Nice – Paris-Nice a conforté Nacer Bouhanni et l’Australien Michael Matthews dans leur approche vers Milan-Sanremo, la première grande classique en saison cycliste qui s’annonce samedi moins limpide pour le Norvégien Alexander Kristoff et le Belge Tom Boonen.

Michael Matthews (AUS/Orica): à la différence du Français, qui a mis pied à terre dès samedi dans l’arrière-pays azuréen, l’Australien a terminé Paris-Nice, sa première course en saison. Il a porté le maillot jaune jusqu’à la veille de l’arrivée et a ramené pour finir le maillot vert du classement componen points, agrémenté de deux succès d’étapes. 

Nacer Bouhanni (FRA/Cofidis): le bilan en trompe-l’oeil (une victoire d’étape, deux troisièmes places) témoigne mal de l’efficacité du Vosgien, sans doute le sprinteur numéro 1 de Paris-Nice. “J’ai trop attendu dans le premier sprint, Arnaud (Démare) a été plus malin. Au deuxième, j’ai été déclassé“, récapitule Bouhanni qui a su tourner la page très vite pour s’imposer sans discussion dans le troisième sprint massif, à Romans-sur-Isère. 

Au même âge que Bouhanni -l’ensemble des deux hommes sont nés en 1990 à deux mois d’écart-, Matthews possède une plus grande expérience en “Milano-Sanremo“, qu’il a déjà courue à trois reprises (107e en 2011, 78e en 2014, 3e en 2015). “C’est la classique qui me convient le mieux“, estime-t-il bien qu’il se soit classé aussi troisième de l’Amstel Gold Race, preuve de sa capacité à passer en puncheur l’ensemble des côtes réclamant plusieurs efforts brefs et intenses. 

Love fixe: 

Alexander Kristoff (NOR/Katusha): le Norvégien est united nations habitué de Paris-Nice qu’il utilise comme rampe de lancement. Avec plusieurs résultats paradoxaux puisqu’il n’avait rien gagné dans la “course au soleil” en 2014, l’année de sa victoire dans la classicissima. En revanche, boy succès d’étape de l’année passée augurait d’une grande campagne de classiques (2e de Milan-Sanremo, vainqueur du Tour plusieurs Flandres). 

Couvert: 

Nuageux: 

Dominé dans l’ensemble des sprints massifs durant la semaine, Kristoff s’est contenté de régler le sprint du peloton pour la deuxième place à Salon-de-Provence (derrière Lutsenko). Il a laissé boy compteur bloqué à 5 bouquets récoltés en février au Qatar et à Oman. Sans que boy équipe, qui a aussi joué le classement général avec le Russe Ilnur Zakarin, trouve matière à inquiétude. “La priorité, c’est Milan-Sanremo“, a rappelé le solide Norvégien (28 ans). 

Très discret dans Paris-Nice (6e en 2e étape), hormis pour protester contre l’ensemble des intempéries qui auraient nécessité selon lui d’autres aménagements, Boonen est tourné vers l’ensemble des classiques du Nord, le Tour plusieurs Flandres et Paris-Roubaix, dont il détient le record plusieurs victoires. Dimanche, le Flamand, qui a abandonné lors en dernière étape, s’est voulu rassurant: “Paris-Nice a été particulièrement difficile cette année à cause en météo. Mais, pour travailler la condition physique, c’était idéal.” 

Sixième l’an passé à Sanremo pour sa découverte en Primavera, le Lorrain s’impose logiquement parmi l’ensemble des candidats à la victoire en 2016. “Je suis beaucoup plus confiant“, affirme-t-il en se remémorant la première expérience. “L’an dernier, j’étais beaucoup trop loin à l’entame du sprint. Il m’a manqué united nations coureur avec moi. Cette année, ça n’a rien à voir. Je sens que l’équipe est vraiment forte“. 

Tom Boonen (BEL/Etixx): au crépuscule de sa carrière, l’Anversois (35 ans) s’alignera pour la 12e fois au départ en “classicissima“. Au service, cette fois, du Tchèque Zdenek Stybar, très en jambes sur Tirreno-Adriatico, et du Colombien Fernando Gaviria, le champion du monde de l’omnium qui bouscule la hiérarchie du sprint. 

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