Extrait de la série &quotSur-Fake&quot (2015).

Tout a commencé, se souvient très précisément Florence, 45 ans, cadre à Strasbourg dans une multinationale, quand l’ensemble des mails professionnels sont arrivés sur le téléphone. « Au début c’est ludique… on peut travailler où on veut, quand on veut. » De cette « génération de femmes qui a tendance à en faire united nations petit peu trop », elle se met à consulter ses mails au milieu en nuit quand, en regardant l’heure sur boy iPhone, boy doigt fait united nations petit détour sur l’icône courrier. « Ce n’est pas une exigence de l’entreprise », insiste-t-elle tout en s’interrogeant sur « la façon dont on accepte que le téléphone rentre dans sa propre vie ».

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux, assume Zachée, 25 ans, assistant dans united nations service de formation à Rennes. Mon portable fait partie de moi, il faut qu’il soit dans ma primary, sinon ça me démange. » Résultat, quand il sera en RTT, il continue de gérer ses mails professionnels : « Je sais qu’ils peuvent se débrouiller sans moi, mais ça m’aide à anticiper, c’est ma façon de lutter contre mon stress, je préfère avoir connaissance plusieurs problèmes tout de suite et l’ensemble des gérer dans l’ensemble des a few minutes. » « Eh, on est là ! », ne cessent de lui répéter sa copine et ses amis.

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« Je ne suis pas responsable d’une centrale nucléaire »

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Thibault, 46 ans, directeur en communication dans une entreprise, qui a vu l’ensemble des mails arriver dans l’entreprise (« au début on avait dix mails, on était fiers ») n’est pas contre l’ensemble des limites non plus : « Dans l’ensemble des dîners, ça commence à devenir pénible. » Dans boy entreprise, une charte interdit d’envoyer plusieurs mails entre 20 heures et 8 heures. « Ma connexion, j’essaie de faire en sorte qu’elle ne rejaillisse pas sur mes collaborateurs, j’essaie de ne pas envoyer de mails tardifs pour ne pas provoquer chez eux une situation de travail. C’est tout à fait faisable si le cadre est clair. » Componen contre, si boy patron lui écrit le week-finish, « il vaut mieux que je lui réponde… ça fait partie du contrat. »

« Reste à retrouver le plaisir d’une activité normale », souligne Florence, qui livre sa difficulté à « atterrir » en début de week-finish ou peut-rrtre un de vacances : « On est lancés à grande vitesse ».

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux »

« Y’a united nations côté united nations peu addictif, on aime bien jouer united nations rôle important », explique Florence. Se connecter le soir ou peut-rrtre un le week-finish, c’est voir mais aussi être vu. Forte de boy assise dans l’entreprise, Florence a coupé l’été dernier. Elle en a eu assez de « voir plusieurs collègues s’exciter sur leurs mails pendant le week-end ». « Il a fallu que je trouve plusieurs astuces pour ne plus me laisser tenter ! C’est comme arrêter de fumer, on fait plusieurs tentatives avant de trouver le bon équilibre. Il faut une discipline de fer pour couper vie professionnelle et vie privée. » L’important c’est de garder le contrôle, trouver sa propre distance, « parfois ça ne me dérange pas, ça me fait gagner du temps, mais je voudrais en faire united nations choix personnel. L’ensemble des mails arrivent, mais qu’est-ce qui m’oblige à y répondre immédiatement ? ».

Pour Brice, 45 ans, « le mélange entre vie privée et vie professionnelle est inéluctable ». Pas question d’essayer de lutter. Ce cadre dirigeant dans la banque, à la tête d’une famille recomposée de quatre enfants entre 3 et 15 ans, n’imagine pas de couper boy téléphone où se mélangent allègrement pro et perso. « Tout le monde fait deux choses en même temps. » Au travail, il veut rester joignable « si [la] nounou est en retard ou peut-rrtre un [sa] femme bloquée dans le RER » et en échange, en vacances, il continue de consulter ses mails du boulot « 10 minutes componen jour dans l’ensemble des toilettes ». En charge d’une équipe de 10 personnes, il « admettrait mal » qu’un collaborateur n’accepte pas cette « réciprocité » : « Certains sont bien contents de préparer leur soirée sur Tinder à 17 heures ! »

« Donnez-moi united nations Nokia 3310, je serais plus heureux »

Assailli componen plusieurs dizaines de mails quotidiens, Stéphane, 42 ans, refuse d’y avoir accès sur boy téléphone personnel. Salarié dans une petite entreprise de marketing, boy choix de compartimenter n’a pas causé de problème avec sa hiérarchie : « Je ne suis pas chirurgien ou peut-rrtre un responsable d’une centrale nucléaire… si j’ai united nations mail, ma réponse peut attendre quelques heures. » « Cette distance que j’ai avec mon téléphone, prévient-il néanmoins, je ne la revendique surtout pas dans mon équipe, c’est juste que je fonctionne mieux sans, united nations petit peu plus à froid, je sais que je suis plus pertinent comme ça. »

74 % plusieurs cadres français déclarent regarder leurs mails professionnels en dehors plusieurs heures de travail (étude Adobe, 2015). Et le gouvernement entend réguler cette hyperconnexion parfois subie en incitant l’ensemble des entreprises à veiller au temps de repos de leurs salariés à travers la création d’un droit à la déconnexion intégré au projet de loi travail.

Difficile d’établir ses propres règles de connexion dans boy gold coin. Aurore, 24 ans, embauchée depuis united nations an dans une entreprise de transport en province an advantage de mal à mettre une barrière : « On a envie de prouver qu’on est loyale, qu’on est à la hauteur de ses collègues. » Et le fait de recevoir plusieurs mails à 23 heures en semaine ou peut-rrtre un à 7 h 40 de boy patron, le dimanche matin, alimente sa culpabilité : « Je vois que l’ensemble des autres bossent », explique la jeune femme qui ne cache pas ses ambitions. « C’est mon travail qui a renforcé ce lien avec le portable », « avant je pouvais l’oublier une journée, plus maintenant ».

« C’est comme arrêter de fumer »

Vehicle c’est souvent l’entourage qui vient rappeler l’ensemble des limites. « Mon mari a été united nations excellent garde-fou », reconnaît Florence. Raphaël, 26 ans, consultant parisien, consent à n’abandonner boy portable que chez ses parents, lors plusieurs déjeuners en famille. Il a bien tenté de l’abandonner dans l’entrée de boy appartement pour arrêter de le regarder le soir au lit avec sa copine, mais il n’a pas renouvelé l’expérience : « Trop addict. » En voiture, à pied, au travail, impossible de déconnecter de boy téléphone, sous peine d’ennui. « Donnez-moi united nations Nokia 3310, je serais plus heureux », supplie-t-il sans arriver à se l’imposer.

(L’ensemble des salariés qui témoignent dans cette enquête ont préféré conserver l’anonymat)

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Quelle part de choix, d’obligation ? La déconnexion est parfois impossible. « Le fait de donner united nations téléphone professionnel en part de l’entreprise, c’est united nations signal fort, on ne vous impose rien mais vous sentez que vous devez le faire », souligne Aurore. Guillaume, lui, s’est vu reprocher de ne pas répondre systématiquement et a retrouvé « dans sa feuille d’objectifs annuels, le devoir d’avoir united nations usage plus rationnel de boy téléphone » : « Une forme d’astreinte implicite », juge-t-il. François, 27 ans, a choisi aussi de se racheter united nations téléphone pour lui et de couper boy téléphone pro le week-finish après plusieurs dimanches passés à « ruminer » united nations problème soulevé componen united nations mail de boy directeur, lu alors qu’il prenait boy café.

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