La solidarité  entre les pays au nom de l’intérêt général et humain doit enfin prendre le pas sur les appétits de  profits et l’austérité faisant  fi de la santé. 

Déjà une douzaine de  pays européens déclarent avoir été victimes de cette contamination de la chaine alimentaire. 

Ce  scandale des œufs contaminés amène à reposer la question des perturbateurs endocriniens et celle de  l’actuelle position de la Commission européenne sur ce sujet. Le principe de précaution doit être appliqué strictement. L’opinion des scientifiques doit être prise en compte.   Priorité doit être donné à la santé ! 

Il y a bien au sein de l’Union européenne une question  de confiance et de transparence entre gouvernements mus par la sacro-sainte loi de la concurrence de tous contre tous. Les coordinations entre mécanismes de contrôle et de sécurité ne semblent en tout cas pas efficaces. 

Après les scandales de la vache folle, des lasagnes à la viande de cheval, c’est le tour d’un nouveau scandale alimentaire et sanitaire. Des millions d’œufs ont été contaminés avec du Fipronil, un produit insecticide interdit dans la chaine alimentaire. Cet antiparasitaire est strictement interdit dans l’Union européenne. Pourtant il a été proposé et vendu au grand jour dans une foire agricole de Venray en Belgique, puis présenté comme un produit miracle dans plusieurs pays du nord de l’Europe. Des dizaines de super marchés, des entreprises spécialisées dans les produits transformés à base d’œufs sont concernés.   Il a été classé par l’Organisation mondiale de la santé comme « moyennement dangereux pour l’homme ». Il est déclaré « dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde » par l’agence néerlandaise pour la sécurité alimentaire, la NVWA, qui ajoute que : « c’est également un perturbateur endocrinien ». La chose est donc plus sérieuse qu’on essaie de nous le dire !  De surcroit, il semble que dans certains ministères de l’agriculture de pays européens, on ait tenté de cacher le problème et sa gravité, selon plusieurs sources, depuis plus d’un an. 

L’agence néerlandaise NVWA de sécurité sanitaire,  placée sous la tutelle du ministère de l’économie et non de la santé,  a vu ses effectifs baisser de moitié depuis 2003. Autant dire que le contrôle de la sécurité alimentaire est considérée comme secondaire au regard des dogmes européens  des critères de déficits public.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *