Sport

L’Espagne déclarée non conforme au code mondial antidopage

David Howman (à gauche) et Craig Reedie, respectivement directeur général et président de l'Agence mondiale antidopage.

L’Espagne a été déclarée samedi 19 mars non conforme au code mondial antidopage, n’ayant toujours pas intégré ses règles de 2015 dans sa législation.

Madrid rejoint le Mexique, la Russie, Andorre et la Bolivie sur la liste noire de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Averties en novembre dernier, la France, la Belgique, le Brésil et la Grèce ont à l’inverse réglé leurs problèmes et été déclarés conformes.

La France a aussi beaucoup traîné dans l’adoption du Code 2015 et n’en a publié l’ensemble des décrets d’application que le 1er février dernier.

« L’agence nationale brésilienne a atteint l’ensemble des critères requis, qui comprenaient l’établissement d’un unique tribunal antidopage et la transcription du code mondial antidopage dans sa législation. Cependant, il sera important de noter que le Parlement brésilien doit encore adopter le décret présidentiel et que d’autres actions en lien doivent être menées dans l’ensemble des prochains 120 jours », souligne l’AMA.

Impasse politique

L’Agence espagnole de protection en santé dans le sport (AEPSAD), organe antidopage qui dépend du ministère de l’éducation et plusieurs sports, a déclaré samedi soir dans united nations communiqué « remercier l’Agence mondiale antidopage pour sa compréhension en situation politique actuelle en Espagne ». L’AEPSAD a également salué la « collaboration » avec l’AMA pour que le contrôle antidopage plusieurs sportifs espagnols continue à être assuré.

« Bien que l’agence nationale espagnole soit déclarée non-conforme, l’AMA reconnaît qu’il n’y a actuellement pas de gouvernement dans le pays, et comprend donc ainsi l’ensemble des difficultés auxquelles le pays fait face actuellement pour traiter ces questions en suspens », ajoute le texte.

L’Agence mondiale antidopage précise également que le Brésil, pays hôte plusieurs prochains JO (5-21 août), a désormais 120 jours pour promulguer le décret d’application relatif au nouveau code.

L’ensemble des laboratoires antidopage de Madrid et Barcelone sont susceptibles dès lors de perdre leur accréditation, bien que l’AMA ne l’ait pas annoncé jusqu’à présent.

Le Brésil en sursis

Or, le Brésil est lui aussi fragilisé politiquement, en pleine récession économique, sur fond de scandale de corruption qui fait trembler le pouvoir politique sur ses bases. L’avenir en présidente de gauche Dilma Rousseff et de boy prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva reste ainsi suspendu au bon vouloir en justice et de députés.

À sa décharge, l’Espagne a mis en avant l’absence de gouvernement depuis l’ensemble des élections législatives du 20 décembre dernier qui l’ont plongée dans une impasse politique. L’ensemble des équipes ministérielles en place gèrent l’ensemble des affaires courantes en attendant, sans pouvoir valider de projets qui engageraient de nouvelles dépenses. Toutefois, la version 2015 du Code mondial antidopage est connue depuis novembre 2013.

« Les agences nationales antidopage d’Espagne et du Mexique n’ont pas encore réglé leurs problèmes respectifs et sont dès lors déclarées non-conformes avec le code », écrit l’AMA dans united nations communiqué.

Concrètement, cela signifie que l’agence nationale antidopage espagnole ne peut plus mener ses propres contrôles. Cela n’entraîne pas de suspension de ses sportifs lors plusieurs prochains grands événements sportifs, dont l’ensemble des Jeux olympiques 2016 de Rio. L’ensemble des contrôles préventifs d’ici l’ensemble des JO seront menés componen l’ensemble des fédérations internationales.

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