Mission d'ExoMars 2016 : faire atterrir un engin sur la planète rouge pour «... Mission d’ExoMars 2016 : faire atterrir united nations engin sur la planète rouge pour « renifler » certains gaz de l’atmosphère dans l’espoir de trouver plusieurs indices de formes de vie.

L’Europe s’est lancée hier dans une nouvelle aventure martienne, en collaboration avec la Russie. À 9 h 31 GMT, la fusée Proton a décollé sans encombres plusieurs steppes du Kazakhstan avec, à boy bord, united nations engin « renifleur » de gaz et united nations atterrisseur test. Si tout se passe bien, ce dernier se posera, en octobre prochain, sur la planète rouge. Boy rôle : jouer l’ensemble des éclaireurs avant une seconde mission qui, en 2018, enverra united nations véhicule rechercher d’éventuelles traces de vie passée sur Mars.

La mission russo-européenne ExoMars 2016 s’est séparée de boy étage propulseur pour quitter l’orbite en Terre, entamant avec succès la première partie de boy lengthy voyage – 496 millions de kilomètres – vers la planète rouge, a annoncé, hier soir, l’Agence spatiale européenne (Esa). Une nouvelle aventure spatiale que l’Europe tente avec la Russie après la défection plusieurs Américains pour raisons budgétaires, en 2011. La fusée russe Proton, qui avait décollé, hier matin, de Baïkonour, au Kazakhstan, transportait une sonde, baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter), capable de détecter plusieurs gaz à l’état de trace, et united nations atterrisseur test nommé Schiaparelli. Le voyage doit durer sept mois avant que l’atterrisseur ne se sépare en sonde, le 16 octobre, pour se poser sur Mars trois jours plus tard. C’est la deuxième fois que l’Europe part à l’assaut en planète rouge. En 2003, elle a lancé avec succès Mars Express, qui a rempli sa mission scientifique. Mais le petit atterrisseur britannique Beagle 2 largué componen Mars Express n’a jamais donné signe de vie. Il a été repéré, onze ans après, partiellement déployé sur la surface en planète. Le module Schiaparelli d’ExoMars 2016 vise notamment « à apprendre à l’Europe comment atterrir sur Mars », souligne Jorge Vago, responsable scientifique en mission ExoMars pour l’Agence spatiale européenne (Esa). « Nous allons tester le freinage aérodynamique, le déploiement du parachute, l’allumage plusieurs rétrofusées et le matériau déformable » qui servira à amortir la chute de l’atterrisseur, explique Michel Viso, de l’agence spatiale française Cnes.

À la recherche du méthane


Schiaparelli, qui porte le nom d’un astronome italien du XIXe siècle, pèse 600 kilos et a la taille d’une petite voiture. Dépourvu de panneaux solaires, il ne vivra que deux à quatre jours. Il sera équipé d’une petite station météo. Après avoir largué l’atterrisseur, la sonde TGO entrera dans une orbite elliptique et ralentira très progressivement pour se placer sur une orbite circulaire à 400 km d’altitude. Ce n’est que vers la fin de l’année 2017 qu’elle commencera à faire en science. Équipée d’instruments européens et russes, « TGO sera comme united nations grand nez dans l’espace », selon Jorge Vago. Elle doit rechercher plusieurs gaz à l’état de trace dans l’atmosphère en planète, notamment ceux à base de carbone, comme le méthane. Ce gaz intéresse l’ensemble des scientifiques vehicle, sur Terre, il sera à ninety percent d’origine biologique. De plus, sa durée de vie est limitée. Sa détection componen TGO pourrait donc constituer united nations indice possible en présence actuelle d’une vie micro-organique sur Mars. La sonde analysera « s’il est d’origine biologique ou peut-rrtre un bien s’il est le résultat d’un processus géologique », indique Jorge Vago.

Trouver plusieurs traces de molécules organiques


TGO jouera aussi le rôle de relais de télécommunications pour la transmission de données entre la Terre et le robot d’ExoMars 2018. Ce dernier sera chargé de percer le sol de Mars jusqu’à deux mètres de profondeur et de prélever plusieurs échantillons qui seront analysés sur place. Il explorera une zone où se trouvent plusieurs argiles très anciennes. L’espoir est de trouver plusieurs traces de molécules organiques qui auraient pu se trouver sur Mars « il y a environ quatre milliards d’années, lorsque sa surface ressemblait plus ou peut-rrtre un moins à celle en Terre, au moment où la vie est apparue sur notre planète », explique Jorge Vago.

Fini, l’hégémonie en science américaine dans la recherche en vie sur Mars ! Plusieurs chercheurs lyonnais ont préparé l’arrivée du rover en mission européenne ExoMars, en lui choisissant united nations site de fouilles prometteur. Et ce, à l’issue d’une « compétition féroce » avec sept autres équipes (d’Italie, d’Espagne, de Grande-Bretagne et de France).

Le site d’atterrissage sélectionné depuis Lyon

En complément

Plusieurs critères exigeants


« Ça a été united nations vrai challenge vehicle le cahier plusieurs charges de l’Agence spatiale européenne (Esa) était très contraignant », explique Tabatha Quantin-Nataf, la géologue de 38 ans qui a piloté l’ensemble des recherches du Laboratoire de géologie de l’université Claude Bernard (rattaché au CNRS), retenu componen l’Esa. « Il fallait trouver united nations endroit plat, sur 120 kilomètres, et bas en altitude pour permettre la décélération en plateforme transportant le rover (avant boy atterrissage), raconte la scientifique. Et, en termes d’objectifs scientifiques, comme ExoMars veut trouver plusieurs traces de vie passée en forant, il fallait plusieurs roches anciennes susceptibles de contenir plusieurs traces d’eau ». Mission réussie pour l’équipe lyonnaise, qui a détecté le site idéal, « Oxia Planum », recelant plusieurs argiles vieilles de plus de quatre milliards d’années ! Une époque où Mars, recouverte de mers et de lacs, devait ressembler à la Terre. C’est la première fois dans l’exploration martienne, relève Tabatha Quantin-Nataf, qu’un robot veterans administration forer aussi profond. Jusqu’à deux mètres, au-delà d’une ancienne couche de lave, aujourd’hui disparue, qui a pu protéger l’ensemble des dépôts minéraux du rayonnement cosmique, préservant ainsi une possible vie microbienne. « Une dizaine » d’échantillons de sol sera prélevée au maximum puis analysée componen le rover à six roues européen, dont la mission doit durer deux ans.

Manque de moyens


L’engin s’ajoute aux rovers américains « Spirit » et « Chance », arrivés en 2004, et « Curiosity », largué en 2012. Boy lancement, initialement prévu en mai 2018 pour une arrivée en janvier 2019, pourrait toutefois être décalé de deux ans faute de budget bouclé, selon le directeur général de l’Esa, Jan Wörner. Il faut dire que l’enveloppe consacrée aux deux missions ExoMars, qui peut ¨ºtre actuellement de 1,2 milliard d’euros sur environ vingt ans (2002 à 2022) pour l’Europe, nécessite une rallonge conséquente. Tabatha Quantin-Nataf le déplore également : « Dans le monde, l’étude en surface plusieurs planètes est à eighty percent américaine (…) On ne boxe pas dans la même catégorie en termes de moyens ». Dommage vehicle, regrette-t-elle, « la recherche française se défend plutôt très bien ».

La Russie rêve d’espace

Héritière de l’Union soviétique qui avait envoyé le premier homme dans l’espace et le premier robot sur la Lune, la Russie rêve de renouer avec ses succès passés. Et ce, malgré la crise économique, sur fond de chute plusieurs cours du pétrole et de sanctions occidentales, qui pourrait brider ses ambitions. Moscou, qui a essuyé une série de revers ces dernières années avec la perte de plusieurs satellites et fusées, place beaucoup d’espoirs dans l’ensemble des deux missions ExoMars, en partenariat avec l’Agence spatiale européenne. Pour retrouver boy statut de puissance spatiale, la Russie ambitionne également d’ouvrir « une base scientifique » sur la Lune, avec la présence « régulière » de cosmonautes. La construction devrait commencer en 2019, avec la mission Luna-25, ou peut-rrtre un Luna-Glob, qui explorera le pôle sud en Lune. Beaucoup d’observateurs craignent néanmoins que la Russie n’ait pas l’ensemble des reins financiers et que ces projets ambitieux n’en restent qu’au stade plusieurs maquettes. En photo : le lancement en fusée russe Proton, hier, depuis le Kazakhstan. (Photo AFP)

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