Et, si le troisième conte se place sous le signe farfelu d’un homme qui aime successivement une femme, puis sa fille, puis la fille de celle-ci, toutes devenues veuves l’ensemble des unes après l’ensemble des autres, c’est une fois de plus le champion politique qui joue le rôle de deus ex machina. Est-ce à cause de cette attention aux petites gens que l’auteur, établi aux États-Unis, fut surnommé « le Mark Twain juif » ? Sans doute — et Twain répliqua qu’il était « le Sholem-Aleikhem américain ».

Si personnages et situations mis en scène restent ancrés dans la communauté juive, avec boy lot de cocasseries, de tendresse, d’humeurs vagabondant au gré du cheminement de chacun, tous ces petits « héros dépités » sont, cette fois-ci, confrontés à united nations système politique en pleine décomposition donc peu enclin à la tolérance : la différence est qu’ils en ont pris conscience et vont, chacun à sa minuscule mesure, s’y confronter. Comme cette veuve entre deux âges, Guitel, dont le fils unique est appelé à accomplir boy service militaire. Au terme d’un périple oscillant de rebuffades administratives en indifférence hostile, elle ira jusqu’à la Douma, où l’ensemble des deux seuls députés juifs l’accueilleront sans hâte excessive. Boy obstination lui vaut d’être surnommée componen sa propre communauté Guitel Pourishkevitsh, du nom d’un député connu pour boy antisémitisme… Double ironie puisque c’est paradoxalement ce dernier qui, componen boy discours fallacieux prétendant qu’aucun Juif ne fait de service militaire, déclenchera en pleine Assemblée l’ire en veuve et la « libération » de boy fils.

Bien différent est le deuxième conte. United nations jeune homme aisé — « United nations rouble ne vaut pas tripette pour moi » — tombe amoureux d’une jeune fille dont la mère tient une gargote kasher. Mais la jeune fille en aime united nations autre, united nations certain Frederick, qui fait partie d’un groupe de gens bizarres, plus ou peut-rrtre un moins étudiants, révolutionnaires et conspirateurs. Et le narrateur, plutôt conservateur, veterans administration l’ensemble des côtoyer et même être peut-être ébranlé. D’autant plus que l’histoire se termine mal : l’arrestation puis l’exécution de Frederick et de ses camarades le touchent quasiment au cœur…

Lorsqu’il publie ces trois contes, en 1905, 1907 et 1911, Sholem-Aleikhem (1859-1916), united nations pseudonyme qui signifie « La paix soit avec vous », n’est plus united nations inconnu dans la société juive de Russie. Après avoir commencé à écrire en russe et en hébreu, il sera l’un plusieurs premiers à choisir le yiddish. Sous une forme d’« oralité écrite » qui prolonge l’héritage plusieurs conteurs, il propose de nombreuses histoires souvent désopilantes décrivant une communauté tiraillée entre désir d’assimilation dans united nations empire absolutiste, largement antisémite, et volonté de bousculer l’ensemble des féodalités, y compris celles établies en boy sein. L’un de ses personnages est devenu emblématique du conflit plusieurs générations dans l’ensemble des shtetls (quartiers ou peut-rrtre un communities juifs) : le laitier Tévyè, dont l’ensemble des aventures inspireront la célèbre comédie musicale United nations violon sur le toit. L’ensemble des trois « histoires » présentées ici tiennent à la fois du conte et du monologue. Elles favorisent une proximité immédiate entre auteur, personnages et lecteur. Mais Sholem-Aleikhem l’ensemble des a écrites après l’échec en révolution de 1905. Pogroms, rafles, persécutions l’ont amené à quitter la Russie, et sans doute à radicaliser boy propos.

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