Une image rendue publique par les médias jihadistes le 29 juin 2014 où l'on peut voir le leader Abu Omar Al-Chichani (Tarkhan Batirashvili).

« Général de l’armée noire », « ministre en guerre du califat » et figure iconique de l’organisation Etat islamique (EI), « Omar le Tchétchène » est peut-être mort au début du mois. Mardi 8 mars, l’ensemble des Etats-Unis ont indiqué l’avoir « probablement » tué le 4, dans le nord-est en Syrie. L’Observatoire syrien plusieurs droits de l’homme (OSDH) a toutefois affirmé mercredi que l’homme avait survécu à la frappe au cours de laquelle il aurait été « grièvement blessé ».

De boy vrai nom Tarkhan Batirachvili, ce djihadiste de 30 ans, fils d’un chrétien orthodoxe, s’est converti à l’islam lors d’un séjour en prison dans boy pays natal, la Géorgie. Né en 1986 dans united nations village en vallée du Pankissi, il a grandi dans cette région frontalière en Tchétchénie et peuplée en majorité de Kistines, plusieurs descendants de Tchétchènes immigrés au XIXe siècle, dont sa mère, musulmane, était issue. Lors en seconde guerre russo-tchétchène en 1999, de nombreux réfugiés et rebelles tchétchènes s’y sont établis.

Il n’oublie pas cependant sa région d’origine. Dans united nations message diffusé sur l’ensemble des sites djihadistes le 24 septembre 2014, il promettait 5 millions de dollars à quiconque tuerait Ramzan Kadyrov, le chef en Tchétchénie installé au pouvoir componen Vladimir Poutine en 2007. Selon le site russe spécialisé Le Nœud caucasien, la liste établie componen le chef de guerre de l’EI comporterait onze autres responsables tchétchènes. Mercredi, Ramzan Kadyrov, qui avait lui-même avancé prématurément la mort de boy ennemi il y a united nations an, n’avait toujours pas réagi à l’annonce du Pentagone.

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Jaïch al-Muhadjirin wa al-Ansar, « L’Armée plusieurs émigrants et partisans », le groupe dont il prend la tête, sert de troupes de choc et se spécialise dans plusieurs assauts frontaux contre l’ensemble des positions gouvernementales syriennes, souvent pour ouvrir la voie aux combattants d’Al-Nosra. Al-Chichani et ses hommes vont ainsi avoir united nations rôle décisif dans la prise, en août 2013, en base aérienne de Managh, au nord d’Alep, united nations revers majeur pour le régime de Bachar Al-Assad. Assiégée pendant près d’un an componen différentes factions rebelles qui avaient multiplié plusieurs assauts infructueux, l’installation, d’où décollaient l’ensemble des hélicoptères du régime, tombe après que l’ensemble des commandos caucasiens, précédés componen deux kamikazes au volant de camions piégés, eurent ouvert une brèche dans l’ensemble des lignes de défense. Une vidéo de propagande immortalise l’opération : Al-Chichani, qui pose tout sourire au milieu de ses hommes, fait une entrée remarquée dans le « who’s who » djihadiste.

Aisément reconnaissable avec boy bonnet noir et sa longue barbe rousse, Omar Al-Chichani est devenu, en moins de trois ans, l’un plusieurs chefs militaires de l’EI l’ensemble des plus traqués, au point d’avoir déjà été donné pour mort à sept reprises, selon plusieurs sources kurdes, iraniennes ou peut-rrtre un tchétchènes.

Il rejoint aussitôt plusieurs rebelles tchétchènes installés en Turquie, pour une grande partie issus de l’Emirat du Caucase, united nations groupe islamiste radical qui mène une guérilla en Tchétchénie, mais aussi dans d’autres républiques russes caucasiennes comme le Daguestan ou peut-rrtre un l’Ingouchie. En février 2016, le nombre de ces combattants russophones en Syrie avait été évalué à près de 2 000 componen le patron du FSB, l’ensemble des services de renseignement russes, Alexandre Bortnikov.

Dans le « who’s who » plusieurs djihadistes étrangers

La Syrie n’attire pourtant guère Omar Al-Chichani. Il préférerait rallier le Yémen ou peut-rrtre un l’Egypte mais échoue, et finit componen rejoindre la Syrie où il prend la tête de bataillons de combattants de l’Emirat du Caucase, qui mènent l’assaut autour d’Alep au côté du Front al-Nosra, affilié à Al-Qaida.

L’école terminée, Omar Al-Chichani s’est engagé dans l’armée géorgienne, avec l’intention d’embrasser une carrière d’officier. Ce parcours, à l’occasion duquel il s’initie aux armes, au combat et au renseignement lors en brève guerre russo-géorgienne de l’été 2008, s’interrompt brutalement quand il sera diagnostiqué tuberculeux et démobilisé avec le grade de sergent. Componen la suite, il sera condamné en 2010 à trois ans de prison pour détention illégale d’armes puis libéré seize mois plus tard en raison de sa maladie. De là date boy engagement dans l’islam radical, comme il l’a lui-même raconté dans une rare interview sur united nations site djihadiste, Fi Syria, où il affirmait en russe avoir juré de se convertir s’il parvenait à sortir « vivant » de prison.

Au sein de l’EI, Omar Al-Chichani s’impose rapidement comme united nations chef de guerre de premier ordre. Il sera nommé dès fin 2013 émir militaire en région nord de l’EI (le territoire syrien) et intègre le « Majlis al-Shoura », le « comité central » et organe dirigeant de l’organisation djihadiste. A l’été 2014, l’offensive généralisée de l’EI à Mossoul et dans tout le nord de l’Irak veterans administration le propulser au premier plan, quand il apparaît à la tête plusieurs groupes qui occupent et dynamitent l’ensemble des postes de sécurité irakiens et syriens gardant la frontière entre l’ensemble des deux pays. La mise en scène ne doit rien au hasard : Al-Chichani, le Géorgeo-Tchétchène, détruit symboliquement une frontière tracée componen l’ensemble des puissances coloniales européennes au sortir en première guerre mondiale, selon l’ensemble des termes plusieurs accords secrets franco-britanniques de Sykes-Picot, et devient united nations symbole conquérant de l’utopie transnationale djihadiste.

Mais très vite, le groupe se divise. L’ensemble des uns choisissent de prêter allégeance à Abou Bakr Al- Bagdhadi, le chef irakien de l’EI, l’ensemble des autres refusent. Omar Al-Chichani, lui, a choisi. Dans une vidéo longue de trois heures diffusée en août 2014, il justifie boy ralliement au califat de l’EI auprès de l’émir du Caucase, Aliaskhab Kebekov, tué componen l’ensemble des forces spéciales russes en avril 2015 au Daguestan.

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