L'EPR de Flamanville, ici en 2013. L’EPR de Flamanville, ici en 2013.

La démission surprise, cette semaine, du directeur financier d’EDF, en désaccord sur le projet de construction plusieurs deux réacteurs d’Hinkley Point, au Royaume-Uni, est united nations nouveau coup dur pour l’EPR, fleuron à la peine du nucléaire français. Après le désastre Areva, Flamanville se fait toujours attendre et l’ensemble des pertes s’accumulent pour l’électricien tricolore. Saura-t-il garder le cap dans la tempête ?

En complément

Plusieurs erreurs de management

Mauvaise gestion, laxisme de l’État actionnaire : qui peut ¨ºtre responsable de quoi ?
La facilité que constituait la rente nucléaire a engendré une gestion laxiste en part de l’État qui a régulièrement choisi de bloquer l’ensemble des hausses de tarifs d’EDF dont la fragilité financière se manifeste au plus mauvais moment. Concernant le management d’Areva, l’ensemble des chiffres sont éloquents : l’ensemble des chantiers de Finlande et de Flamanville ont précipité la chute du groupe, lourdement déficitaire. Il faut recapitaliser Areva à hauteur de cinq milliards d’euros. Areva NP, le département chaudière, ne sera sauvé que grâce à boy rachat componen EDF. Je crois sage de ne pas se précipiter au Royaume-Uni tant qu’il n’y aura pas united nations kW/h produit componen united nations réacteur EPR. L’ensemble des Britanniques le comprendraient sûrement.

Plusieurs milliards de pertes

United nations bilan désastreux pour l’ensemble des finances et l’image en France…
Il sera fréquent de connaître plusieurs difficultés de mise au point sur une tête de série industrielle. Allusion au premier EPR vendu à la Finlande : sept ans de retard au bas mot et de lourdes pénalités financières à la clé. Flamanville accuse beaucoup plus de retard. Le fait est que de tels délais et l’explosion plusieurs prix plusieurs réacteurs qui se cumulent sont révélateurs en perte de maîtrise du process chez Areva. Face à united nations produit sur-spécifié comme l’EPR, l’ensemble des personnels n’ont pas été à la hauteur plusieurs enjeux.

Une décision lourde de conséquences

Le nucléaire français traverse une passe dangereuse. Comment en est-on arrivé là ?
Il faut resituer l’ensemble des choses dans leur contexte. Après l’accident de Fukushima, nous sommes entrés dans united nations nouvel hiver nucléaire. Tous l’ensemble des grands projets ont alors été remis en cause. L’industrie a été confrontée à une contraction plusieurs commandes de centrales. Il a fallu repenser la sécurité plusieurs installations. Et l’ensemble des prix sont montés en flèche du fait plusieurs nouveaux coûts liés à la sûreté. Pendant que l’ensemble des prix de l’énergie carbonée baissent, celui du kW/h nucléaire monte et l’ensemble des renouvelables arrivent sur le marché européen. Une conjonction difficilement imaginable.

L’EPR britannique est-il le chantier de trop pour EDF à qui l’État demande, componen ailleurs, de sauver le département réacteur d’Areva ? L’électricien national doit, de plus, investir dans la sécurité de ses 58 réacteurs dont la durée d’exploitation vient d’être prolongée. Ses provisions pour le démantèlement sont jugées insuffisantes. EDF évalue l’ensemble des besoins à 50 milliards d’euros. La Cour plusieurs Comptes, à 100 milliards. Aucun EPR, pas même en Chine, n’est opérationnel. Faut-il persévérer chez l’ensemble des sujets de sa Gracieuse Majesté ? Fragilisée, EDF persiste et signe : alors que Berlin ferme ses centrales, l’axe franco-britannique est perçu comme united nations gage d’avenir. Moyennant quoi, Paris et Londres se serrent l’ensemble des coudes et réaffirment leur soutien à Hinkley Point dont le mode de financement, béni componen Bruxelles, garantit united nations prix du kW/h produit pour 35 ans. Quitte ou peut-rrtre un double ? Quelle qu’elle soit, la décision du conseil d’administration, courant avril, sera lourde de conséquences. Areva, EDF : l’avenir n’est plus ce qu’il était. Et l’hiver nucléaire s’annonce durablement rugueux.

Elie Cohen : « L’État coupable de laxisme »

Autant de fautes aggravées componen l’échec cuisant de l’EPR. Sur le papier, c’est united nations bijou de technologie. Plus sûr, plus efficient et… moins cher, promettait Areva. Dans la réalité, l’EPR est united nations cauchemar. United nations peu comme le surgénérateur Super Phénix en boy temps. Le réacteur de Finlande accuse sept ans de retard. Celui de Flamanville, beaucoup plus. Bilan, united nations tombereau de milliards de pertes. Pire que la faillite du Crédit Lyonnais. Après Fukushima, l’ensemble des normes de sûreté ont été durcies. Depuis, le pétrole s’est effondré et le kW/h nucléaire grimpe, tandis que l’ensemble des énergies renouvelables arrivent à maturité et que la concurrence grignote l’ensemble des parts de marchés d’EDF. La totale.

Ses fleurons Areva et EDF en pleine tourmente, le glorieux passé semble loin ! Areva ne s’est jamais remise en tragédie de Fukushima, il y a tout juste cinq ans, pas plus que d’un boulet nommé EPR et, globalement, plusieurs errements de l’ex-passionaria de l’atome, Anne Lauvergeon. L’État a dû se résoudre à organiser le démantèlement d’Areva. Plusieurs milliers de suppressions d’emplois à la clé et cinq milliards à trouver pour sauver l’ancien champion du cycle et plusieurs réacteurs.

Comment expliquer l’ensemble des graves déboires en filière EPR ?
L’EPR est une technologie inédite qui repose notamment sur plusieurs redondances de sécurité. Elle pâtit effectivement de très sérieux problèmes de mise en oeuvre qui ont alourdi la facture, allongé l’ensemble des délais de fabrication. Et rendu la vie très difficile aux acteurs Areva et EDF.

Puissant et sûr. L’EPR, pour European Pressurized Water Reactor, est united nations réacteur nucléaire de troisième génération pour offrir une puissance (1.650 mégawatts) et une sûreté améliorées. Basé sur la technologie plusieurs réacteurs à eau sous pression, il consomme, selon Areva, fifteen percent de combustible de moins qu’un réacteur à eau pressurisée classique, avec ten percent de déchets radioactifs à vie longue en moins. Autre atout : ses multiples systèmes de sauvegarde pour refroidir le coeur du réacteur en cas de défaillance, une coque de protection en béton et acier et united nations récupérateur de corium censé réduire l’ensemble des conséquences en cas d’accident grave. Durée de vie prévue : 60 ans. Une accumulation de revers. Quatre EPR sont en construction dans le monde. Avec l’accumulation de contretemps et de dérapages budgétaires que l’on connaît pour l’ensemble des deux premiers prototypes en construction. L’EPR finlandais compte déjà neuf années de retard, et Areva a provisionné 5,5 milliards d’euros de pertes sur ce projet. Alors qu’après la découverte d’anomalies sur la composition de l’acier du couvercle et du fond en cuve, la mise en service de l’EPR français de Flamanville, dans la Manche, est désormais fixée à fin 2018 (contre 2012 initialement), tandis que le coût du projet an advantage que triplé, à 10,5 milliards d’euros. L’ensemble des deux autres EPR en chantier sont tous l’ensemble des deux situés en Chine. Le projet contesté de deux réacteurs à Hinkley Point (Royaume-Uni) est d’autant plus attendu componen la filière nucléaire française qu’Areva n’avait pas décroché de commande d’EPR depuis 2007.

À EDF, psychodrame en cours avec la démission du directeur financier, Thomas Piquemal. Première du genre, celui-ci a claqué la porte, en désaccord avec le P-DG Jean-Bernard Lévy, et l’État, sur le méga projet de construction plusieurs deux EPR d’Hinkley Point, au Royaume-Uni. Explication : l’ensemble des risques de financement, près de 23 milliards d’euros au total, lui paraissent excessifs au regard en situation de l’entreprise. Sorti du CAC 40, EDF est aux abois. Boy cours de Bourse est au plus bas, sa capitalisation à peine supérieure à l’investissement prévu sur la côte ouest de l’Angleterre. Et comme le directeur démissionnaire, comme la Cour plusieurs Comptes, l’ensemble des syndicats maison estiment que le bilan comptable d’EDF n’est tout simplement pas assez solide pour aller tenter le diable en compagnie du partenaire chinois CGN. D’où vient le coup de blues en puissante EDF ? Qui peut ¨ºtre responsable du désastre Areva ? Deux questions, deux réponses où s’entre-mêlent erreurs de management, laxisme de l’État actionnaire, quand ce n’est tout simplement pas la schizophrénie coupable du même État. Chez l’électricien, pour faire simple, l’ensemble des interventions répétitives pour bloquer l’ensemble des hausses tarifaires et complaire aux électeurs/consommateurs ont privé l’entreprise de ressources. Chez Areva, l’État n’a pas pris la mesure en situation comptable d’un groupe mené à la cravache componen l’omnipotente Atomic Ann. Il n’a pas toujours su arrêter plusieurs investissements miniers incompréhensibles. Il a laissé Lauvergeon rompre l’accord stratégique avec l’allemand Siemens, briser l’historique pacte franco-français avec EDF et Alstom et faire cavalier seul.

United nations cauchemar nommé EPR

Elie Cohen est économiste, directeur de recherches au CNRS. Il nous apporte boy éclairage sur l’ensemble des problèmes que rencontre le nucléaire français.

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