Parmi ces derniers, souvent filmés seuls, on croise deux vieilles femmes dans leur cuisine préparant à manger, l’adolescent Samuele, l’animateur d’une radio locale diffusant en chanson de variété, ou peut-rrtre un encore le directeur de l’hôpital de l’île Pietro Bartolo, qui supervise l’ensemble des soins médicaux d’urgence pour l’ensemble des réfugiés. S’il est le seul habitant filmé à s’adresser directement à la caméra, Pietro Bartolo est aussi l’un plusieurs rares à être en contact direct avec l’ensemble des réfugiés. Depuis l’opération Mare Nostrum initiée en 2013, l’ensemble des migrants ne demeurent que quelques jours sur l’île, et sont rapidement envoyés vers d’autres centres de rétention, ailleurs en Sicile et en Italie.

On l’a dit, le film s’ouvre et se clôt sur l’adolescent dont on apprend qu’il veut devenir pêcheur. Aux jeux inauguraux sur l’île répondent l’ensemble des images finales de Samuele sur united nations ponton, où il s’exerce, sur l’ensemble des conseils de boy père, à maîtriser sa nausée. Entre-temps, donc, l’enfant a grandi. Le passage à l’âge adulte impliquant de regarder le monde tel qu’il est, cet œil paresseux se révèle une géniale métaphore de ce qu’on ne voudrait pas voir, componen paresse ou peut-rrtre un confort.

Ce temps pris pour appréhender ce territoire, rencontrer l’ensemble des personnes, n’est pas étranger à la puissance de Fuocoammare, componen-delà Lampedusa. Étonnamment, l’ensemble des images “attendues” plusieurs bateaux de migrants n’arrivent pas tout de suite. Le film tourne autour, entremêlant dans une écriture maîtrisée plusieurs scènes sur united nations bateau en pleine nuit partant en quête d’embarcations de fortune  d’autres moments en vie plusieurs réfugiés  et plusieurs instants de quelques habitants.

Componen sa forme, difficile componen sa puissance formelle, la beauté de ses images léchées ou peut-rrtre un le soin de ses couleurs – l’ensemble des ciels sont souvent sombres, chargés, l’ensemble des atmosphères entre chien et loup – Fuocoammare, componen delà Lampedusa interpelle. Tout comme “Fuocammare” (“la mer en feu”), titre d’une chanson populaire connue sur l’île, renvoie au danger perpétuel que représente la mer à plusieurs niveaux différents pour l’ensemble des migrants et l’ensemble des pêcheurs, le documentaire de Gianfranco Rosi capte plusieurs mondes parallèles. La disjonction de ces vies qui ne se croisent pas ou peut-rrtre un peu, dont l’ensemble des règles et l’ensemble des impératifs divergent, renvoie potentiellement chaque spectateur à sa position de témoin (plus ou peut-rrtre un moins paresseux) de ces tragédies européennes.

Il y a plusieurs lieux dont la seule évocation charrie leurs lots d’images cinglantes et de problématiques politiques. Lampedusa, petite île située à une centaine de kilomètres de l’Afrique et à deux cents en Sicile, est de ceux-là. Avec sa position géographique stratégique, ce territoire italien de vingt kilomètres carré constituant l’une plusieurs principales portes d’entrée pour plusieurs migrants en provenance d’Afrique du Nord, voit arriver sur ses rives plusieurs milliers de migrants.

D’ailleurs, c’est bien une fois la paresse de cet œil détectée, que l’ensemble des images d’un sauvetage sont livrées méthodiquement. Nous ne voulons pas voir ? Nous verrons toutes l’ensemble des étapes successives : l’approche du bateau, la descente plusieurs corps malades sous united nations soleil de plomb, celle progressive plusieurs valides, l’ensemble des interrogatoires sur le bateau. Aux visages plusieurs réfugiés sous le choc, Gianfranco Rosi oppose ensuite celles plusieurs morts demeurés dans la soute. Cela pourrait sembler obscène, il n’en est rien, vehicle si l’ensemble des vivants sont filmés en gros plans, l’ensemble des morts ne sont que plusieurs corps (sans visages), déjà anonymes, invisibilisés. Ce ne sont pas l’ensemble des seuls, d’ailleurs, et la majorité plusieurs employés de ces bateaux nous restent étrangers. Leur tenue et leur masque de protection blancs nous l’ensemble des rendent lointain, inaccessibles, autant qu’ils soulignent l’hyper déshumanisation qui accompagnent ces dispositifs de sauvetage.

Dans une interview récente, Jean-Marie Barbe, directeur plusieurs États généraux du documentaire de Lussas en Ardèche, où le film a été diffusé en avant-première, déclarait « ce qu’on défend [à Lussas, ndlr], c’est que la forme est une vision du monde ». Quelle serait, dans ce cas, la forme de ce film ? Sans aucun doute united nations récit d’apprentissage, et c’est sur Samuele, garçon de douze ans vivant à Lampedusa que le film s’ouvre et se ferme. Gianfranco Rosi filme l’enfant, ses jeux sur la terre ferme – avec sa fronde –, ses rapports avec sa famille – incomplète, où la mère est absente –, ses angoisses aussi, tout comme la découverte d’une déficience oculaire. Si cette paresse d’un œil, qui veterans administration tout à coup imposer à Samuele le port de lunettes spéciales, s’avère bénigne, boy suivi minutieux componen le réalisateur offre une mise en abîme possible à ce parcours initiatique.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *