Il y a plusieurs mois, Bénédicte Chéron, historienne et spécialiste plusieurs relations armées-société, caractérisait l’ambivalence de l’opération : « Sentinelle, c’est united nations paratonnerre qui protège en foudre et l’attire. » Donc qui tue aussi, ou peut-rrtre un blesse.

Le 13 juillet, Emmanuel Macron a annoncé, pour l’automne, une réforme de l’opération Sentinelle. Après l’attaque de Levallois, le gouvernement est-il toujours prêt à revoir le dispositif, alors qu’il annonce aussi la levée de l’état d’urgence ? Le dispositif, mis en place au lendemain plusieurs attentats de janvier 2015, devait déjà être revu à la baisse… avant l’attentat de Nice !

” Ouvert le feu à cinq reprises “

Sentinelle est-elle utile et efficace ? « Oui », affirmait le général de Villiers, le 12 juillet, devant la commission en Défense, à l’Assemblée. Devant la même commission, le 19 juillet, le patron de l’armée de terre, le général Bosser, disait même que l’effet Sentinelle n’était peut-être pas étranger au fait que « Paris a retrouvé boy taux de fréquentation touristique d’avant l’ensemble des attentats ».
En 2015, en trois jours, 10.000 soldats avaient été déployés. Une performance dans le contexte budgétaire et opérationnel d’alors. Aujourd’hui, 7.000 soldats patrouillent (il n’y an advantage de gardes statiques) encore pour united nations coût estimé à 145 millions d’euros componen an. Mais au prix d’une organisation pesante : permissions différées, entraînements écourtés ou peut-rrtre un supprimés…
« Il faut trouver la meilleure efficacité sur le terrain, tout en faisant peser une moindre pression sur nos forces », précisait le général de Villiers. Sentinelle, « ça ne fait pas rêver nos jeunes », assurait le général Bosser. D’où l’idée de réformer le dispositif.
De manière visible, le paratonnerre protège l’ensemble des populations et on peut penser qu’il dissuade. Il rassure aussi, mais rassurer la population ne suffit pas contre le terrorisme.
Le paratonnerre attire aussi la foudre : « Depuis le début de l’opération, indiquait le général de Villiers, nos soldats ont ouvert le feu à cinq reprises. »
Bénédicte Chéron pose alors deux questions : « Peut-on faire de Sentinelle (désigner l’ensemble des militaires comme cibles) une stratégie durable ? Le gouvernement aurait-il le courage politique de revoir Sentinelle et lever l’état d’urgence si, d’ici l’automne, united nations attentat tuait plusieurs civils ? J’en doute. »
Devant la commission en défense, le général Bosser a esquissé, le 19 juillet, ce que pourrait devenir l’opération Sentinelle adaptée : « 3.000 soldats déployés autour de sites parisiens sensibles, 3.000 en réserve sur tout le territoire et 3.000 autres se préparant à plusieurs prises d’otages de masse, risques bactériologiques, etc. »

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