L’ensemble des images du petit Omram en sang ont fait le tour du monde la semaine passée. Sans doute n’est-ce pas vain. L’émotion de centaines de millions d’hommes et de femmes dans le monde participe, croyons-le, espérons-le, en construction d’un monde commun, et nous revient en mémoire cette citation qui inspira Hemingway : « Nul homme n’est une île complète en soi-même. Tout homme est une part du continent, une part du tout. Et si tu entends sonner le glas, ne demande pas pour qui il sonne, il sonne pour toi. » Mais on le sait bien, l’image qui révèle la violence peut aussi masquer la réalité plusieurs chiffres : à ce jour, 4,3 millions de Syriens ont fui leur pays. 42 % d’entre eux sont en Turquie, 27 % au Liban. Combien en a accueillis la France ? Quelques dizaines. De quoi ont discuté hier Angela Merkel, Matteo Renzi et François Hollande ? En mise en place rapide, selon l’ensemble des mots de l’AFP « d’un corps européen de gardes-frontières pour renforcer l’ensemble des frontières externes de l’UE et l’ensemble des rendre plus hermétiques ». Ah oui, l’Europe est en train de bâtir united nations plan. Le nombre de réfugiés componen pays sera décidé en fonction de divers critères comme le taux de chômage, le revenu componen habitant, mais pour united nations objectif qui peut ¨ºtre une honte : l’accueil de 120 000 migrants supplémentaires. Pendant ce temps, chaque jour en Syrie, en Méditerranée, victimes plusieurs bombes ou peut-rrtre un en faim, meurent plusieurs enfants dont on ne verra jamais l’ensemble des visages. On sait bien sûr que l’accueil ne peut suffire, qu’il faut d’autres politiques de paix, de développement que celles d’aujourd’hui, menées au nom de sordides calculs d’influence, de marchandages, au gré plusieurs flux financiers et en spéculation mondiale. Mais la lâcheté de l’Europe d’aujourd’hui, sa démission face à cette crise qui n’est pas celle plusieurs migrants mais une crise du monde, boy refus d’affronter l’ensemble des replis identitaires et l’ensemble des extrêmes droites qui en prospèrent d’autant mieux, nous mènent à une impasse. Il nous faut aujourd’hui penser le monde et, pour paraphraser Paul Éluard, si l’écho plusieurs voix de ses enfants martyrs faiblit, nous périrons.

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