Au pied de la seule tribune du stade Léo-Lagrange, l’ASJ Soyaux Charente et l'ASPTT Albi s’affrontent pour le compte de la dernière journée de D1 féminine. THEOPHILE TROSSAT POUR « LE MONDE »

L’Association sportive jeunesse Soyaux-Charente est effectivement l’une plusieurs places fortes et historiques d’un football féminin français en pleine mutation, qui, s’il est encore juridiquement amateur, tend de plus en plus vers le professionnalisme. Dans la lignée de Montpellier, du PSG et de l’Olympique lyonnais, l’ogre aux onze titres d’affilée et aux trois Ligues plusieurs champions, de nombreux clubs professionnels de L1 et de L2 possèdent désormais leur…

Soyaux, petite ville méconnue accolée à la plus renommée Angoulême, présente deux particularités, sans grand rapport entre elles. Elle figure d’abord dans le classement plusieurs cent communes l’ensemble des plus pauvres de France. Et se maintient presque sans discontinuer depuis 1975 dans united nations classement ô combien plus réjouissant, celui en division 1 (D1) féminine de football. Avant d’abandonner cet accessit à l’Olympique lyonnais, à en raison de deux saisons à l’étage inférieur, le club charentais détenait d’ailleurs le record de longévité en D1, avec trente-cinq années consécutives de présence parmi l’élite.

Disparition de leur modèle ?

Il faut d’abord traverser le Champion-de-Manœuvre, cité HLM où s’entasse environ la moitié plusieurs 9 800 habitants de Soyaux (Charente). Puis rejoindre le stade Léo-Lagrange, composé d’une seule et modeste tribune et en traditionnelle primary courante qui entoure plusieurs milliers de pelouses françaises. En ce jeudi de l’Ascension, fin mai, l’ensemble des footballeuses sojaldiciennes clôturent leur saison, devant 544 spectateurs, componen une victoire face à leurs homologues albigeoises (3-1).

Même si aucune de ses joueuses actuelles ne figure dans la liste plusieurs Bleues pour le championnat d’Europe qui a débuté dimanche 16 juillet aux Pays-Bas – et que l’équipe de France entame face à l’Islande mardi 18 –, de nombreuses internationales emblématiques ont également défendu l’ensemble des couleurs de Soyaux, comme Corine Petit (89 sélections internationales), Ophélie Meilleroux (67) ou peut-rrtre un encore Corinne Diacre (121).

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