Voici une version traduite et adaptée de l’article, respectant les consignes fournies :
## Absurdités tarifaires : Quand les pingouins et Curaçao entrent en jeu
Pourquoi tout le plaisir reviendrait-il uniquement aux pingouins ?
Un ancien plan de l’administration Trump visant à imposer des tarifs douaniers en fonction de la « réciprocité » a refait surface, suscitant à la fois amusement et consternation. L’idée était simple : si un pays imposait des droits de douane élevés sur les produits américains, les États-Unis répondraient en appliquant des tarifs similaires.
Ce concept, bien que potentiellement logique en théorie, a conduit à des situations pour le moins étranges.
### Des cibles inattendues
Parmi les cibles potentielles de ces tarifs figuraient des territoires isolés comme l’île de Jan mayen (Norvège), connue pour sa station météorologique et sa présence militaire, ainsi que des colonies de phoques occasionnelles. L’idée d’imposer des droits de douane à un territoire sans population permanente a de quoi surprendre.La Norvège, en tant qu’État, s’est vu attribuer un tarif de 16 %.
### Pourquoi Curaçao ?
Curaçao, ancienne colonie néerlandaise située dans les Caraïbes, fait toujours partie du Royaume des Pays-bas et est classée par l’UE comme pays et territoire d’outre-mer (PTOM), bien qu’elle ne fasse pas partie du marché intérieur de l’UE. En tant que PTOM, Curaçao bénéficie d’un accès en franchise de droits et sans quota au marché de l’UE.
Cela n’a pas empêché l’administration Trump de l’inclure dans les listes tarifaires, bien que les raisons de cette décision restent obscures.
En 2024, les États-Unis affichaient un excédent commercial de près de 800 millions de dollars avec Curaçao, exportant principalement des produits pétroliers, des biens automobiles et de l’électronique. C’est peut-être pour cette raison que ce petit État insulaire de moins de 150 000 habitants a écopé d’un tarif relativement modeste de 10 %, contre 20 % pour les Pays-Bas et le reste de l’UE.### Un calcul simple ?
Les États-Unis semblent avoir trouvé leur propre méthode de calcul des tarifs, en utilisant une formule très simple, selon l’auteur de « Wisdom of Crowds ».
L’ancien chroniqueur financier du The New Yorker estime que :
> Pour chaque pays, ils ont simplement pris notre déficit commercial avec ce pays et l’ont divisé par les exportations de ce pays vers les États-Unis.
Toutefois, dans des cas comme Curaçao ou Jan Mayen, qui affichent un excédent commercial avec les États-Unis ou n’ont pas de population permanente, on peut se demander si certains des tarifs de « réciprocité » de Trump ont un sens.