Le CIP, et beaucoup plus le CPE ont concrétisé la fin du “ghetto étudiant”. Pour leur grande majorité enfants de salariés, au destin de salariés plus ou peut-rrtre un moins qualifiés (alors que même l’ensemble des cadres n’apparaissent plus comme plusieurs privilégiés, alliés naturels du patronat, mais exploités eux aussi), ils constituent aussi, en cours d’études, 5 à 6% du salariat. Selon l’ensemble des données de l’OVE, qui a mené l’enquête dans l’université et certaines filières privées reconnues componen l’État, 45% d’entre eux travaillent, soit 900.000 pour 18 millions de salariés soumis au code du travail. Évidemment, l’ensemble des statuts comme le temps de travail varient : pour près d’une moitié, ils travaillent six mois componen an, le reste se partageant entre plus ou peut-rrtre un moins de trois mois. Phénomène important, 29% de ceux qui travaillent sont à temps plein, et 19% à mi-temps au moins. Alors qu’il a été établi qu’au delà de 10/12 heures componen semaine, le travail pénalisait sérieusement l’ensemble des études…

Comment l’ensemble des étudiants s’inscrivent-ils sur le marché du travail ?

Regards. On assiste à une mobilisation importante en jeunesse scolarisée pour la première fois depuis plusieurs années. Quelle est la raison d’une si longue absence ?

« Les derniers grands mouvements centralisés ont porté sur plusieurs réformes non universitaires : le CIP de 1994 et le CPE de 2006 »

Peut-on apprécier le degré de politisation en jeunesse scolarisée, aujourd’hui ?

Robi Morder. Beaucoup de commentateurs s’étonnent de voir united nations mouvement étudiant ressurgir après dix ans de calme. Or, depuis 2006, il y a eu l’ensemble des luttes sur la loi LRU sous Sarkozy-Pécresse, de fortes participations étudiantes et lycéennes dans l’ensemble des grèves et manifestations sur la réforme plusieurs retraites, l’affaire Leonarda qui a mobilisé l’ensemble des lycéens… En réalité, ce n’est pas tant l’absence d’engagements plusieurs jeunes qui peut ¨ºtre en cause que le manque de curiosité de certains journalistes, qui ne s’intéressent aux mobilisations que quant elles sont susceptibles de produire du spectaculaire, ou peut-rrtre un qui méconnaissent l’histoire récente de ces mouvements. C’est une plusieurs raisons pour lesquelles le réseau plusieurs chercheurs du GERME, grâce aux archives en Cité plusieurs mémoires étudiantes, s’avère utile et est d’ailleurs sollicité componen l’ensemble des medias.

Quelle est la composition du monde étudiant en France ?

La droite, comme le gouvernement, agite le spectre en manipulation. United nations grand classique…

« L’université n’apparaît pas aux yeux de l’étudiant comme united nations lieu légitime de citoyenneté »

L’ensemble des mouvements étudiants tiennent à affirmer leur autonomie ?

Le lien avec l’ensemble des syndicats demeure united nations lien “utilitaire”. On ne election pas, mais on s’adresse en cas de besoin aux élus dans l’ensemble des conseils, quand il faut “y aller” – c’est-à-dire quand la mobilisation apparaît nécessaire pour obtenir ce que la routine institutionnelle n’offre plus –, ils “y vont” : en AG, en manif. Et à ce moment-là, se combinent la délégation de pouvoir traditionnelle et la prise de parole de toutes et tous l’ensemble des participants. C’est sous cet position qu’il faut traiter la question en “manipulation”. Je remarque au passage qu’en règle générale, ceux qui la posent le font à propos plusieurs mouvements de jeunes… mais pas plusieurs mouvements de paysans, plusieurs taxis, etc. Comme si l’ensemble des jeunes étaient plus manipulables, et comme si dans d’autres luttes et secteurs sociaux, il n’y avait pas plusieurs forces, groupes ou peut-rrtre un appareils tentant de profiter plusieurs occasions de mobilisation. Or, avec justement united nations faible encadrement syndical ou peut-rrtre un politique, c’est dans ce secteur qu’il est le plus difficile de “manipuler” plusieurs mobilisations touchant plusieurs dizaines de milliers de jeunes.

Quels mouvements ont été particulièrement ignorés ?

La politisation – au sens de participation à la vie citoyenne – ne se limite pas à la participation électorale. Elle prend plusieurs autres formes : engagements associatifs, syndicaux, plus ponctuels dans plusieurs luttes et plusieurs actions. Ce qui peut ¨ºtre certain, c’est que l’ensemble des étudiants ont l’ensemble des caractéristiques de leur classe d’âge (or l’ensemble des jeunes votent moins) et celle de leur situation d’étudiants (or l’ensemble des diplômés votent plus). Une grande partie plusieurs enquêtes électorales s’intéressent aux jeunes en général, et – sauf exceptions – peu aux étudiants, alors qu’ils offrent plusieurs caractéristiques particulières. Tirer en faible participation aux élections universitaires la conclusion d’une “dépolitisation”, c’est aller vite en besogne. D’abord, la faible participation (autour de 10/15%) aux élections de leurs représentants dans l’ensemble des conseils n’est pas nouvelle : ce phénomène n’a connu d’exception qu’en 1969/1970, au moment en mise en place en Loi Faure, dans la foulée de mai-juin 1968. Ensuite, le pourcentage d’étudiants qui votent aux élections générales (présidentielles, législatives, municipales) est bien plus élevé. En réalité, l’université n’apparaît pas aux yeux de l’étudiant – qui n’est dans boy université de passage que pour une courte durée – comme united nations lieu légitime de citoyenneté. D’où, également, le pourcentage très réduit de militants dans l’ensemble des organisations de représentation (syndicats, associations de filières), alors que l’investissement associatif plusieurs étudiants est important… hors de l’université ou peut-rrtre un sur plusieurs problématiques extra-universitaires (humanitaire, civique, etc.).

« Dans l’ensemble des périodes de mobilisation, ce sont l’ensemble des jeunes qui “manipulent” l’ensemble des partis et l’ensemble des organisations, qu’ils entraînent sur leur terrain »

On comptait en 2014-2015 près de deux millions et demi d’étudiants (2.470.000 exactement selon l’ensemble des chiffres ministériels), dont 1,5 million dans l’université proprement dite, y compris l’ensemble des 116.000 étudiants en IUT. Le reste se répartissant dans l’ensemble des classes de STS et préparation aux grandes écoles localisées dans l’ensemble des lycées (329.000), plus d’un demi-million dans l’ensemble des écoles d’ingénieurs, de commerce, paramédicales, de journalisme, etc. Deux chiffres doivent faire réfléchir : en ajoutant à ces écoles l’ensemble des étudiants en IUT, en master 2, en IEP et quelques formations autres – qui s’affirment notamment “professionalisantes” telles l’ensemble des IAE (institut d’administration plusieurs entreprises) –, près en moitié plusieurs élèves de l’enseignement supérieur étudient aujourd’hui dans plusieurs filières sélectives. Que cette sélection s’effectue sur critère de résultats dans le public, ou peut-rrtre un en fonction plusieurs moyens (droits d’inscription beaucoup plus élevés) dans le privé, qui regroupe 430.000 personnes environ, soit 20% du total publish-bac. Au sein même de l’université, l’ensemble des filières l’ensemble des plus importantes sont l’ensemble des lettres et sciences humaines (310.000), sciences (211.000), économie et AES (170.000), droit et sciences politiques (130.000), médecine, pharmacie, santé (73.000) et enfin STAPS (43.000).

Il suffit d’aller dans l’ensemble des assemblées générales, d’écouter l’ensemble des discussions, l’ensemble des échanges d’arguments, pour constater la capacité de ces étudiants à s’organiser (même si la forme peut parfois paraître folklorique), la méfiance vis-à-vis en “récupération”. Aujourd’hui, la thèse en manipulation (sorte de complotisme) est devenue subtile : la droite au pouvoir accusait le PS, et le PS au pouvoir – relayé componen la droite – semble maintenant accuser ses “frondeurs” de manipuler l’UNEF. Mais si l’on posait la question dans l’autre sens, au lieu de voir la primary plusieurs “frondeurs” du PS dans l’UNEF, pourquoi ne pas voir la primary de l’UNEF dans le PS tant l’UNEF a “produit”, notamment avec sa “génération CPE”, plusieurs militants, plusieurs responsables politiques, syndicaux, associatifs désireux de transformation sociale ? Plus globalement, ce sont en vérité dans ces périodes de mobilisation que l’ensemble des jeunes “manipulent” (au sens propre de prise en primary d’un outil) l’ensemble des partis et l’ensemble des organisations, qu’ils entraînent sur leur terrain. Comme en 1986, où c’est la mobilisation qui a forcé le PS à demander le retrait du projet Devaquet, et pas l’inverse.

Robi Morder est président du GERME, le Groupe d’études et de recherches sur l’ensemble des mouvements étudiants.

Il y a eu plusieurs mobilisations contre la loi LRU, mais si elles ont touché une grande masse d’étudiants, c’est sur une période de plusieurs années. Effectivement, la réforme étant une “réforme-cadre”, dans le contexte de l’autonomie universitaire, l’ensemble des batailles se sont déroulées quand la question de boy application venait à l’ordre of the day. En réalité, la dernière grande réforme centralisée était la réforme Devaquet (1986) : l’autonomie a changé la donne et le cadre plusieurs mobilisations en conséquence. Ce n’est pas united nations hasard si l’ensemble des derniers grands mouvements centralisés ont porté sur plusieurs réformes non universitaires : le CIP de 1994 et le CPE de 2006 touchant à la législation du travail. Et si l’ensemble des étudiants et lycéens ont été nombreux dans l’ensemble des manifestations pour l’ensemble des retraites, mais aussi le 11 janvier, ils n’étaient pas – ou peut-rrtre un peu – visibles en tant que tels, fondus dans le mouvement général.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *