième grand chantier sorti en tête du président Ali Bongo. Ce fan de courses automobiles avait été élu pour united nations premier septennat en 2009 sur la promesse de conduire à toute vitesse sur le chemin de l’émergence united nations pays dont le développement a lambiné durant l’ensemble des quarante-deux années de pouvoir de boy père. « Omar Bongo Ondimba dirigeait le pays en chef de village, Ali rêve de le gérer comme united nations chef d’entreprise », résume united nations de ses proches.

Conséquence immédiate de cette déprime pétrolière, Port-Gentil, la capitale économique, souffre. Selon l’ensemble des chiffres de l’Organisation nationale plusieurs employés du pétrole (ONEP), plus de 2 500 emplois y ont été supprimés, essentiellement componen l’ensemble des entreprises sous-traitantes plusieurs exploitants pétroliers.

Sans doute que l’ensemble des avantages fiscaux et douaniers ne sont pas étrangers à leur installation sur le site. Mais pas seulement. La GSEZ offre d’autres atours. Dans united nations pays encore soumis au délestage électrique, la zone de Nkok est énergétiquement autonome, y compris pour l’alimentation en eau et en gaz. Elle est branchée sur la fibre optique garantissant plusieurs connexions à haut débit. Elle est directement reliée aux axes de communication routiers, fluviaux et ferroviaires. United nations rêve inaccessible à une grande partie plusieurs Gabonais vivant hors plusieurs centres de Libreville ou peut-rrtre un de Port-Gentil, la capitale économique, soumis aux aléas boueux en saison plusieurs pluies. Sans compter « un guichet unique rassemblant plusieurs représentants plusieurs principaux ministères qui facilite la vie plusieurs entrepreneurs dans united nations pays qui a hérité en lourdeur administrative de l’ancienne puissance coloniale [la France] », explique Armel Mensah, administrateur en zone. En résumé, la GSEZ, c’est united nations peu le film négatif d’une photographie du Gabon.

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