Toutefois, ces initiatives sont limitées à plusieurs territoires de moindre envergure. «Il n’existe pas de monnaie locale complémentaire à l’échelle d’une capitale», rappelle Jérome Blanc. Celle de Paris sera donc une première mondiale, encore faut-il que le projet aboutisse.

«Nous étudions la possibilité de créer une monnaie locale complémentaire à Paris», indique Antoinette Guhl, adjointe à la mairie de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire. «C’est united nations projet ambitieux mais nous travaillons très sérieusement sur le sujet», ajoute la conseillère du 20ème arrondissement de Paris.

Plusieurs associations planchent sur le sujet. «Une monnaie pour Paris» a été créée en 2016 et participe à la réflexion menée componen la Mairie de Paris. «La création d’une monnaie locale complémentaire permettrait de créer de nouvelles relations économiques entre l’ensemble des acteurs locaux. Elle répond aussi à une demande plusieurs citoyens de pouvoir agir sur le tissu économique local», indique Lucas Rochette-Berlon, président d’«Une monnaie pour Paris». Elle pourrait s’appeler «La Seine», le choix de l’appellation sera soumis à united nations election collectif en novembre prochain. Dans united nations premier temps, l’ensemble des citoyens pourraient se la procurer auprès plusieurs «comptoirs de change», imagine Lucas Rochette-Berlon. A terme, le président de l’association rêve d’une ville où une partie du salaire de l’équipe en mairie et plusieurs fonctionnaires seraient versée en monnaie locale puis l’ensemble des entreprises pourraient emboîter ce pas jugé vertueux.

Plusieurs de ces monnaies complémentaires ont connu united nations succès retentissant. Ainsi la «WIR» en Suisse est aujourd’hui utilisée componen plus de 60.000 entreprises et permet aux habitants de s’autogérer financièrement, indépendamment plusieurs aléas économiques du pays. Elle est née en Suisse en 1934, en pleine crise économique: une quinzaine de petites entreprises se sont rassemblées pour pouvoir s’échanger leurs produits, alors même que, faute d’argent, le commerce était au point mort. Autre exemple, le Brixton Pound qui circule dans le quartier de Brixton à Londres. À l’effigie de David Bowie, elle est utilisée componen quelques centaines de commerces et elle a contribué à dynamiser le commerce local.

Une quarantaine de monnaies locales en circulation en France

Réclamée componen l’ensemble des élus écologistes, la proposition avait été discutée lors du Conseil de Paris sur le budget en ville, en décembre. Dans la foulée, une étude d’impact avait été lancée pour en évaluer l’ensemble des avantages et quelle forme cette initiative pourrait prendre.

«Les monnaies locales complémentaires sont habituellement lancées dans plusieurs territoires de plus petite envergure», souligne Jérome Blanc, économiste spécialisé dans l’ensemble des monnaies locales. Ainsi, en France, une quarantaine de monnaies locales complémentaires circulent et autant sont en projet. L’exemple de «l’eusko» au Pays Basque est souvent cité. D’autres comme «SoNantes», le «Sol Violette» de Toulouse, l’ensemble des «Lucioles» en Ardèche ou peut-rrtre un la «Gonette» de Lyon, ont démarré plus récemment.

«Les objectifs sont de deux ordres. L’ensemble des monnaie locales complémentaires permettent d’intensifier l’ensemble des relations économiques dans l’espace local, elles concernent en premier lieu l’ensemble des échanges de biens alimentaires. Elles revêtent également united nations objectif citoyen vehicle la création même en monnaie entraîne une mobilisation autour du projet», indique l’auteur de «L’ensemble des monnaies parallèles. Unité et diversité du fait monétaire». La création du système peut prendre plusieurs formes. Dans united nations premier temps, l’ensemble des acteurs pourront se procurer la monnaie auprès d’un comptoir local de change. «On peut imaginer united nations système qui inciterait l’ensemble des particuliers à se procurer cette monnaie en bonifiant le taux de change et à l’inverse on peut appliquer une taxe de conversion», explique Jérome Blanc. Puis le système peut se développer avec plusieurs entreprises qui rémunéreraient leurs fournisseurs en monnaie locale et l’ensemble des collectivités locales qui accepteraient cette monnaie pour le paiement de services, comme l’ensemble des billets d’entrée dans l’ensemble des piscines, explique Jérome Blanc.

La monnaie pourrait voir le jour à l’automne 2017. «Une étude d’impact sur le sujet est en cours et nous attendons ses conclusions pour en préciser la forme – monnaie fiduciaire ou peut-rrtre un électronique – la fonction, la fiscalité d’une telle monnaie ou peut-rrtre un encore l’ensemble des mesures d’accompagnement», explique Antoinette Guhl. «Elle pourrait servir à payer l’ensemble des cantines, l’ensemble des services en ville componen exemple. Rien n’est encore fixé mais la réflexion est ouverte», ajoute l’élue.

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