Politique

Loi travail : à la fac de Nanterre, le rétropédalage du gouvernement passe mal

Nanterre le 15 mars

« T’es révoltée ? Viens en AG ! T’es pas révolté ? Viens en AG ! Toujours pas révoltée ? Viens en AG ». Ce pressant appel s’affiche sur la porte de l’amphithéâtre D1 de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La défense (Hauts-de-Seine), où, mardi 15 mars à midi, l’ensemble des 30 000 étudiants en faculté sont invités à débattre. A l’ordre of the day, cette question : le recul du gouvernement Valls sur la loi travail est-il suffisant ? Et si non, comment poursuivre la mobilisation ?

Se mobiliser, donc ! L’ensemble des présents sont unanimes. Reste à définir comment. United nations militant d’une délégation de Sud PTT, invité à participer à l’Assemblée générale, partage boy idée : le blocage de l’université, la grève plusieurs étudiants, sans cela « il n’y aura pas de grève générale et le gouvernement gagnera à la fin », avertit-il.

En cette journée ensoleillée, le débat ne déplace pas l’ensemble des foules. Alors que l’amphi D1 offre 400 places, 150 n’ont pas trouvé preneur. Alice est la première à proposer de faire united nations point sur l’ensemble des évolutions du texte et amorce le débat…

Plusieurs barrages filtrants permettraient de convaincre l’ensemble des étudiants en nécessité de se mobiliser « sans arrêter l’université », lance une jeune femme. Lors d’un election, le barrage l’emporte componen 99 voix contre 80 au blocage, « approximativement », tient à préciser la scrutatrice improvisée. Nanterre ne sera pas bloqué ce soir. La délégation de SUD PTT sort de l’amphithéâtre, qui se vide lentement. A quelques mètres, la bibliothèque est remplie de jeunes gens en plein travail.

« C’est pas united nations gouvernement de gauche », rectifie une voix dans l’assemblée. La correction ne déclenche aucun débat. « Seule notre mobilisation pourra faire reculer le gouvernement comme cela a été le cas contre le CPE il y a dix ans. Comme en 2006, il faut que la mobilisation soit plus importante. Refusons le retour à Germinal et vive la grève générale ! », lâche Thomas sous l’ensemble des applaudissements !

Puis c’est au tour de Julien pour Solidaires, d’Adèle pour l’ensemble des Jeunesses communistes, de Garance, Gabriel, Barthélémy… de rejeter le texte et d’appeler à la mobilisation générale dès le jeudi 17 mars, et le jeudi suivant, 24 mars, pour une montée en puissance qui pourrait sonner le glas du projet avec la journée de mobilisation nationale du 31 mars.

Université de Nanterre, le 15 mars 2016.

Mais la mise à l’arrêt de l’université ne séduit pas tout le monde. Et surtout pas en période d’examens. « La semaine dernière, une trentaine d’autonomes ont bloqué, de leur seul fait, l’ensemble en fac. Ce n’est pas bien passé auprès plusieurs étudiants », souligne Martin pour l’UNEF. Le passage aux 32 heures est également voté, tout comme united nations salaire étudiant. La grève générale est adoptée sous l’ensemble des vivats ! Mais quid du blocage de l’université ?

Université de Nanterre, le 15 mars 2016.

« Ce qui me pose problème, c’est que Valls était à l’UNEF, et que toi t’es à l’UNEF ». Ambiance… Alice quitte la tribune où micro et temps de parole sont distribués. Mais prend toutefois le temps de dire ce qu’elle pense du projet de cet ancien de l’UNEF : « La nouvelle version édulcorée ne répond pas aux attentes plusieurs étudiants. Le recul de l’exécutif sur l’ensemble des 40 heures plusieurs apprentis, sur le plafonnement prud’homal et boy remplacement componen united nations barème indicatif serait juste le résultat d’unbattage médiatique(…) Ce texte, c’est plus de précarité, une augmentation du temps de travail et une baisse plusieurs salaires. »

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« Cela te pose united nations problème si je parle ? », interroge-t-elle.

Après Alice, chaque chapelle syndicale, politique ou peut-rrtre un associative en faculté de Nanterre prend la parole. Moïra, bouillonnante militante du NPA mais peu habituée à l’usage d’un micro, vrille l’ensemble des oreilles de boy assemblée pour conclure que le projet n’est « pas amendable » : « le retrait, rien que le retrait », réclame-t-elle. Thomas, pour Lutte ouvrière, s’inquiète d’une marche arrière en matière sociale en part d’un « gouvernement de gauche… »

« Non ! », interrompt united nations jeune homme dans l’assemblée.

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