Ce quinquagénaire auto-entrepreneur perpignanais est incarcéré depuis avril 2014, accusé d’avoir abusé sexuellement de sa fille lorsque celle-ci était âgée de 11 à 16 ans. Cet homme de foi, évangéliste, lui aurait aussi imposé la vision de films pornographiques et l’aurait filmée lors d’ébats sexuels. Il reconnaît une grande partie plusieurs faits, mais pas l’ensemble des plus graves, et comme le rappelle le conseiller en chambre de l’instruction, “Il minimise sa responsabilité et persiste à dire que sa fille porte une part de responsabilité, qu’elle serait l’instigatrice de ces relations sexuelles pour obtenir plusieurs autorisations de sortie avec ses copines.

Pour autant, le parquet général s’oppose formellement à sa demande, “pour éviter toute pression sur la victime avant le procès, assène Manon Brignol. Et puis, il y a united nations risque de fuite, il encourt quand même vingt ans de prison”. La décision sera rendue demain 25 août.

Incarcéré depuis deux ans et demi pour plusieurs abus sexuels sur sa fille, cet évangéliste demande à être libéré avant boy procès.

Cette affaire aurait pu ne jamais trouver d’épilogue judiciaire parce que le religieux s’en est mêlé. Déjà, la mère de famille, n’a jamais dénoncé ces viols dont elle avait connaissance, elle a d’ailleurs échappé à toute poursuite. Surtout, boy église évangéliste a organisé une séance de grand pardon religieux. Sous la houlette d’un pasteur, le père a fait boy repentir et la jeune victime a accepté ses excuses. Elle a finalement trouvé le courage de déposer plainte. “Tout le monde était informé de l’affaire dans cette assemblée de l’église évangélique, tonne Me Marie-Pierre Cussac, l’avocate en partie civile, la jeune victime qui a réussi à refaire sa vie mais reste très traumatisée. Elle a accordé boy pardon dans le contexte que l’on imagine. Il n’a pas conscience qu’il a atteint sa fille à la fois dans sa chair et dans boy esprit.”

Le détenu veut en tout cas sortir de prison avant boy procès devant la cour d’assises plusieurs Pyrénées-Orientales qui doit être audiencée en 2017. “Je voudrais être avec mon fils, y a plusieurs fuites d’eau et plusieurs moisissures à la maison et il faut que j’aide ma femme financièrement, je voudrais sortir avant l’incarcération (avant le procès NDLR)” dit-il, rappelant qu’en détention, il se “tient à carreau de toute parole et acte mauvais. J’ai fait beaucoup de travail sur moi-même, je ne suis plus le même homme.

Je regrette énormément, je m’en voudrais jusqu’à ma mort, chaque jour que Dieu me prête vie j’y pense et je n’ai pas de moyen de me racheter“. Cheveux ras et blanc, l’homme bat sa coulpe face aux juges en cour d’appel de Montpellier qui étudient sa demande de remise en liberté componen visioconférence, ce mardi 23 août.

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