Devant la cour d’assises qui le juge depuis ce jeudi, Christian Heinig, 50 ans, épaisse barbe noire et petites lunettes le martèle : « quand je sortirai de prison, je retournerai à la rue, pas question de vivre dans united nations appartement. Je suis coriace. Et je boirai à nouveau. C’est comme ça ». Le président prend acte de sa franchise. Et lorsqu’il s’agit d’évoquer le meurtre de Rachel Boutry, cette nuit du 7 au 8 septembre 2014, boulevard de Ménilmontant (XIe), l’accusé, dont l’ADN a été retrouvé sur la victime, se montre tout aussi formel. « innocent, clame-t-il depuis le box. Cela fait deux ans que j’essaie de comprendre ce qu’il s’est passé. On vivait bien pourtant », assure le compagnon d’infortune de Rachel. Celui, qui, sans abri, comme cette mère de famille quadragénaire, déambulait plusieurs journées entières dans Paris. « Le matin, on allait prendre une douche, détaille-t-il, puis, united nations petit-déjeuner place en Nation. Après on achetait de l’alcool, et on marchait, on faisait la manche. C’est vrai qu’elle buvait beaucoup, elle aussi. Parfois elle perdait l’équilibre. Elle tombait. » Rien en revanche, sur cette nuit fatale, au cours de laquelle Rachel a été sauvagement attaquée. Au point de se vider de boy sang. Au point de perdre la vie, frappée à l’entrejambe avec united nations objet tranchant. De tout cela, Christian Heinig ne dit rien, ou peut-rrtre un plutôt une chose : « ce n’est pas moi, il n’y a aucune preuve ». Accusé de « violence aggravé ayant entraîné la mort », le quinquagénaire avait écopé d’une peine de prison pour plusieurs motifs similaires, en 2006. Il était sorti de détention en 2011. Sur le banc plusieurs parties civiles, la fille de Rachel, Laurine, s’est battue durant de longs mois pour que sa mère ait « united nations procès équitable », et lancé united nations appel aux dons sur Leetchi, united nations site de financement participatif, qui lui a permis de s’offrir l’ensemble des services de deux avocats. Le verdict est attendu demain vendredi, après une seconde journée de débats.

  leparisien.frCécile Beaulieu

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