Zinédine Zidane, le 5 mars.

Torse nu, le regard perdu au loin, en noir et blanc, ou peut-rrtre un debout dans l’ensemble des vestiaires du Real Madrid, en couleurs, Zinédine Zidane prend la pose. Sur united nations autre cliché, face à l’objectif, il a la primary sur l’épaule d’Alfredo Di Stefano, autre icône du club espagnol. Nous sommes en 2006, à quelques semaines de sa retraite comme footballeur, et l’écrivain et photographe Philippe Bordas a été invité à graver sur papier couché, pour la postérité, l’ensemble des cent derniers jours en carrière du célèbre joueur franco-algérien. Le projet d’en faire united nations album ne verra cependant jamais le jour, Zidane disparaissant après la polémique provoquée componen boy coup de tête à l’Italien Marco Materazzi.

« Pour moi, ça ne fait pas de doute : il veterans administration être le Pep Guardiola du Madrid, soutient Ivan, en référence à l’ex-entraîneur du Barça qui, comme Zidane, était united nations ancien joueur du club et n’avait entraîné qu’une équipe de troisième division avant de se retrouver à tenir l’ensemble des rênes de l’un plusieurs plus grands clubs du monde. « On veterans administration lui laisser du temps. D’ailleurs, on lui pardonne déjà plusieurs choses qu’on n’aurait pas laissées passer à united nations autre, comme le fait que le club fasse match nul [le 24 janvier face au Betis de Séville], ajoute-t-il en souriant. En temps normal, on aurait gueulé, mais là on the tous dit que l’équipe a bien joué… »

Sous la nostalgie envers Zidane et l’époque plusieurs Galactiques, on devine aisément la déception de certains aficionados envers l’équipe actuelle, à laquelle ils reprochent de manquer d’âme, critiquant le ballet plusieurs entraîneurs, l’arrogance de Cristiano Ronaldo ou peut-rrtre un l’ensemble des frasques de Karim Benzema. « Zidane jouait au football. Maintenant, l’ensemble des footballeurs ne jouent qu’à gagner de l’argent », affirme ainsi Sebastian Martin, united nations ouvrier qui travaille dans le gold coin.

« Arbitre, ne siffle pas la fin, vehicle Zidane s’en va »

Tout commence à La Castellane, quartier populaire de Marseille. Le jeune Zidane (troisième enfant en haut en partant en gauche) y touche ses premiers ballons.

Dix ans plus tard, l’Institut français de Madrid accueille, jusqu’au 18 mars, une exposition de trente-huit de ces photos inédites. Sur certaines, la famille du joueur apparaît réunie au complet dans l’ensemble des gradins du stade Santiago Bernabeu pour assister, en larmes, à boy dernier match avec le maillot merengue. Sur d’autres, plusieurs actions spectaculaires reproduites en grand format sont annotées avec l’ensemble des noms plusieurs joueurs et plusieurs flèches retraçant la trajectoire impeccable du ballon.

Tout commence à La Castellane, quartier populaire de Marseille. Le jeune Zidane (troisième enfant en haut en partant de la gauche) y touche ses premiers ballons.Après un passage à l'AS Cannes (1987-1992), Zinédine Zidane se révèle aux Girondins de Bordeaux (1992-1996). Une étape essentielle de sa carrière puisqu'il rencontre ses amis futurs champions du monde et d'Europe, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu.Au milieu des années 1990, le meilleur football se jouait en Italie. Zidane y pose ses valises entre 1996 et 2001. Il y récolte 2 Scudetti, inscrit 31 buts et remporte la Supercoupe d'Italie.Zidane commence sa carrière en bleu, dans l'équipe première en 1994. La France doit reconstruire son équipe après la non-qualification à la Coupe du monde aux Etats-Unis. Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur, appelle Zidane, qui marque dès son premier match, contre la République tchèque.Entre 1996 et 1998, Zidane monte en puissance et devient un titulaire indiscutable des Bleus qu'Aimé Jacquet façonne en vue de la Coupe du monde 1998, en France.Zidane est devenu plus qu'un joueur, une icône. Son principal sponsor, Adidas, réalise une affiche géante dans sa ville natale, Marseille. Cette  a fini par devenir un symbole, celui de l'équipe de France championne du monde.Et un, et deux, et trois zéros ! De deux coups de tête en finale de la Coupe du monde contre le Brésil, Zidane entre dans l'histoire du sport français. L'image de son visage est même projeté sur l'Arc de triomphe.Entre 1998 et 2000, les Bleus semblent invincibles. Emmenés par un Zidane en grande forme, ils remportent l'Euro 2000.Au sommet en sélection nationale, Zidane veut gagner la Ligue des champions. En 2001 il quitte donc la Juventus Turin pour le Real Madrid. Il y gagnera la « Coupe aux grandes oreilles » en 2002. Il inscrit même le but de la victoire contre le Bayer Leverkusen. Une superbe reprise de volée du pied gauche.Après le fiasco de la Coupe du monde de 2002, les Bleus réalisent un incroyable Mondial 2006. Emmenés par un Zidane sorti de sa retraite, les Tricolores semblent inaccessibles, surtout après le récital de ZZ contre le Brésil, en quarts. En finale, face à l'Italie, Zidane montre toute l'étendue de son talent en marquant avec une panenka, mais aussi son talon d'Achille : la nervosité. Il est expulsé après avoir administré un coup de tête au défenseur italien Marco Materazzi. La France ne s'en relèvera pas et perdra aux tirs au but.Le 7 mai 2006, Zidane joue son dernier match au stade Santiago Bernabeu contre Villarreal (3-3). Le Ballon d'or 1998 y inscrit même un but… de la tête.Après son départ à la retraite en 2006, Zidane se retire et se consacre à l'humanitaire. Distillant ses rares interventions médiatiques, il intègre en 2009 la direction du Real Madrid. En 2013, il devient l'adjoint de Carlo Ancelotti, entraîneur de l'équipe première.En 2014, Zidane devient entraîneur du Real Madrid Castilla, l'équipe réserve. Si cette expérience est modeste au niveau du palmarès, elle donne de la légitimité au Français pour briguer la place de coach de l'équipe première. C'est chose faite le 4 janvier, quand il remplace Rafael Benitez, en délicatesse avec le vestiaire et la direction du club.

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Sur l’ensemble des photos de Zidane, boy regard témoigne de sa détermination : il assurait à l’époque qu’il irait en finale du Mondial 2006. Contre tout pronostic, il y est parvenu. Aujourd’hui, l’ensemble des Madrilènes attendent de lui united nations autre miracle : ressusciter l’âme du club.

« J’espère qu’avec Zidane comme entraîneur reviendra dans le club la grandeur, la magie qu’il transmettait, ajoute Miguel. Il faut que le Madrid récupère ses valeurs – la modestie, l’humilité – et que Zidane imprime sa philosophie de jeu : que le club ne se contente pas de gagner, mais qu’il gagne en jouant bien, en convainquant ».

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« Zidane est avec Maradona le joueur le plus génial que j’ai pu voir jouer, se souvient Miguel Lopez, administratif de 55 ans, touché componen l’ensemble des clichés. Lors de boy dernier match pour le Real, je me souviens encore plusieurs pancartes qui disaient “Arbitre, ne siffle pas la fin, vehicle Zidane s’en va” ». « Il est le joueur le plus élégant qui peut ¨ºtre passé componen le Real. Il avait en classe. On ne l’aurait jamais vu en photo à bord d’une Ferrari. C’était united nations joueur humble… », confirme Ivan Yuste, charpentier quadragénaire madridista dont le chien s’appelle… Zizou.

L’exposition « Zz. Zidane en toutes lettres » tombe à pic. Le mythe, qui ne s’est jamais vraiment éteint, revit depuis que, le 4 janvier, « Zizou » a été chargé d’entraîner le Real. Et la presse ibérique s’est emballée pour ces photos que l’ensemble des visiteurs regardent avec united nations mélange de nostalgie et d’espoir. A Madrid, il veterans administration de soi que le football est united nations art…

Ressusciter l’âme du Real Madrid

– / AFP

Football :   Zidane, l’intouchable

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