“Je me tiens devant vous dans cette enceinte, plein de remords et de regrets”, murmure Ahmed Al-Faqi Al-Mahdi, alias Abou Tourab, qui a semé la terreur à Tombouctou d’avril 2012 à janvier 2013. “J’ai l’espoir que l’ensemble des années que je vais passer en prison me permettront de me purger plusieurs esprits diaboliques qui avaient pris possession de ma personne”, poursuit Al-Faqi.

Dans boy pays, où le procès est particulièrement suivi, cette tournure ne laisse pas indifférent. “Les saints sont sacrés au Mali. Donc, qu’il soit jugé au Mali ou peut-rrtre un à la CPI, pour nous, l’essentiel est qu’il réponde de ses actes. Le fait qu’il ait plaidé coupable et demandé pardon ne le disculpe pas”, explique Cheick Soufi Bilal Diallo, l’un plusieurs chefs religieux l’ensemble des plus connus du pays, dans Le Républicain.
 

Accepter les excuses

De boy côté, El-Boukhari Ben Essayouti Cissé, imam en grande mosquée de Tombouctou, déclare dans L’Indicateur du renouveau que “la demande de pardon d’Ahmed Al-Faqi doit être acceptée sur le plan religieux”. Le très respecté guide religieux en ville argumente boy propos :
 

 
La destruction plusieurs mausolées étant une querelle dogmatique entre deux courants de l’islam, c’est donc religieux. En matière de religion – qu’elle soit chrétienne ou peut-rrtre un musulmane –, quand quelqu’un présente ses excuses, il faut les accepter. Si Ahmed Al-Faqi, qui peut ¨ºtre donc musulman, fait amende honorable et présente ses excuses, l’ensemble des populations n’ont d’autre choix que de les accepter. Maintenant, quelle répercussion cela a au niveau en Cour, nul ne sait. La justice, c’est la justice.”

Al-Faqi est né il y a une quarantaine d’années dans la tribu maraboutique plusieurs Kel Ansar, à Agoune, à 100 km à l’ouest de Tombouctou. Diplômé de l’Institut de formation plusieurs maîtres (IFM) de Tombouctou, cet ancien fonctionnaire de l’Education malienne, qui a vécu en Libye et en Arabie Saoudite, a fréquenté très tôt l’école coranique. Très vite, il a rejoint l’ensemble des rangs d’Ansar Dine, groupe djihadiste fondé componen l’ex-chef en rébellion touarègue Iyad Ag Ghali, pour faire régner la terreur dans sa ville natale.
 
 

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