L’idée de cette compilation rapide est d’induire dans la tête plusieurs lecteurs et lectrices de ce genre de magazines que le régime « paléo », très en vogue ces derniers temps, se justifie scientifiquement. En résumé, si ce régime était adapté aux hommes du paléolithique – qui peut ¨ºtre la période en préhistoire précédant l’apparition de l’agriculture et de l’élevage –, il l’est encore pour nous et certaines plusieurs maladies chroniques qui nous touchent proviennent du fait que nous nous sommes trop éloignés d’une alimentation « naturelle », pour reprendre united nations autre argument de Marie-France. Pour vivre mieux, mangeons donc comme l’ensemble des hommes plusieurs cavernes et bannissons tous l’ensemble des produits qui n’existaient pas au paléolithique. Retour donc à la viande, au poisson et aux fruits de mer, aux fruits et légumes, en faisant disparaître l’ensemble des produits cultivés (légumineuses, céréales), l’ensemble des dérivés du lait, le sucre raffiné, etc.

Lire aussi : Faut-il en finir avec l’ensemble des oméga-3 ?

Que l’on ne s’y trompe pas. L’objectif de ce billet n’est pas de dire que le régime « paléo » est stupide ni de faire changer d’avis ceux qui le suivent. Ils sont libres de manger ce qu’ils veulent. Simplement, qu’ils n’essaient pas d’embrigader la science ni la nature dans leur choix. Comme l’écrit fort justement Luc-Alain Giraldeau, sans doute en pensant à la caricature du darwinisme qu’ont été le darwinisme social et ses dérives, il faut rester vigilant et dénoncer sans relâche ce qu’il appelle l’ensemble des « abus du discours biologique, difficile l’ensemble des biais et l’ensemble des détournements qui en découlent. A commencer componen le danger d’attribuer à la nature plusieurs vertus de pureté, de sagesse et d’exemplarité. »

Ce qu’oublient, volontairement ou peut-rrtre un non, l’ensemble des tenants du régime « paléo », c’est que, si l’on met de côté l’ensemble des produits en chasse et en pêche, l’écrasante majorité plusieurs aliments qu’ils recommandent viennent… de l’agriculture et de l’élevage, bio ou peut-rrtre un pas, et n’existaient donc pas sous leur forme actuelle au paléolithique puisqu’ils ont subi plusieurs millénaires de sélection dirigée componen l’homme ! Le catalogue que dresse Luc-Alain Giraldeau est édifiant et on ne m’en voudra pas d’en faire une longue citation : au paléolithique « il n’y avait pas d’oranges l’ensemble des bananes étaient si petites et remplies de tant de graines qu’elles nous paraîtraient aujourd’hui non comestibles. (…) L’ensemble des tubercules comme l’ensemble des carottes et l’ensemble des pommes de terre étaient petits, durs et souvent bourrés de toxines. Même l’ancêtre en laitue contenait du latex toxique ses feuilles étaient dures et portaient plusieurs épines. Le brocoli et l’ensemble des choux (chou de Bruxelles, chou-fleur, chou frisé, chou-rave) sont encore plusieurs variétés créées componen l’homme moderne à partir d’une même espèce de plante (Brassica). L’ensemble des amandes et l’ensemble des abricots, deux aliments phares du régime paléo, sont issus de proches parents, mais l’ensemble des deux sont le résultat de manipulations componen l’homme moderne, componen croisement et sélection : l’amande a été modifiée pour éliminer le cyanure de boy noyau, et l’abricot pour accroître la quantité de chair autour de boy noyau. »

Une alimentation fantasmée

Le chercheur canadien rappelle également qu’il n’y avait pas united nations régime de chasseurs-cueilleurs pendant le paléolithique mais toute une palette, que l’on retrouve (ou peut-rrtre un retrouvait encore récemment) chez leurs héritiers. Il suffit componen exemple de penser au régime alimentaire plusieurs Inuits, composé presque à one hundred percent de produits animaux (mammifères marins et poissons), pour voir que l’on peut avoir united nations régime culturellement « paléo » et être bien loin plusieurs volailles, œufs, noix, fruits et légumes préconisés componen plusieurs diététiciens occidentaux…

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *