[Face-à-face.] Les deux candidats à la primaire à droite sont tous deux des cyclistes avertis, mais dans un style très différent. Montre-moi comment tu pédales je te dirais quel animal politique tu es.

Mais sa contribution principale au retour de la bicyclette en ville est bien involontaire : à l’automne 1995, les grèves contre le « plan Juppé », qui prévoyait des réformes de la Sécurité sociale et des retraites, paralysent la France. A Paris, on croise encore des cyclistes qui datent de cette longue galère leur conversion au vélo.

Quand Alain Juppé enfourche une bicyclette, c’est pour se déplacer. L’édile pédale volontiers dans Bordeaux, pour faire quelques courses ou, les dimanches d’élection, se rendre au bureau de vote. On l’aperçoit en balade au bord du lac d’Hossegor (Landes), où il possède une résidence secondaire.

Sur sa monture, Sarkozy souffre, serre les dents, arbore le visage dévasté de douleur des coureurs professionnels. Un quidam l’encourage-t-il sur la route pentue d’un col difficile ? Il répond d’un simple signe de la main, car il ne voudrait pas gaspiller son souffle.
Pour pédaler, l’ex-chef d’Etat, qui possède un vélo à son nom, arbore un short en Lycra et un sobre maillot synthétique, comme les vrais sportifs. En revanche, même s’il dévale les pentes encore plus vite qu’il ne les monte, il ne s’encombre pas d’un casque, qui le rendrait méconnaissable.

Un moyen de mettre son bilan en avant. En 1995, le centre de la capitale de l’Aquitaine était embouteillé et morcelé par des boulevards encombrés. Les trois lignes de tramway, inaugurées dès son premier mandat, ainsi que la piétonisation des rues commerçantes, ont transformé la ville en « capitale du vélo ». Même si le « vélo urbain du futur » que le maire de Bordeaux avait promis aux Bordelais, le Pibal, n’a pas roulé longtemps : distribué à 300 exemplaires en 2014, il a été rappelé pour un défaut technique en 2015.

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