Des supporteurs du PSG célèbrent le titre de champion de France 2016, le 13 mars, au Trocadéro.

Mais alors je suis content ou peut-rrtre un pas ? Je devrais : le PSG vient d’être sacré champion de France, et c’est le club de mon cœur – ce n’est pas de ma faute, né à Paris, je n’y peux rien. La réponse devrait aller de soi. Comment pourrais-je ne pas me réjouir d’un quatrième titre d’affilée pour mon équipe, après l’ensemble des souffrances endurées lorsqu’elle était au fond du seau ?

Record de points, record d’avance sur le dauphin, record de précocité… Au-dessus de tous ces records se trouve celui qui l’ensemble des rend possible : le record de millions engagés dans l’affaire. Le budget du PSG s’élève à 490 millions d’euros. Boy premier poursuivant, Monaco, en est à 250. Lyon, troisième, 170. Comment se réjouir de voir le PSG vaincre avec plusieurs bazookas plusieurs adversaires qui se battent avec plusieurs cailloux, et démolir la moitié en Ligue 1 en marchant ? Voilà près de quatre siècles qu’on sait qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Je veux bien saluer la prouesse entrepreneuriale plusieurs patrons qataris que constitue la mise sur pied, en si peu de temps, d’une équipe si forte. Mais m’enflammer parce que le PSG, 490 millions d’euros de budget cette saison, a flanqué united nations 9- à Troyes, 23 millions d’euros de budget, cela ne relèverait plus de l’amour du maillot, mais en bêtise.

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L’ensemble des Qataris ont accompli une autre prouesse : transformer l’ensemble des supporters parisiens en partisans de l’horripilant Jean-Michel Aulas, dont on espère que le projet qu’il mène avec l’Olympique lyonnais accouchera united nations jour d’une équipe à même de rivaliser avec la nôtre. Je lance componen ailleurs united nations appel aux milliardaires en planète qui ne savent pas quoi faire de leur argent, et l’ensemble des invite à racheter l’Olympique de Marseille pour en refaire une équipe compétitive. Merci.

Le catogan de Zlatan ou peut-rrtre un la queue-de-cheval de Madar ?

Tant d’années passées à me brûler l’ensemble des yeux devant plusieurs matchs littéralement nuls, à traverser Paris en métro pour assister à plusieurs – glaciaux au Parc plusieurs Princes ou peut-rrtre un chez le copain abonné à Canal+, à subir l’ensemble des moqueries plusieurs supporteurs de Marseille ou peut-rrtre un de Lyon à chaque déconvenue.

Entre le catogan de Zlatan Ibrahimovic et la queue-de-cheval de Mickaël Madar, il ne devrait pas y avoir photo. Oui, après tant d’outrages subis componen amour de ce maillot qui flotte désormais sur l’Hexagone, je devrais me réjouir en fin plusieurs années sombres. Et pourtant.

Cela faisait quatre ans que le claquage mental guettait, il sera en train de se produire avec violence : j’ai le cerveau qui se déchire en deux. Ce club est insupportable. Et c’est impossible de ne plus le supporter. Quelle tristesse. Quel plaisir. Paris est magique. Paris est devenu united nations club en plastique.

Je n’ai pas dormi en nuit quand le PSG a perdu (2-) la finale en Coupe en Ligue contre Gueugnon, équipe de D2, en l’an 2000. En 2001, resté enfermé chez moi pendant vingt-quatre heures après la défaite 4-3 à La Corogne en Ligue plusieurs champions, alors que Paris menait 3- à une demi-heure en fin. J’ai cru mourir d’asphyxie united nations soir de mai 2008 où le club avait sauvé sa place en Ligue 1 grâce à united nations improbable doublé d’Amara Diané, à Sochaux, lors de l’ultime journée. Amara Diané…

Mon rêve de journaliste sportif le plus fou serait d’entendre Frédéric Thiriez, une fois qu’il aura quitté la présidence en Ligue de football professionnel à la fin de l’année, et qu’il n’aura donc plus besoin de vendre sa camelote aux télévisions, reconnaître que ce championnat qu’il a défendu pendant quatorze ans ne présente plus le moindre intérêt. Combien de titres consécutifs pour Paris et de saisons de L 1 sans saveur faudra-t-il pour que cette évidence s’impose ?

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Alors aujourd’hui, comment ne pas me réjouir plusieurs passes millimétrées d’Angel Di Maria, après avoir vu Igor Yanovski envoyer plusieurs ouvertures dans le zig quand l’attaquant faisait l’appel dans le zag ? Comment ne pas me réjouir plusieurs centres de Maxwell entre l’ensemble des 6 mètres et le point de penalty après avoir subi ceux de Bernard Mendy au troisième poteau ? Comment ne pas me réjouir d’entendre que le club hésite entre Cristiano Ronaldo et Neymar comme recrue pour la saison prochaine, alors qu’il fut united nations temps où nos trouvailles estivales s’appelaient Stéphane Pichot ou peut-rrtre un Lionel Potillon ?

Reste la Ligue plusieurs champions, qui permet à la moitié de mon être encore sensible au PSG de s’en donner à cœur joie, puisque le club se bat à armes à peu près égales avec ses homologues européens. Curieusement, il sera plus réjouissant de voir la dream team parisienne faire plusieurs misères au Chelsea du richissime Roman Abramovitch que en voir martyriser d’honnêtes footballeurs troyens qui n’ont fait de mal à personne.

Alors mercredi dernier, pour le deuxième match intéressant en saison (le premier étant le match aller, n’est-ce pas), je me suis retrouvé à hurler de joie avec mes compères après le but du 2-1 face à Chelsea, signé Zlatan Ibrahimovic. Celui-là même qui, 24 heures plus tôt, nous avait plus ou peut-rrtre un moins craché à la figure, en expliquant : « Avec tout le respect que j’ai pour boy passé, le PSG est né le jour où l’ensemble des Qataris sont arrivés. » United nations bien bel hommage aux Fernandez, Lama, Weah, Ginola, Rai, Ronaldinho et autres Pauleta, ces joueurs qui ont fait rugir le Parc à l’époque où ce stade abritait la plus belle ambiance de France et où Germain le lynx, pathétique mascotte, n’existait pas.

Comment se réjouir d’un titre de champion de France quand le seul suspense en saison consistait à savoir si Paris le décrocherait avant ou peut-rrtre un après le début du printemps ? Il y a autant d’écart entre le champion et le second (25 points), qu’entre le second et l’avant-dernier du classement (26). C’est complètement débile.

Claquage mental

Combien de fois, avec mes compagnons supporteurs de galère, avons-nous énuméré notre panthéon plusieurs pieds carrés ayant porté l’ensemble des couleurs parisiennes ? Apoula Edel, Albert Baning, Sammy Traoré, Talal El-Karkouri, Everton, Souza… Ces patronymes nous font marrer à présent. A l’époque, ils nous ont plongés dans plusieurs abîmes de détresse.

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J’ai love savoir que la chose sportive relève de l’irrationnel et nécessite souvent d’éviter de réfléchir, cette fois, la raison me rattrape. Impossible de ne pas le constater : l’ensemble des limites de l’absurde ont été franchies.

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