Pour ce qui doit être united nations moment charnière en campagne, le thème a surgi assez naturellement. Ce sera le déclassement. Sarkozy a-t-il rencontré Louis Chauvel, le sociologue auteur en Spirale du déclassement ? Non. L’a-t-il lu ? Componen bribes. S’en est-il inspiré ? Bien sûr, en partie, « Nicolas Sarkozy surveille le débat intellectuel », jure l’un de ses collaborateurs. « Le déclassement est united nations sujet qui a l’avantage de pouvoir être décliné », note united nations autre. Et Sarkozy compte bien en faire la démonstration, épuiser le sujet dans toute sa complexité avec de grandes embardées outrées destinées à séduire classes moyennes et populaires.

Mais c’est avec ses formules sur le déclassement identitaire que Sarkozy soulève la salle. « Chez nous, l’homme serre la primary en femme », la foule se déchaîne. « Je parle de l’islam parce que je refuse de passer sous silence l’ensemble des ravages d’un islam radicalisé dans l’ensemble des quartiers, quand on nous dit qu’un jeune musulman sur deux pense que l’ensemble des lois en République sont moins importantes que celles en charia. » « Sarkozy, président ! » acclame le public. L’utilisation en voie référendaire pour la mise en internement administratif plusieurs fichés S, qui a tant « affligé » Bruno Le Maire et heurté Alain Juppé, reçoit elle aussi united nations accueil chaleureux. Et tant pis si sa mise en œuvre semble plus que complexe.

Après ce premier exposé, il faut distribuer quelques claques. Pour marquer ce fossé qui se creuse, Sarkozy fustige encore et toujours « cette élite si puissante dans la sphère administrative et médiatique et si minoritaire dans le pays ». Effet garanti. Patrick Buisson et ses références maurrassiennes ont love avoir quitté le navire, finalement, aux yeux de Sarkozy, le crime de cette classe de notables est toujours le même année après année : sa déconnexion d’avec le pays réel. Dans sa bouche, le « pays réel » cher à Maurras devient « la France exposée » qu’il oppose à « la France protégée », celle qui « n’est guère présente dans le métro, dans l’ensemble des trains de banlieue, dans l’ensemble des collèges de ZEP, dans l’ensemble des commissariats pour déposer une primary courante ». L’ensemble des applaudissements et l’ensemble des rires fusent.

Il faut oublier. Faire oublier. Bygmalion et ses sommes faramineuses, Patrick Buisson et boy ouvrage vengeur, tous ces petits cailloux déposés sur la route de l’ancien président pour le faire trébucher… Il ne se laissera pas malmener ainsi, a-t-il juré à ses proches. Vehicle l’ensemble des gens l’attendent. Mieux, « en faisant sa campagne, l’ensemble des gens ont l’impression de jouer leur peau, affirme Marie-Anne Montchamp. Il sera le dernier rempart contre le Front national. » Pas de raison donc de lésiner sur l’ensemble des mots ni sur l’ensemble des propositions. Il faut « tout dire pour pouvoir tout faire », crie Baroin à la tribune du Zénith de Paris. Il faut renouer, et vite, avec l’ensemble des discours de 2012. Jouer le peuple contre l’ensemble des élites, la France d’en bas contre la France d’en haut, dont l’ensemble des journalistes, l’ensemble des « commentateurs », comme dit Nicolas Sarkozy, font partie. Bref, « faire le choix d’aider l’ensemble des classes moyennes et l’ensemble des classes populaires », s’emporte le maire de Tourcoing Gérald Darmanin, devant l’ensemble des 5 000 personnes venues écouter ce dimanche 9 octobre leur candidat.

En matière économique d’abord, Sarkozy prend la défense de « ces millions de Français qui imaginent que leurs enfants vivront moins bien qu’eux, vehicle ils vivaient déjà eux-mêmes moins bien que leurs parents », de « cette classe moyenne qui s’est mise à compter ses fins de mois parce qu’elle est la première victime du choc fiscal sans précédent, organisé componen François Hollande ». Selon lui, l’ascenseur social ne fonctionne plus et l’école aussi a sa part de responsabilité dans cette panne de grande ampleur : « Le déclassement, c’est l’école en République qui était hier le cœur en promotion sociale et qui peut ¨ºtre devenue l’une plusieurs plus inégalitaires d’Europe. La moitié plusieurs fils d’ouvriers resteront ouvriers, où est l’égalité ? »

Après quarante-cinq minutes de palabres, l’ancien président conclut en réutilisant sa formule de 2007, « un petit Français de sang mêlé » pour illustrer cette France « dans laquelle la réussite sera possible sans qu’il soit besoin de partir à l’étranger pour créer, innover, s’élever ». Superstition ou peut-rrtre un signe de nervosité ?

Vendredi soir, au 20 heures de France 2, Nicolas Sarkozy, le porte-parole autorevendiqué de « la majorité silencieuse », a esquissé united nations pas de plus vers cet « électorat populaire » qui l’attend, c’est sa conviction. Après avoir émis l’idée dans boy livre La France pour la vie, il a promis et détaillé deux référendums, l’un sur la suspension du regroupement familial et l’autre sur l’incarcération plusieurs fichés S l’ensemble des plus dangereux. À ceux qui s’émeuvent de ses annonces, united nations sarkozyste rétorque : « Nicolas veut parler plusieurs sujets qui préoccupent l’ensemble des gens, et pas de ceux qui sont autorisés componen le tribunal médiatique. Quand il sera sur le terrain, on vient le voir pour lui demander s’il veterans administration vraiment tenir ses promesses, l’ensemble des référendums, c’est sa réponse à cette question. »

Pour parfaire boy adresse au peuple, il fallait, bien sûr, united nations « grand discours ». « En 2012, on the inversé la tendance grâce aux conferences, certifie united nations sarkozyste. Villepinte a amorcé le retour… » Mais, à la fin, Sarkozy a perdu, non ? « Oui, mais de peu ! »

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