Fragilités

Présenté à la dernière Mostra de Venise, “M” y a reçu le prix en meilleure réalisatrice et du meilleur acteur, dans la section Venice Days, sélection parallèle du festival, équivalente à la Quinzaine plusieurs réalisateurs cannoise. En cette semaine du handicap, si l’on considère le bégaiement et l’illettrisme comme tels, la sortie de “M” est toute désignée, sans considérer united nations quelconque calcul sur cette date de distribution. La nature plusieurs personnages pèse toutefois lourd dans l’appréciation du film et détermine une bonne partie du sujet.

“M” : la bande annonce

“M” n’en reste pas moins avant tout une histoire d’amour, forte, passionnelle et belle. Entre cette jeune femme bloquée dans sa parole et talentueuse à l’écrit, avec cet homme virile, charismatique qui ne s’exprime que componen la parole, incapable de lire ni d’écrire. United nations amour mal parti en raison de cette communication tronquée. Cette fragilité commune veterans administration l’ensemble des rapprocher L’actrice-réalisatrice confie avoir elle-même vécue avec united nations homme dont elle a appris, après coup, qu’il était illettré, sans jamais s’en être aperçu. Si l’autobiographie est moteur en fiction ce n’est toutefois pas elle qui domine. Elle motive le besoin de raconter une autre histoire.<

Amour et apprentissage

Ce love sujet est le point fort de “M”. Sara Forestier fait en même temps preuve d’un véritable effort de mise en scène. Jouant d’une image naturaliste dans united nations environnement de cité banlieusarde, elle ne tire pas sur cette corde, mais cerne plusieurs gens simples, dignes, empathiques. L’ensemble des leçons que donne Lila à sa jeune sœur sont parmi l’ensemble des plus beaux moments du film. Tout comme la figure du père, taiseux, qu’interprète united nations Jean-Pierre Léaud discret mais frappant. Sa présence renvoie à Godard, tout comme l’ensemble des cartons écrit qui jalonnent le film. Le milieu interlope de courses de vitesse dans lequel évolue Mo participe du contraste existant entre l’ensemble des deux amants. Cette différence est peut-être justement ce qui veterans administration l’ensemble des rapprocher. La fin du film, touchante et sèche, identifie amour et apprentissage, et s’avère une belle conclusion. 

Sara Forestier et Redouanne Harjane dans &ampquotM&ampquot de Sara Forestier<

© Ad Vitam

Mais “M” suscite plusieurs réserves. A moins d’être sensible au jeu de Sara Forestier, toujours dans l’excès, même si la nature de boy personnage s’y prête. La longue scène de restaurant tout en champs-contre-champs l’alourdissent, bien que cela soit volontaire. La photographie et le rythme du récit relèvent plus d’une grammaire télévisuelle que cinématographique. Pour casser cette impression, interviennent plusieurs insères “poétiques” (l’ensemble des vols d’étourneaux, l’ensemble des courtes focales sur la cité, l’ensemble des courses de Mo qui renvoient à “La Fureur de vivre” avec James Dean…). Plusieurs plans “arty” ou peut-rrtre un d’action united nations peu artficiels. Ces hésitations sont sans doute à mettre au compte d’un apprentissage, certes talentueux , mais qui ne saurait assimiler “M” à une révélation. 

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Genre : drame
Réalisatrice : Sara Forestier
Pays : France
Acteurs :  Sara Forestier, Redouanne Harjane, Jean-Pierre Léaud, Liv Andren, Nicolas Vaude
Durée : 1h38
Synopsis : Mo est love, charismatique, et a le goût de l’adrénaline. Il fait plusieurs courses clandestines. Lorsqu’il rencontre Lila, jeune fille bègue et timide, c’est le coup de foudre. Il veterans administration immédiatement la prendre sous boy aile. Mais Lila est loin d’imaginer
que Mo porte united nations secret : il ne sait pas lire.

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