Les experts déplorent également que, sur certaines lignes, le nombre de trains prévus est trop élevé par rapport à ce que le réseau peut supporter. Le gestionnaire d’infrastructures SNCF Réseau vend à SNCF Mobilités, qui fait circuler les trains, des “sillons”, ou créneaux de passage des trains. Pour Yves Ramette, ancien responsable de la SNCF en Ile-de-France, SNCF Réseau “doit se mettre en situation de réaliser les sillons qu’il a vendus”. Le comité note ainsi la “situation difficile” dans laquelle se trouve le réseau ferroviaire français du fait de l‘”accroissement de la demande”, selon l’expert indépendant Alain Thauvette.

Le document s’articule autour de sept propositions industrielles, détaille Le Monde. “Décloisonnement des organisations en région au profit d’une organisation par ligne, renforcement industriel et managérial, amélioration sensible de l’information aux voyageurs, responsabilisation des personnels… Une bonne partie des recommandations du comité d’experts pourraient être mises en œuvre dès l’été 2018.”

“Nous ne sommes pas en présence d’une situation de crise qui nécessiterait de tout remettre en question, ni face au besoin de repartir d’une feuille blanche”, estiment-ils dans ce rapport commandé par la SNCF et réalisé par un groupe d’experts dont certains appartiennent à l’entreprise et d’autres sont indépendants.

Alors que la SNCF gère chaque jour 17 000 trains et près de 4 millions de voyageurs, les experts relèvent plusieurs problèmes d’organisation. Sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, par exemple, l’exploitation est pilotée par différentes régions au sein de la SNCF, chacune veillant au respect des horaires sur son tronçon, mais pas sur l’ensemble du trajet du train, ce qui aboutit à des retards cumulés.

Processus industriels pas assez rigoureux, formation insuffisante, nombre de trains annoncés supérieur à ce que le réseau peut supporter, organisation trop cloisonnée… Un groupe d’experts internationaux s’est penché sur les retards des trains à la SNCF. Dans leur rapport, dévoilé jeudi 13 juillet, ils pointent des “dysfonctionnements” sur le réseau ferroviaire français, mais pas de “situation de crise”.

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