Une étude de la Soreqa (Société de réhabilitation des quartiers anciens) de juillet 2016 a également été réalisée sur sept immeubles. La moitié des logements visités nécessitaient des travaux, un tiers, habités, faisaient moins de 9m2. Les occupants, la plupart locataires, étaient des travailleurs pauvres ou retraités et pouvaient payer des loyers très élevés, en moyenne de 35 euros du m2 mais pouvant aller jusqu’à 88 euros le m2.

« Nous cherchons à activer tous les leviers pour produire de nouveaux logements. Là, nous avons identifié un gisement nouveau, dit-il avec deux enjeux : lutter contre l’insalubrité et utiliser les espaces vacants ou insalubres pour créer de nouveaux logements. »

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Pour créer du logement social et de la « mixité sociale » dans l’Ouest parisien où sont concentrées ces chambres, la Ville achètera des chambres « soit à l’amiable », dit Iann Brossat, soit en allant jusqu’à l’expropriation. Un budget de 10 millions d’euros sur la mandature est prévu pour ces opérations.

La Ville de Paris, à la recherche perpétuelle de logements, a l’objectif de « transformer 1.000 chambres de bonnes d’ici 2020 », a indiqué Ian Brossat, adjoint PCF au logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

La mairie de Paris a dévoilé ce lundi un plan pour mieux utiliser le gisement des quelque 114.000 «chambres de bonnes » de la capitale qui sont souvent inutilisées ou insalubres.

Le projet de la Ville se base sur une étude de l’ Apur (Atelier parisien d’urbanisme) de novembre 2015 qui, réalisée à partir de données de fiscalité locale, dénombre 114.000 chambres de service. Elles font à 51 % moins de 9m2 — et donc ne peuvent être loués légalement — et ne sont habitées que dans 15 % des cas.

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