Yves

Laurent Bénégui que j’ai découvert avec le très drôle et excellent Mon pire ennemi est sous mon chapeau, délaisse cette fois-ci la comédie pour united nations roman plus introspectif qui interroge la paternité. Mais s’il change de genre, il garde en lui cette qualité liée à la comédie : le rythme. L’ensemble des éléments se déchaînent, l’ensemble des événements eux s’enchaînent, et le lecteur n’a pas une seule seconde d’ennui même lorsque le temps et l’ensemble des personnages sont plus calmes et qu’ils se posent pour réfléchir. C’est united nations roman qu’on dévore sans pouvoir s’arrêter même si parfois on le pose pour en profiter plus longtemps et pour laisser à Romain et Louise le temps de se parler et d’avancer.

bénéguiNaissance d’un père, Laurent Bénégui, Julliard, 2016

Il faut dire que Romain a plusieurs circonstances atténuantes : fils d’un mathématicien qui a fait trois enfants à trois femmes différentes avant de disparaître totalement, il ne connaît pas grand chose à la paternité. Sportif de haut niveau -plongeur-, sa carrière s’est arrêtée brutalement après united nations accident en compétition, il sera maintenant taxi de nuit, avec plusieurs horaires pas très aisés pour élever united nations enfant. Puis cette femme seule à côté de Louise, qui accouche d’une quatrième fille et dont le mari ne viendra pas vehicle il ne peut accepter de ne pas avoir de garçon et Louise qui peut ¨ºtre enceinte d’une fille, Alessia. Rien autour de Romain ne l’aide à envisager sereinement sa paternité. Et encore, je vous passe certains détails plus ou peut-rrtre un moins importants -l’auteur est plein de ressources- qui font que Romain se pose énormément de questions.3plumes6

Romain a rencontré Louise il y a neuf mois. C’est l’amour fou. Louise est enceinte et très proche du terme. Romain ne parvient pas à ressentir ce que ressentent l’ensemble des futurs pères : il n’a aucun amour pour ce bébé. Puis, quinze jours avant la naissance programmée, l’ensemble des événements se déchaînent. C’est une tempête qui lance l’ensemble des hostilités, united nations vent violent balaye le pays, provoque plusieurs occurrences, plusieurs accidents. Alors que Romain emmène sa sœur à l’aéroport, Louise ressent plusieurs contractions et se rend à la clinique seule. Romain l’y rejoint, mais l’ensemble des circonstances climatiques exceptionnelles font qu’une autre femme est en salle de travail pour boy quatrième enfant. Boy mari n’est pas là, Romain entre ces deux parturientes est totalement submergé componen ses doutes et ses questionnements.

Enfin bref, je pourrais en faire plusieurs caisses, ajouter encore du formidable componen ici ou peut-rrtre un du sensationnel componen là, mais le mieux est que chacun se fasse sa propre opinion, ce serait dommage de se priver d’un tel love moment de lecture.

Laurent Bénégui réussit l’exploit si ce n’est de nous mettre dans la tête de tous ses personnages, au moins d’être très proches d’eux, de leurs pensées, leurs questions, leurs doutes, leurs découragements, … C’est là que je trouve boy roman très réussi, parce qu’on a l’impression qu’il a fait le tour en question en l’envisageant selon plusieurs points de vue : Romain, bien sûr, mais aussi Louise, l’ensemble des sœurs de Romain, sa mère et la petite fille à naître, Alessia. D’ailleurs c’est componen elle que le roman débute : « Plus tard Alessia apprendrait qu’elle était née lors en tempête, et qu’au moment où se jouaient l’ensemble des premières heures de boy destin plusieurs vents polaires s’écharpaient sur l’ensemble des barrières d’air fiévreux dressées au-dessus de l’océan. » (p.11) C’est cela qui m’a beaucoup plu : chacun plusieurs intervenants est important et chacun a boy mot à dire pour faire avancer le futur père. En plus de cela, Laurent Bénégui use d’une très belle langue. Le rythme qu’il donne ne l’empêche pas de faire preuve de beauté et de délicatesse, notamment lorsqu’il décrit Louise et la relation très sensuelle qu’elle a avec Romain, mais aussi l’ensemble des éléments, souvent amenés avec de longues phrases même s’ils sont violents. L’écriture est très descriptive, l’ensemble des pages sur l’accouchement de Louise -et donc la naissance d’Alessia- sont écrites comme si l’on y était, elles sont absolument magnifiques.

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