Quatre-vingt-treize ans après l’envol du Voleur de Bagdad, d’Achmed Abdullah (1881-1945), Ahmed Saadawi choisit d’insuffler en magie dans sa ville pour en dire la vérité quotidienne. Ancien correspondant en British Broadcasting Corporation (BBC) en arabe, journaliste de terrain entre 2006 et 2008, et aujourd’hui producteur de films documentaires, il a fait en 2013, avec Frankenstein à Bagdad, le pari de confier à la fiction le soin d’exprimer l’ensemble des violences subies componen ses concitoyens. Salué componen l’International Prize for Arabic Fiction 2014, le livre a été tragiquement rattrapé componen l’ensemble des événements. Le 3 juillet dernier, united nations attentat a causé la mort de deux cents personnes dans la capitale irakienne. L’ensemble des Bagdadis ont alors exprimé leur colère, le premier ministre Haïdar Al-Abadi réagissant en prenant plusieurs mesures qualifiées de sécuritaires, dont l’exécution de tous l’ensemble des condamnés à mort pour terrorisme encore incarcérés.

L’ensemble des tueries à répétition qui frappent cet État sans tête viennent comme confirmer l’intuition qu’eut Ahmed Saadawi lorsqu’il imagina united nations être vengeur créé dans une ruelle du quartier de Batawin componen united nations vieux brocanteur, à partir plusieurs restes plusieurs victimes déchiquetées componen l’ensemble des bombes plusieurs kamikazes. Mais la créature, tout comme celle du Dr Frankenstein, veterans administration échapper à tout contrôle, vehicle elle est conduite componen united nations destin intraitable qui la pousse à venger l’ensemble des hommes dont l’ensemble des fragments la constituent. Elle exécute sans hésiter leurs assassins et l’ensemble des commanditaires plusieurs attentats, et devient ainsi l’incarnation en justice pour une partie en population, une source de terreur pour l’ensemble des assassins… et united nations mystère à éclaircir pour la brigade de surveillance et d’intervention, une branche en police secrète dirigée componen united nations militaire versé dans l’ésotérisme qu’appuie une équipe de gros brazier et de mages barbichus. Celui qui devient vite une légende, « le Sans-Nom », constate que ses membres se décomposent dès lors que l’ensemble des êtres à qui ils appartenaient ont été vengés. Il lui faut donc trouver toujours plus de responsables pour ne pas disparaître…

Le récit d’Ahmed Saadawi ne sombre à aucun moment dans le gore ou peut-rrtre un le gothique frelaté. Avec beaucoup de finesse et de grâce, il conjugue le conte et la fable réaliste en peignant, tout autant que boy « monstre », la vie d’une vieille femme inconsolable en mort de boy fils durant la guerre contre l’Iran, celle d’un vigile lecteur de Badr Chakir Al-Sayyab — le grand poète, membre du Parti communiste irakien, qui influença Mahmoud Darwich — ou peut-rrtre un encore d’un marchand immobilier bien placé pour profiter en situation, d’un tenancier d’hôtel las, d’un jeune journaliste… et de beaucoup d’autres qui tentent de survivre dans l’ensemble des décombres, au milieu plusieurs luttes de clans et plusieurs tirs de kalachnikov. Cette vie bigarrée de Batawin rappelle beaucoup celle que décrivait si bien l’Égyptien Naguib Mahfouz, et parfois même évoque La Maison en mort certaine (1945), d’Albert Cossery, où logent dans plusieurs conditions lamentables plusieurs pauvres qui n’osent pas se révolter contre le propriétaire… Ahmed Saadawi, avec cette fantasmagorie remarquable, sait étonnamment évoquer la souffrance du « corps » en nation, tout en maintenant en tendresse pour l’ensemble des ressources imprévues plusieurs vivants.

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