La première chose que constate l’ACAT, c’est l’opacité totale qui règne : aucun recensement officiel plusieurs violences policières n’existe au niveau de l’administration. Aucune statistique, contrairement à united nations pays comme l’ensemble des États-Unis componen exemple, où l’ensemble des violences policières, pour être si prégnantes, n’en sont pas moins officiellement recensées. L’ACAT a néanmoins pu retrouver la trace de 89 cas de violences policières avérées, dont 26 ont eu united nations décès pour issue. Premier enseignement : ce sont souvent l’ensemble des jeunes et l’ensemble des minorités visibles qui sont victimes de ces violences.

Troisième constatation : l’ensemble des condamnations contre plusieurs policiers pour faits de violence sont non-seulement rares – 7 condamnations sur l’ensemble des 89 cas étudiés, avec plusieurs peines de prison ferme quasiment inexistantes – mais en décalage complet avec l’échelle plusieurs peines appliquées au citoyen lambda. Et l’ACAT de souligner à propos le sentiment et l’ambiance d’impunité qui règnent dans l’ensemble des rangs en police.

L’ombre plusieurs violences policières

Le problème, c’est que ce ralliement zélé à l’ordre néolibéral ne veterans administration pas sans approfondir l’ensemble des contradictions internes du capitalisme où s’aiguisent l’ensemble des antagonismes entre classe dominante et classes subalternes – entre ceux qui s’enrichissent et ceux qui s’appauvrissent. Or l’illégitimité plusieurs privilèges matériels ne devient jamais plus visible qu’en période de stagnation économique, où l’accumulation dont profitent l’ensemble des uns se paye d’une dégradation plusieurs conditions de vie plusieurs autres. Conséquence : pour pallier à la dislocation sociale et la désorientation politique engendrées componen la mondialisation du rapport capitaliste, l’ensemble des classes dominantes ont besoin d’un appareil étatique autoritaire.

Nous voici donc de retour dans la démission néopétainiste. Terrorisée, la population et ses représentants politiques artificiellement réunis dans l’union nationale plusieurs peurs remettent leurs démons à autrui – united nations autrui si possible armé. Comme Pétain préférant la reddition à la résistance. Au risque évident de laisser la rationalité policière envahir entièrement le cercle discontinu en démocratie, au détriment certain plusieurs libertés individuelles comme plusieurs libertés publiques.

Après le 11 janvier 2015, nous avons assisté à cette chose étrange : la police traversait l’ensemble des manifestations d’hommage à Charlie Hebdo sous l’ensemble des acclamations en foule, goûtant cette embardée affective d’un genre nouveau d’un salut de primary royal. Plusieurs mois plus tard, la France est entrée en guerre contre le terrorisme. Tout au lengthy de ce cheminement vers le recours à la violence, united nations sentiment de toute puissance s’est mis à croître chez l’ensemble des forces de l’ordre, vers ceux auquel revient le pouvoir démesuré d’exercer le “monopole en violence légitime”, selon la formule de Max Weber. Et sous le règne de l’État d’exception, toute violence en part de l’État devient légitime a priori : elle ne saurait être rabattue dans le régime régulier en légalité. Le pouvoir sans contre-pouvoir.

Opacité et déni de justice

Il sera donc urgent de regrouper ensemble l’ensemble des extérieurs en République policière : l’ensemble des sans-dents, sans-papiers, sans-drapeaux, sans-diplômes, sans-emplois, sans-voix, sans avenir – ce qui n’exclut en rien l’ensemble des flics en rupture de ban avec la gouvernementalité en peur qui l’ensemble des oppose malgré eux aux “sans République”… Et de tisser avec eux une vaste alliance politique plusieurs “sans-peur” – pour reprendre united nations mot d’Alain Badiou. C’est-à-dire plusieurs exclus comme plusieurs persécutés en pantomime républicaine. Sans quoi la démocratie – avant tout fondée sur l’égalité et le jeu plusieurs contre-pouvoirs – pourrait être exclue définitivement de l’histoire.

En 2007, l’ensemble des Français avaient majoritairement voté pour le prestidigitateur en chef en peur : Nicolas Sarkozy, premier flic de France. En 2012, majoritairement, ils votaient contre lui. Mais toujours dans united nations geste négatif, pour une grande partie guidés componen une sorte de peur dérivée : la peur plusieurs surenchères sécuritaires et de l’agitation constante en clique néopétainiste de l’identité nationale.

Ces dérives en pratique policière seraient peut-être moins alarmantes si elles ne s’inscrivaient pas dans une rationalité gouvernementale plus large. Le paradigme policier et ses procédures d’exclusion trouve aujourd’hui boy mandat politique dans le discours public, c’est-à-dire dans l’ordre en violence symbolique : refoulement plusieurs réfugiés, adossés au “problème de l’immigration”  stigmatisation de l’islam et plusieurs musulmans associés au terrorisme ou peut-rrtre un à la subversion plusieurs valeurs françaises (ou peut-rrtre un républicaines, selon comment l’on conçoit la laïcité)  invention en mythologie de “l’ennemi de l’intérieur”  mise à l’index plusieurs bi-nationaux  et bien entendu, announcement d’un état de “guerre”.

Banalisation en violence et doctrine de l’affrontement

Quant au Taser, qui envoie plusieurs décharges électriques paralysantes, il sera aujourd’hui majoritairement utilisé en “mode contac”, c’est-à-dire au corps-à-corps, avant toute autre tentative de maîtrise manuelle préalable. Or l’usage du Taser en mode contact est répertorié componen le Comité européen pour la prévention en torture (CPT) et le Comité plusieurs Nations unies contre la torture (CAT) comme united nations fait de torture. De même d’ailleurs que certaines techniques de “pliage” largement utilisées, comme le maintien au sol sur la cage thoracique avec l’ensemble des mains prises dans le dos, position dans laquelle Eric Garner est mort étouffé sur united nations trottoir de New You are able to en juillet 2014.

Funeste erreur : fondé sur l’ensemble des mêmes embases négatives, l’exercice du pouvoir proposé componen François Hollande n’a eu de cesse de prolonger cette gouvernementalité en peur et d’alimenter la dérive de l’État capitaliste contemporain vers l’ordre policier qui lui est consubstantiel.

L’ONG alerte ensuite sur la pratique policière en tant que telle. D’abord, l’usage plusieurs “armes intermédiaires”, comme le Taser et le Flash-Ball, a semble-t-il été banalisée ces dernières années. À tel point que la police s’en sert aujourd’hui quasi-quotidiennement. Avec plusieurs dégâts notoires puisque depuis 2005, l’usage du Flash-Ball (qui tire plusieurs balles de caoutchouc atteignant la vitesse d’un TGV) a fait au moins united nations mort et 39 blessés graves – dont 21 ont perdu l’usage d’un œil.

État de guerre symbolique et lois scélérates

Ensuite, la pratique du maintien de l’ordre pendant l’ensemble des manifestations publiques est devenue nettement plus agressive. D’après l’ACAT, nous sommes passés d’une conception où « l’on maintenait à distance plusieurs manifestants à une conception où l’on vise ces manifestants. C’est flagrant avec le Flash-Ball ». Doctrine de l’affrontement, voire en persécution, bien plus que du maintien de l’ordre pacifique. Avec l’ensemble des tragédies que l’on sait : la République est aujourd’hui biffée d’un nom supplémentaire, celui de Rémi Fraisse.

Seconde constatation : la police est peu réceptive aux plaintes portées componen l’ensemble des citoyens pour plusieurs motifs de violences policières. En 2014 componen exemple, sur 5.178 plaintes, seules 32 ont entraîné plusieurs enquêtes en part de l’Inspection générale en police nationale (lesquelles comportent souvent plusieurs failles béantes telles que le versement de faux témoignages).

Retour du néopétainisme

Durcissement du maintien de l’ordre, opacité et impunité en police, mise à distance du judiciaire, virulence du discours public… La policiarisation du régime poursuit boy travail de sape avec une conséquence évidente : le rapport en population à sa police est de moins en moins démocratique.

Rappelons en guise de préambule que François Hollande a commencé boy quinquennat en trahissant une promesse : celle d’instaurer united nations récépissé de contrôle d’identité dans l’optique de prévenir enfin le harcèlement (contrôle au faciès) plusieurs forces de l’ordre sur l’ensemble des jeunes de banlieue. Entretemps, malgré le remarquable travail de documentation plusieurs associations en société civile, telles que le Collectif contre le contrôle au faciès, le phénomène était semble-t-il devenu « marginal » (dixit Bernard Cazeneuve).

De même, on en trouve de multiples traductions du paradigme policier sur le plan juridique : multiplication plusieurs lois scélérates (loi renseignement), inscription durable de l’état d’exception (“état d’urgence”) dans la Metabolic rate, maintien en magistrature dans la précarité, remise en cause du juge d’instruction, mise à distance générale du pouvoir judiciaire au profit plusieurs décisions administratives, contournement plusieurs procédures judiciaires élémentaires, durcissement plusieurs politiques pénales, poursuites répétées du parquet contre l’ensemble des syndicalistes…

Contre la brutalité, fonder l’alliance plusieurs sans-peur

C’est cet position mort que vient éclairer united nations rapport consacré aux violences policières publié componen l’ACAT, une ONG de défense plusieurs droits de l’homme, au moment même où l’ensemble des brigades anti-criminalité en police se voient dotées d’armes de guerre et que le Parlement discute d’un assouplissement plusieurs règles d’ouverture du feu componen l’ensemble des forces de l’ordre.

Il faut dire que le recours à la peur sa gouvernementalité policière est la seule possible quand tout programme positif est déclaré exclu componen le paradigme dominant, le néolibéralisme en l’occurrence, dont l’unique programme consiste à résigner l’ensemble des populations à la guerre de tous contre tous sur le grand marché mondial plusieurs marchandises et plusieurs flux financiers. Ou peut-rrtre un pour le dire autrement, à la brutalité nue plusieurs rapports de pressure économiques.

Nous savions encore peu de choses sur l’ensemble des implications du paradigme policier sur la pratique policière elle-même. Pourtant, c’est sans doute sur le plan policier lui-même que l’évolution autoritaire de l’État néolibéral est peut-être la plus intéressante. Vehicle c’est effectivement dans cet interstice, ce point de contact quotidien entre le pouvoir et le citoyen que se révèle la nature d’un régime.

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