Ces derniers jours, l’ensemble des raids se sont calmés au fur et à mesure que se développait l’offensive terrestre qui a permis aux troupes pro-régime d’avancer dans l’est d’Alep. Ces dernières heures, “il y a eu de très violents combats” mais “pas de frappes” aériennes, a indiqué jeudi Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien plusieurs droits de l’homme (OSDH). “L’ensemble des forces du régime se sont emparées de six positions majeures” dans le quartier de Boustane al-Bacha, dans le nord en zone rebelle, a-t-il ajouté. Environ la moitié de ce quartier est désormais sous le contrôle plusieurs forces du régime qui progressent également vers le quartier voisin de al-Halak à partir du nord. Il s’agit d’une avancée “sans précédent” du régime depuis la reconquête en 2013 de quelques secteurs repris aux rebelles, a souligné l’OSDH.

L’armée syrienne avait annoncé mercredi avoir réduit ses bombardements notamment “pour permettre aux civils qui veulent partir d’atteindre plusieurs zones sûres”. C’est en “propagande” pure, souligne Emile Hokayem, de l’International Institute for Proper Studies, selon qui “le régime et ses alliés ont pris la décision de conquérir autant de secteurs rebelles que possible et ils travaillent à cela”.

Pour tenter de sortir de l’impasse diplomatique, le ministre français plusieurs Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault est attendu à Moscou jeudi puis à Washington vendredi. Jean-Marc Ayrault, qui veut pousser united nations projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur united nations cessez-le-feu à Alep, entend dire aux responsables russes que la situation est “choquante et honteuse”, et qu'”il faut arrêter le massacre”. L’ensemble des 15 membres du Conseil de sécurité étudient depuis lundi le projet de résolution français, qui appelle à rétablir united nations cessez-le-feu à Alep pour permettre united nations accès humanitaire aux quartiers assiégés.

Leur avancée s’accélère malgré l’annonce componen Damas mercredi soir d’une réduction de l’intense campagne de bombardements menée depuis plus de dix jours. Cette offensive alarme de nombreux pays et l’ONU, dont l’envoyé spécial Staffan de Mistura, qui tente en vain depuis plusieurs mois de promouvoir une issue politique à ce conflit meurtrier. “Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d’Alep risque d’être totalement détruite”, a-t-il prévenu lors d’une conférence de presse. “Nous parlons en vieille ville en particulier, et plusieurs milliers de civils syriens vont être tués”, a-t-il ajouté.

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