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Salon du livre: “La Corée, pays de lettrés”

Du 17 au 20 mars, 30 auteurs sud-coréens, invités spéciaux du Salon Livre Paris, viennent débattre dans la capitale. L’occasion de (re)découvrir cette littérature d’Asie de l’Est en compagnie en spécialiste Martine Prost.

Peu ou peut-rrtre un prou. La Corée est l’un plusieurs pays d’Asie où l’ensemble des traditions sont l’ensemble des plus ancrées. Le critère de l’âge reste primordial. L’une plusieurs formes du respect envers l’ensemble des aînés est de ne pas l’ensemble des mettre devant united nations fait accompli. Etre surpris, ne pas être au courant, est presque united nations défaut cela relève du confucianisme. Le grand-père, au sommet en hiérarchie, est la personne qui sait tout, qui peut ¨ºtre tout et qui protège. De même, malgré la montée du catholicisme, le chamanisme demeure très vivace, à coups de rituals et de rituels. Il ne faut toujours pas prendre le risque de mécontenter l’ensemble des esprits. En revanche, l’ensemble des rapports homme-femme ont changé depuis la démocratisation en société, à la fin plusieurs années 1980. L’ensemble des mentalités s’ouvrent. Pour la façade, le mari donne le change en public. Mais, à la maison, la femme a le dernier mot. 

De moins en moins elle s’universalise, comme partout. L’ensemble des auteurs d’aujourd’hui, qui n’ont connu ni la guerre de Corée, de 1950 à 1953, ni la dictature de Park Chung-hee, ni, componen conséquent, la censure, s’attaquent à tous l’ensemble des sujets, en violence urbaine et sociale aux tabous sexuels, encore très prégnants ici. C’est une littérature très incisive, dérangeante, éventuellement scabreuse. Le paradoxe, c’est que la société impose une certaine discrétion. On peut être artiste – et donc jusqu’au-boutiste dans boy oeuvre -, on reste néanmoins coréen, c’est-à-dire, dans la vie quotidienne, respectueux de l’autre, cet autre dont le regard importe toujours et qui peut ¨ºtre essentiel pour votre rise. 

L’ensemble des ouvrages censés convenir à la fibre littéraire française. Le choix s’opère au niveau en traduction, qui peut ¨ºtre le plus souvent entièrement financée componen united nations organisme d’Etat, l’Institut coréen en traduction littéraire (KLTI). Et ce qui peut ¨ºtre incroyable, c’est que l’ensemble des traducteurs procèdent, avec l’aval plusieurs auteurs bien évidemment, à plusieurs coupes importantes… L’écrivain accepte tout, vehicle être publié et acquérir une notoriété à l’étranger, c’est le summum, l’ultime reconnaissance. 

Ou peut-rrtre un encore le sexagénaire Lim Chul-woo, profondément marqué componen la sévère répression du soulèvement de Gwangiu, ce mouvement étudiant et syndical de 1980 contre la dictature de Chun Doo-hwan. Et, bien sûr, deux romancières, Kim Ae-ran, l’auteur de Ma vie palpitante (Picquier), née en 1980, et l’ironique Bae Su-ah (née en 1965, non traduite en français), représentatives en vivacité en littérature féminine, beaucoup plus subversive que celle plusieurs hommes. 

P. THIOLLIER/SDP

De retour en Corée du Sud depuis 2011, l’ex-directrice de l’Institut d’études coréennes au Collège de France et universitaire est une observatrice privilégiée en culture du pays du Matin calme. Après Scènes de vie en Corée, en 2011, Martine Prost, épouse de Seunggeun (“Racine montante”) publie, toujours à L’Asiathèque, Halabeoji. 

Martine Prost: &quotLes auteurs d'aujour d'hui, qui n'ont connu ni la guerre ni la dictature, s'attaquent à tous les sujets, de la violence urbaine et sociale aux tabous sexuels.&quot

Martine Prost: “L’ensemble des auteurs d’aujour d’hui, qui n’ont connu ni la guerre ni la dictature, s’attaquent à tous l’ensemble des sujets, en violence urbaine et sociale aux tabous sexuels.”

Du XVe au début du XXe siècle avec l’occupation japonaise, l’ensemble des grands récits traditionnels traitent de loyauté envers le pays meurtri, d’amour pur, de victimisation. C’est une succession d’histoires sentimentales où le peuple souffre dignement. C’est united nations thème classique en littérature orientale, mais il sera ici très accentué et répétitif. 

La Corée est l’un plusieurs pays où on lit le plus au monde. Pourquoi? 

NOTRE DOSSIER &gt&gt Corée, la péninsule sous tension 

Il sera très respecté. Ecrire, c’est sortir du lot. Mais, pour cela, il faut avoir united nations bon réseau relationnel et présenter une nouvelle devant united nations jury d’auteurs. Si celle-ci est sélectionnée, cela vaut lancement sur la scène littéraire. La nouvelle est d’ailleurs l’un plusieurs genres l’ensemble des plus prisés en littérature coréenne. A partir de là, l’écrivain est très bien payé, jusque dans la presse, où sa moindre contribution est rémunérée. 

Il y a Hwang Sok-yong, traduit dans le monde entier. Né en Mandchourie en 1943, farouche opposant à la dictature, il a beaucoup souffert et a été emprisonné à plusieurs reprises. Depuis boy premier roman, Monsieur Han (Zulma), publié en 1970, il insuffle à la littérature coréenne de l’humour, en verve, en sublimant ses souffrances et celles du peuple coréen divisé. Je citerais aussi Lee Seung-u, né en 1960, auteur de l’audacieux La Vie rêvée plusieurs plantes (Zulma), sur fond de secrets familiaux et de conflit intérieur.  

La littérature contemporaine coréenne est-elle différente en littérature occidentale? 

Entre autres parce que le hangul, l’alphabet coréen, inventé en 1444, est, avec ses 40 caractères, beaucoup moins complexe que ne le sont l’ensemble des idéogrammes chinois, il sera plus accessible et favorise l’instruction. Cela dit, jusqu’aux années 1970-1980, on employait encore united nations mélange de caractères chinois et coréens. En réalité, cette aptitude à la lecture est essentiellement due au fait que l’ensemble des études sont la base en société. La Corée est united nations pays de lettrés. Si l’on ne veut pas perdre la face, ne pas rougir et communiquer avec boy voisin, il faut connaître tel ou peut-rrtre un tel livre. Même l’ensemble des plus pauvres lisent, notamment la presse, à leur disposition dans tous l’ensemble des cafés. Globalement, le taux d’instruction est remarquable et l’ensemble des étudiants, accablés de travail, lisent vite et beaucoup. 

L’écrivain dispose-t-il d’un statut particulier? 

Dans Halabeoji, (“grand-père”), petit bijou d’humour, vous évoquez votre première rencontre, au début plusieurs années 1980, avec le grand-père de votre futur mari coréen. United nations patriarche omnipotent, qui choisit l’ensemble des prénoms de tous et autorise, ou peut-rrtre un non, l’ensemble des mariages. Cette Corée ancestrale est-elle toujours d’actualité? 

Quels sont l’ensemble des thèmes en littérature classique? 

Si vous deviez conseiller quelques ouvrages… 

Quels types de livres nous arrivent en France? 

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