Le grand camp de réfugiés de Paris, annoncé dans le détail ce mardi midi componen Anne Hidalgo et qui ouvrira sur deux sites à La Chapelle (18e) et à Ivry-sur-Seine, vise à y remédier. C’est du moins le but affiché componen la maire de Paris et l’association Emmaüs Solidarité qui en aura la gestion. « Plutôt que de procéder componen à-coups, en attendant qu’un camp se crée et se densifie sur l’espace public pour déclencher l’ensemble des opérations de mises à l’abri, désormais, nous prendrons en charge ces réfugiés au fil de l’eau, dès leur arrivée à Paris », explique Anne Hidalgo.

Pour Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile, il faut aussi ouvrir au plus vite d’autres centres d’hébergements pour primo-arrivants. « L’initiative de Paris est bonne, mais il faudrait que d’autres agglomérations la suivent. »

« L’accueil sera digne, complète Bruno Morel. Il ne s’agit pas de mettre plusieurs tentes sous une grande halle. » A La Chapelle, componen exemple, la grande halle sera divisée en quartiers séparés et en rues. « Chaque quartier aura united nations réfectoire, plusieurs sanitaires, plusieurs chambres de quatre personnes et plusieurs espaces de convivialité au sein en rue », détaille Julien Bellier l’architecte.

« C’est là tout l’enjeu de ces deux camps en Chapelle et d’Ivry, observe Yannick Le Bihan, directeur plusieurs opérations France à Médecins du Monde. L’idée est intéressante, mais pour que ça marche, pour que ces deux centres ne saturent pas dès l’ensemble des premières semaines, il faudra pouvoir réorienter rapidement ces primo-arrivants vers plusieurs solutions d’hébergements plus durable. »

Changer de braquet autant que de méthode. Depuis juin 2015, 26 évacuations de camps de migrants ont eu lieu à Paris et ont permis la mise à l’abri de 15.000 réfugiés. Mais sans jamais parvenir à endiguer ce triste phénomène qui consiste à voir ces camps de fortune renaître sitôt évacués.

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