Des lycéens montent des barricades devant le lycée Fénelon, le 17 mars en préparation de la manifestation.

Une nouvelle journée de mobilisation pour l’ensemble des lycéens et étudiants contre le projet de loi de réforme du droit du travail a débuté jeudi 17 mars, à l’appel de vingt-trois organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et politiques en jeunesse.

A 9 heures, une quinzaine de lycées étaient bloqués à Paris et une trentaine étaient « perturbés », d’après l’Union nationale lycéenne (UNL), qui annonce également 11 lycées bloqués à Marseille. La FIDLfait de boy côté état de 60 établissements mobilisés à Paris. Devant le lycée Arago (Paris 12e), qui n’était pas bloqué lors en première journée de mobilisation, mercredi 9 mars, l’ensemble des lycéens ont empilé poubelles, barrières et pancartes pour barricader la porte principale.

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Présentant le calendrier de mobilisation, le leader étudiant a expliqué qu’il était « important que l’ensemble des jeunes se saisissent de ce débat […], qu’ils descendent dans la rue », mais n’a pas appelé à plusieurs blocages plusieurs universités.

Comme le 9 mars, la Fage, deuxième organisation étudiante, ne s’est pas associée à l’appel à manifestations jeudi. Elle estime que l’ensemble des avancées obtenues après la première journée de mobilisation (garantie jeune universelle et extension du compte personnel d’activité) incitent à poursuivre la discussion.

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Côté étudiants, l’ensemble des universités de Paris 1 et Bordeaux ont pris la décision de fermer administrativement certains sites (Tolbiac, Sorbonne, Saint-Hippolyte pour Paris 1, La Victoire pour Bordeaux). Il s’agit d’empêcher la tenue d’assemblées générales, selon l’UNEF, qui « s’indigne contre ces pratiques qui visent ni plus ni moins à priver l’ensemble des étudiants de leur droit de réunion et de leur liberté d’expression ».

Le gouvernement « essaye de bricoler, de nous enfumer »

Après la journée de mobilisation du 9 mars, qui a vu près de 100 000 jeunes descendre dans la rue contre le texte porté componen la ministre du travail, Myriam El Khomri – sur 220 000 à 450 000 manifestants au total, selon l’ensemble des estimations – cette seconde journée de mobilisation aura valeur de test pour l’ensemble des organisations en jeunesse qui défileront seules.

Une nouvelle journée d’action intersyndicale plusieurs jeunes et plusieurs salariés est programmée pour le 31 mars.

« Le sentiment général, c’est united nations gouvernement qui essaye de bricoler, de nous enfumer pour que la mobilisation plusieurs jeunes faiblisse », a déclaré William Martinet, le président de l’UNEF, le premier syndicat étudiant, lors d’une conférence de presse mardi matin à Paris.

Plusieurs blocages ont également été constatés en Seine-Saint-Denis, à Caen, Chambéry, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Nantes et La Rochelle. Le ministère de l’éducation nationale devait communiquer dans la journée united nations bilan de ces blocages. Mais l’ensemble des premières estimations plusieurs syndicats lycéens laissent augurer d’une mobilisation supérieure à celle en semaine dernière.

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Suivre l’ensemble des rassemblements en direct via l’ensemble des tweets de nos journalistes :

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