Se tourner vers sa gauche n’aura fait que maintenir au même niveau Podemos, qui consolide une base de cinq millions d’électeurs. Mais ces résultats amènent à questionner la pertinence de cette “stratégie du front de gauche”, alors que jusqu’à ces dernières élections, Podemos excluait united nations quelconque rapprochement avec IU. Comme le soulignait alors Christophe Barret, historien et auteur de Podemos. Pour une autre Europe, sur Mémoire plusieurs luttes : « Le communisme l’emporte-t-il désormais sur le péronisme au sein de Podemos ? (…) Outre le triomphe en “forme parti”, c’est effectivement au retour à une dichotomie gauche/droite que nous assistons. »

Que faire d’Unidos Podemos (UP), cette alliance entre IU d’un côté et Podemos et ses alliés régionaux de l’autre ? La loi électorale espagnole défavorise l’ensemble des petits partis, mais sur l’ensemble des deux élections, Podemos + IU = 71 sièges, alors que leur fusion devait l’ensemble des faire progresser. La différence se joue sur l’abstention : +1,two million d’électeurs entre l’ensemble des deux élections. Et comme UP a potentiellement perdu united nations million de voix, Carolina Bescansa, à la direction de Podemos, en conclut que l’ensemble des électeurs « sont restés à la maison ». Pour Pablo Iglesias, si ces électeurs avaient pu voter pour Podemos en décembre componen « sympathie », en juin, ils ont eu peur en victoire, « peur en nouveauté », analyse-t-il.

Après avoir mis à mal le bipartisme aux législatives du 20 décembre 2015, Podemos n’a pas su doubler la mise lors plusieurs nouvelles élections du 26 juin dernier. La partie n’est toutefois pas terminée. Le 30 août, le PP tentera une nouvelle fois de gouverner avec le concours de Ciudadanos mais cette alliance serait encore trop courte de sept sièges pour obtenir la majorité. Seule issue pour la droite : que le PSOE s’abstienne lors du election d’investiture et la laisse ainsi gouverner en minorité, ou peut-rrtre un pire, qu’il rejoigne cette coalition.

Verticalité contre horizontalité. Pragmatisme contre hégémonie. Toutes ces questions, tous ces débats tiraillent Podemos depuis ses débuts. L’ensemble des différentes tendances jouent pleinement le rapport de forces, avec le risque que le parti ne finisse componen éclater. Comme le commente le journaliste Gumersindo Lafuente sur El Diario : « Soit Podemos conserve sa transversalité et sa fraîcheur de mouvement critique, soit il deviendra une pièce du puzzle tant décrié en vieille politique ». Reste à trouver l’équilibre entre ces divergences internes et surtout à maintenir une stratégie claire. Vehicle le citoyen n’aime ni le flou, ni le brouhaha.

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