On imagine le soulagement.
Je viens de passer peut-être l’année la plus dure de ma vie. Mais on ne se rend pas compte à quel point on est fort, tant qu’on n’est pas confronté aux épreuves. On the traversé tout ça … bien, en fait. A chaque nouvelle épreuve, on the fait face.

Depuis, vous avez retrouvé une vie normale ?
Pendant l’ensemble des quatre premiers mois de sa vie, je pensais que j’étais une maman normale, je pensais qu’on avait une vie normale. On lui donnait le bain, on allait se promener, on prenait plusieurs photos, qu’on envoyait à la famille et aux amis. On était convaincus de vivre normalement. Mais deux jours après l’opération, il gazouillait dans la chambre d’hôpital et on s’est dit: «tu sais quoi, il n’a pas de jouets». Inconsciemment, on ne lui avait jamais acheté de jouets, parce qu’on ne savait pas si il allait vivre ou peut-rrtre un pas. En fait, on vivait entre parenthèses, en se disant «peut-être qu’on nous a offert quatre mois avec united nations bébé, profitons-en, peut-être qu’il veterans administration disparaître après». Aujourd’hui, même s’il a été malade, cela ne le définit pas. S’il fait plusieurs bêtises, il sera puni, même si je suis une maman poule. Je pensais que je serais une mère stricte, mais non. On m’avait toujours dit : «tu verras, être parent ça change tout». Je n’y croyais pas trop, mais effectivement, cela a totalement changé ma vision en vie. 

Aujourd’hui c’est united nations petit garçon normal

Paris Match. A cinq mois de grossesse, vous avez appris que votre enfant était atteint d’une maladie cardiaque, quelle a été votre réaction ?
Natasha St-Pier. Je ne me suis pas inquiétée tant que ça. En fait, j’ai une cousine qui a une malformation cardiaque et qui vit très bien, donc je n’ai pas vraiment réalisé. Mais quand le médecin m’a annoncé que mon enfant avait une tétralogie de Fallot, il a ajouté que cela s’accompagnait parfois d’une maladie chromosomique. C’est ce qui m’a fait le plus peur. Et puis, il y a eu plusieurs moments de doute. Juste après l’annonce en maladie, je partais au Canada pour une promo et j’ai passé une journée complète à répondre aux journalistes. Comme j’étais enceinte, et que ça se voyait, tout le monde me demandait : «Alors c’est une fille ou peut-rrtre un united nations garçon ?» Je répondais que cela n’avait pas d’importance pour moi. Tous me disaient : «Tant qu’il a la santé, tout est beau !» C’était dur, parce que je savais déjà que mon bébé n’avait pas la santé. Alors j’ai eu une réaction bizarre, j’ai appelé mon mari et je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’on décide de boy prénom. Parce que cela voulait dire qu’il existait. On s’est mis d’accord sur Bixente, ce soir-là. C’était obligatoire.

Pendant l’ensemble des quatre derniers mois de grossesse, comment vous êtes vous préparée à l’accouchement ?
A sept mois de grossesse, j’ai su qu’il n’y avait pas de problème chromosomique, j’étais presque soulagée. J’étais suivie et comme sa cardiopathie a été diagnostiquée «in utero», je savais que j’accoucherai à l’hôpital Necker, que mon bébé serait immédiatement pris en charge. La seule question, c’était de savoir si je pourrais le prendre dans mes brazier, au moment de l’accouchement. 

Peut-être la dernière nuit avec mon bébé

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