Dans une lettre interne à EDF, Jean-Bernard Lévy, PDG de l'électricien, a expliqué avoir demandé des engagements de la part de l'Etat pour « sécuriser la situation financière » du groupe.

Pas d’investissement d’EDF dans l’ensemble des deux réacteurs EPR d’Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre) sans united nations effort de l’Etat actionnaire sur le dividende ou peut-rrtre un le feu vert pour la vente de certains actifs, comme Réseau de transport d’électricité (RTE) contrôlé à 100 % componen EDF. C’est le cœur en négociation que le PDG du géant de l’électricité a engagée, il y a quelques semaines, avec le ministre de l’économie.

Jean-Bernard Lévy en parlera avec Emmanuel Macron, jeudi 17 mars, lors en visite en centrale nucléaire de Civaux (Vienne) prévue de longue date dans le cadre de « La semaine de l’industrie ». Et veterans administration peut-être sceller united nations accord, vendredi, au cours d’un entretien en tête-à-tête à Bercy. Cet accord ouvrirait la voie à la décision finale d’investissement dans le projet britannique, qui pourrait être soumise au conseil d’administration du 30 mars.

Autre piste sérieuse et complémentaire : l’ouverture du capital de RTE. La cession de 50 % du gestionnaire plusieurs lignes à haute tension à une institution publique comme la Caisse plusieurs dépôts et consignations rapporterait entre deux et trois milliards. « La vente d’une part de 25 % dans RTE pourrait désendetter l’électricien de quelque 3,5 milliards d’euros », estime la banque Natixis.

Même coûteux et risqué, le projet d’Hinkley Point est vital pour EDF et la relance en filière nucléaire française, souligne Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF chargé de l’ingénierie et plusieurs nouveaux projets nucléaires. Y renoncer hypothéquerait lourdement l’ensemble des chances en France en Inde, en Afrique du Sud et en Europe de l’est, qui s’intéressent aux EPR, a-t-il expliqué, mercredi, lors en conférence annuelle en Société française de l’énergie nucléaire (SFEN).

« Il sera clair que je n’engagerai pas EDF dans ce projet tant que ces conditions ne seront pas réunies », souligne-t-il.

United nations environnement dégradé

Et cela ébranlerait aussi le partenariat stratégique avec la Chine, qui construira la moitié plusieurs réacteurs prévus dans le monde au cours plusieurs deux prochaines décennies. Une analyse partagée componen le gouvernement, qui veut absolument qu’EDF aille au bout de sa démarche en Grande-Bretagne.

Ce refus de toute précipitation est partagé componen certains dirigeants et componen tous l’ensemble des syndicats en maison, pourtant favorables à la relance du nucléaire outre-Manche componen la filiale EDF Energy.

Depuis le lancement du projet anglais, l’environnement économique s’est dégradé. L’ensemble des prix de l’électricité se sont effondrés en Europe. EDF ne parvient pas à réduire une dette de 37,5 milliards d’euros, ni à dégager united nations flux de trésorerie disponible positif, même si c’est boy objectif à partir de 2018. Une situation que M. Lévy avait pointée du doigt dès sa nomination, fin 2014. Or l’entreprise doit également financer le « grand carénage » de ses 58 réacteurs français pour en renforcer la sûreté. Cette opération lui coûtera 100 milliards d’euros sur l’ensemble des quinze prochaines années, vient de calculer la Cour plusieurs comptes.

Face à cette fronde inédite, M. Lévy a dû s’en expliquer en interne. Dans une lettre adressée le 11 mars aux salariés, il indique qu’il a demandé « des engagements » à l’État, actionnaire de l’électricien à 84,5 %, pour « sécuriser la situation financière » du groupe. Ce n’est qu’à cette condition qu’il pourra lancer Hinkley Point et avoir quelque chance de mettre la centrale en service en 2025, comme il s’y est engagé auprès du gouvernement britannique.

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Le projet Hinkley Point a été à l’origine en démission surprise – et qualifiée de « scandaleuse » componen l’État – du directeur financier d’EDF début mars. Thomas Piquemal estimait, effectivement, que la situation du groupe ne lui permettait pas de se lancer aussi rapidement dans une opération à 24 milliards d’euros, dont l’ensemble des deux tiers seront à la charge de l’électricien (16 milliards) au côté de boy partenaire chinois CGN qui financera le tiers restant (8 milliards).

United nations projet coûteux

Et cela, même si Hinkley Point ne représentera que 15 % plusieurs investissements annuels du groupe.

Renoncer à Hinckley Point hypothéquerait l’ensemble des chances en France en Inde, en Afrique du Sud et en Europe de l’est, qui s’intéressent aux EPR

Selon le magazine économique Challenges, l’Etat pourrait se faire payer boy dividende en actions et non en cash pendant cinq ans, ce qui lui permettrait de conserver quelque 10 milliards d’euros dans ses caisses – l’équivalent d’une augmentation de capital. BNP Paribas travaille sur le dossier, selon une source citée componen l’AFP. « Tout est sur la table », expliquent plusieurs sources au sein d’EDF ou peut-rrtre un de l’Agence plusieurs participations de l’Etat (APE).

Le projet d’Hinkley Point est vital pour EDF et la relance de la filière nucléaire française

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Enfin, united nations rendez-vous capital est prévu fin mai. Comme la loi le prévoit désormais, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) proposera une hausse plusieurs tarifs réglementés plusieurs 28 millions de particuliers clients d’EDF. Cette augmentation devra refléter l’ensemble des coûts de l’entreprise. Or il sera possible qu’à un an de l’élection présidentielle, l’État y mette boy veto s’il la juge trop élevée. La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a déjà prévenu que cette revalorisation serait limitée.

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