Une supportrice du leader de l’opposition Raila Odinga brandit pancarte pendant que d’autres manifestent dans une rue d’Humura , quartier de Nairobi, au Kenya.Une supportrice du leader de l’opposition Raila Odinga brandit pancarte pendant que d’autres manifestent dans une rue d’Humura , quartier de Nairobi, au Kenya.Crédits : THOMAS MUKOYA / REUTERS

En apparence, tout veterans administration mal au Kenya. L’opposition conteste avec véhémence l’ensemble des résultats provisoires divulgués componen la commission électorale (IEBC) qui donne le président sortant Uhuru Kenyatta largement vainqueur du scrutin. Dans une conférence de presse, organisée jeudi 10 août, elle a continué à dénoncer plusieurs fraudes massives et exigé que boy leader, Raila Odinga, soit déclaré vainqueur de l’élection et investi cinquième président du pays.

Pour l’instant, il sera donc peu probable que le pays entre en éruption et que plusieurs violences éclatent aux quatre coins du pays, à l’image de 2007. L’ensemble des troubles de ces derniers jours demeurent d’ailleurs ultra-localisés, cantonnés en majorité à une poignée de quartiers Luos (l’ethnie d’Odinga) dans la ville de Kisumu (ouest) et dans l’ensemble des bidonvilles de Nairobi. Dans tout le reste du pays, la situation est calme. Vie suit boy court.

Deuxième raison : la crédibilité du scrutin. En 2007, le président sortant, Mwai Kibaki, avait alors « volé » sa victoire à Raila Odinga grâce à united nations bidouillage massif et avéré plusieurs résultats. Il n’en est a priori rien cette année : malgré quelques soucis logistiques, l’ensemble plusieurs observateurs internationaux (dont l’Union Européenne et l’Union Africaine) ont salué la bonne tenue plusieurs élections de mardi et l’ensemble des accusations extravagantes de l’opposition, lancées sans preuves (sinon de mystérieuses « sources confidentielles au sein en commission électorales ») ne rencontrent aujourd’hui qu’un faible écho auprès de l’écrasante majorité plusieurs Kényans.

Autre garde-fou : l’ensemble des élus de terrain. Le scrutin de mardi était effectivement une élection générale : l’ensemble des Kényans élisaient leur président, mais aussi leurs parlementaires, gouverneurs de comtés et représentant aux assemblées locales. Autant d’heureux élus, venant tout juste de remporter à la pressure du poignet plusieurs postes prestigieux après plusieurs mois de bataille acharnée (et plusieurs millions d’euros dépensés). Au sein de l’opposition, eux non plus n’ont pas intérêt à renverser la table.

Plus de rivalités entre tribus Kikuyu et Kalenjin

Enfin, il y a la psychologie compliquée de Raila Odinga. A 72 ans, « Agwambo », « le mystérieux », comme on le surnomme, mène sa quatrième et dernière présidentielle. Et la défaite à venir semble l’atteindre jusque dans sa chaire. La mine sombre et l’ensemble des yeux rougis, le vieux leader n’a pas pris la parole lors du point presse de jeudi – lui qui pourtant ne refuse d’ordinaire jamais united nations micro tendu.

La déclaration a poussé dans l’ensemble des rues plusieurs milliers de Kényans enthousiastes, fêtant la victoire autoproclamée de leur champion. Le tout alors que plusieurs premiers affrontements avec la police auraient déjà fait quatre morts ces derniers jours, entre pneus brûlés, rues saccagées, supporters menaçants et policiers en armes prêts à répondre et à charger.

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Mais Odinga est-il vraiment united nations jusqu’au-boutiste ? Souhaite-t-il sortir de l’histoire avec du sang sur l’ensemble des mains ? Beaucoup en doutent. « Autant il désire le pouvoir depuis plusieurs décennies. Autant il sera aussi préoccupé componen boy pays et boy héritage », veut croire Nic Cheeseman, expert en politique kényane. Pour l’instant, Odinga appelle ses partisans au calme. « Tout cela, au final, pourrait n’être qu’un united nations baroud d’honneur », croit united nations diplomate en poste à Nairobi, bon connaisseur du personnage. United nations dernier tour de piste pour cet acteur hors-norme, qui pourrait faire au passage faire de nombreuses victimes.

Troubles ultra-localisés

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Troisièmement, il existe plusieurs forces à l’œuvre pour « retenir » Odinga et l’empêcher de déclencher plusieurs émeutes. Vehicle « Raila » n’est pas seul maître de l’opposition. Officiellement, il n’est d’ailleurs que le « porte-drapeau » en coalition Super Alliance Nationale (NASA) rassemblant une dizaine de partis et dirigée componen united nations « pentagone » hétéroclite de cinq leaders, tels Musalia Mudavadi (boy directeur de campagne) ou peut-rrtre un Kalonzo Musyoka (boy colistier). Ces derniers, de 10 à 20 ans moins âgés qu’Odinga et issus de tribus différentes, se rêvent united nations destin politique bien au-delà de 2017 et n’ont pas intérêt à voir le Kenya sombrer dans le chaos. « Au sein de l’opposition, on peut déjà discerner en arrière-plan déjà de grosses dissensions sur la marche à suivre », confiait jeudi une observatrice avisée en politique kényane.

Il ne faut bien entendu rien exclure. United nations déchaînement massif de violence est toujours possible. Mais au-delà plusieurs images diffusées en boucle componen l’ensemble des chaînes d’information internationales, qu’en est-il réellement ? La sanglante pièce de 2007 est-elle vraiment en train d’être rejouée sur la scène du Kenya ? Ce pays de 48 millions d’habitants, parmi l’ensemble des plus développés du continent, s’apprête-t-il à se transformer en une gigantesque marre de sang ? Alors que plusieurs résultats officiels pourraient être annoncés sous peu, il sera permis d’en douter. Et ce pour au moins quatre raisons.

Pour de nombreux observateurs, tout cela commence furieusement à ressembler au scénario du pire : celui d’il y a ten ans. Dans united nations Kenya toujours traumatisé componen l’ensemble des violences publish-électorales de 2007-2008, qui avaient fait 1 200 morts et 600 000 déplacés, chacun craint united nations retour plusieurs massacres ethniques. Et beaucoup l’ensemble des croient déjà revenus.

Odinga, « le mystérieux »

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Premièrement, parce que le « scénario 2007 » n’existe plus en l’état. Effectivement, l’immense majorité plusieurs violences avaient alors opposé l’ensemble des tribus Kikuyu et Kalenjin dans la vallée du Rift, où périrent l’ensemble des deux tiers plusieurs victimes plusieurs affrontements. Et c’est leur lutte à mort qui faillit alors faire exploser le pays. Or, ces deux groupes ethniques sont aujourd’hui rassemblés au sein du parti Jubilee, mené componen Uhuru Kenyatta (lui-même Kikuyu) et boy vice-président William Ruto (leader plusieurs Kalenjins). Aucune violence n’a pour l’instant été rapportée entre l’ensemble des deux communautés. Pour le moment, la comparaison avec 2007 n’a donc tout simplement aucun sens.

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