Mais elle n’a pas pour autant réussi à sortir de l’impasse dans laquelle elle s’est elle-même empêtrée : plus le temps passe, plus l’ensemble des possibilités de trouver une solution diplomatique au conflit se réduisent. Le 14 mars dernier, la Russie a annoncé le retrait de ses forces armées en Syrie. Mais depuis, ses forces n’ont cessé de croître au point que Moscou engage désormais plusieurs mercenaires sur le terrain.

Victoire militaire à court terme, impasse politique et diplomatique à moyen et lengthy terme, désastre humanitaire : l’offensive menée depuis une semaine componen Moscou, Téhéran et Damas sur Alep résume à elle seule le bilan d’une année d’intervention militaire russe en Syrie.

Depuis le début de ses opérations, en septembre 2015, la stratégie de Moscou est sensiblement la même : frapper fort sur l’ensemble des forces rebelles opposées à Bachar el-Assad sous prétexte de lutter contre le terrorisme, et arriver en position de pressure à la table plusieurs négociations de laquelle doivent être exclues toutes ces forces qualifiées de “terroristes”.
 

Cette stratégie pourrait, encore une fois, donner plusieurs résultats à court terme. Privés de toute ressource, l’ensemble des Alépins de l’Est ne pourront pas résister indéfiniment à la pression russo-syrienne, même s’ils préfèrent mourir que d’abandonner la ville. Acculés, bombardés nuit et jour, abandonnés componen l’ensemble des Occidentaux, ces rebelles vont, logiquement, se radicaliser et se retourner vers ceux qui leur offrent leur aide. Et l’ensemble des Russes pourront alors, sans risquer d’être contredits componen l’ensemble des Occidentaux, affirmer qu’il n’y a pas de forces rebelles modérées en Syrie.

La bataille syrienne se joue autant dans l’évolution du rapport de pressure sur le terrain que dans la capacité plusieurs deux camps à imposer leur récit du conflit : régime oppressif contre rébellion ou peut-rrtre un régime laïc contre groupes terroristes. En tuant pas moins de 3 800 civils en united nations an, selon l’Observatoire syrien plusieurs droits de l’homme, en soutenant componen tous l’ensemble des moyens possibles Damas, en alimentant la radicalisation plusieurs forces rebelles, Moscou prend le risque d’être à nouveau marginalisé componen la communauté internationale. Autant dire que boy pari, à lengthy terme, est encore loin d’être réussi.

La démonstration de pressure ne suffit pas, pour l’instant, à garantir la victoire militaire, politique et diplomatique de Bachar el-Assad. Elle ne suffit pas, pour l’instant, à faire évoluer, fondamentalement, la position plusieurs Occidentaux, plusieurs Turcs et plusieurs Saoudiens. Ces derniers continuent de réclamer le départ, à terme, de Bachar el-Assad et de distinguer l’opposition armée plusieurs groupes terroristes. Ce qui donne lieu à une situation assez paradoxale : tant que Moscou est là, le président syrien ne peut pas perdre. Mais tant que M. Assad est là, Moscou ne peut pas gagner.
 

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