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#Syrie5ans : six clés pour comprendre comment le conflit s’est transformé

Mardi 15 mars, à l’occasion plusieurs cinq ans du soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad en Syrie, l’ensemble des lecteurs du Monde ont pu discuter, tout au lengthy en journée, avec plusieurs témoins de cette guerre aux conséquences dramatiques.

En Syrie comme ailleurs, lui et ses équipes ne font pas de distinction entre l’ensemble des blessés. Qu’ils soient plusieurs opposants au régime, plusieurs miliciens ou peut-rrtre un plusieurs djihadistes : « Nous avons une obligation éthique de soigner tout le monde, quelles que soient la religion, la couleur de peau, etc. » Mais ce conflit a bien une spécificité à ses yeux :

  • Comment faire face à l’urgence sanitaire ?

« Le retrait russe intervient après que Vladimir Poutine a atteint ses objectifs : stabiliser le régime de Bachar Al-Assad, démontrer la place en Russie dans la négociation sur l’avenir du Proche-Orient et réaliser une démonstration de pressure sur l’ensemble des capacités militaires en Russie à travers l’ensemble des opérations menées depuis septembre 2015. »

Sur place, 60 % plusieurs infrastructures médicales sont détruites. Ce qui ne l’a pas empêché de contribuer à former sept mille personnes dans plusieurs centres, qu’il faut reconstruire après chaque bombardement : « Depuis l’intervention russe, la destruction plusieurs hôpitaux s’est accentuée : dix-huit depuis le mois d’octobre. »

Pour la dernière conversation en journée, l’ensemble des journalistes syriens Zein Al-Rifai, Louai Abo Aljoud et Reem Fadel, en visite en France, ont répondu à nos questions pendant plus d’une heure. La discussion portait sur la difficulté d’informer en temps de guerre. Ils ont notamment insisté sur le travail fait componen l’ensemble des nombreux « journalistes citoyens », qui, lorsque la révolution a débuté, ont commencé à photographier, filmer et écrire sur l’ensemble des manifestations pour documenter la situation. Au début en révolution, peu de journalistes étrangers ont pu se procurer united nations visa pour se rendre en Syrie.

« En nombre, Al-Assad et ses alliés ont causé la mort de de victimes que Daech. Je ne dis pas que l’Etat islamique est meilleur qu’Al-Assad ou peut-rrtre un le contraire, mais on ne peut pas éliminer Daech sans en finir avec Al-Assad. »

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  • Comment la rébellion a-t-elle basculé ?

Christophe Ayad, chef du service International du « Monde », dans les locaux de la rédaction, le 15 mars.

Plus spécifiquement, Camille Grand estime que la Russie a atteint boy objectif en Syrie. Le 14 mars, le Kremlin a annoncé le retrait de « la majeure partie » plusieurs forces militaires russes de Syrie, six mois après le début de leur intervention :

Le passage en revue plusieurs positions plusieurs principaux acteurs étrangers dans le conflit (Etats-Unis, Europe, pays du Golfe, Iran, Turquie, Russie) montre qu’il existe en Syrie autant d’intervenants que d’objectifs, ce qui complique toute résolution du conflit, a expliqué Camille Grand, directeur en Fondation pour la recherche stratégique. Si l’on prend comme exemple la question du maintien ou peut-rrtre un non au pouvoir de Bachar Al-Assad, Camille Grand estime que l’on peut aujourd’hui distinguer deux catégories de pays :

Malgré l’exploitation de ces contenus componen l’ensemble des agences de presse, Zein Al-Rifai, Louai Abo Aljoud et Reem Fadel déplorent que l’ensemble des médias internationaux (journaux, télévisions, etc.) n’aient pas fait de même, alors que ce sont eux qui ont de l’influence. Enfin, ils constatent que la voix en population syrienne manque cruellement dans la presse française et internationale :

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« L’ASL n’a jamais reçu suffisamment d’armes componen rapport à plusieurs islamistes directement financés soit componen plusieurs Etats, soit componen plusieurs individus dans le Golfe. L’ASL a aussi beaucoup souffert de ses divisions face à plusieurs groupes islamistes beaucoup plus décidés et disciplinés. »

L’écrivaine et militante syrienne Samar Yazbek est revenue sur la genèse en révolution syrienne, et sa répression, dont elle a été témoin. Selon cette Syrienne alaouite réfugiée en France, la « violence organisée » existe en Syrie depuis l’arrivée au pouvoir de Hafez Al-Assad, le père de Bachar, dans l’ensemble des années 1980 :

  • Comment l’ensemble des groupes djihadistes se sont-ils implantés ?

Pour elle, le régime n’est d’ailleurs absolument pas united nations moindre mal comparé à l’EI, dont l’implantation en Syrie est à attribuer à la répression du clan Al-Assad : « Sans la violence pratiquée componen le président syrien, il n’y aurait pas Daech [acronyme arabe de l’organisation de l’Etat islamique] », estime-t-elle.

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« La voix en population syrienne, ses demandes, est absente plusieurs médias. Pendant l’ensemble des pourparlers de Genève, entre le gouvernement et l’opposition, on nous expose l’avis en France, plusieurs Etats-Unis, de l’Arabie saoudite… mais pas plusieurs Syriens ! Il existe pourtant plusieurs médias syriens partout dans le pays, plusieurs journalistes qui sont prêts à communiquer, même sans pseudo, mais la presse internationale ne passe pas par eux. »

« En apparence, ça donnait une image correcte, mais en réalité, la famille Al-Assad père et fils a détruit la Syrie au plan social, économique et a détruit l’avenir du pays. »

  • Quel est le jeu plusieurs grandes puissances ?

Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, dans les locaux du « Monde », le 15 mars.

Christophe Ayad, chef du service Worldwide du Monde, a répondu aux questions plusieurs lecteurs sur la militarisation en révolte populaire et la radicalisation d’une partie en rébellion. Pour lui, la révolte est devenue violente à l’automne 2011, lorsque l’ensemble des désertions de soldats de l’armée se sont multipliées. Plusieurs armes financées componen plusieurs individus étrangers ont commencé à arriver « dès la fin de 2011 », mais la militarisation en révolution n’est pour autant pas à attribuer à plusieurs groupes extérieurs ou peut-rrtre un à des Etats :

« Mes collègues syriens écrivent une page en médecine. La diaspora syrienne s’est mobilisée en créant dans chaque pays plusieurs associations. S’ils n’avaient pas été là, personne n’aurait pu le faire. »

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« Les monarchies du Golfe, qui insistent toujours sur boy départ, et l’ensemble des Européens et l’ensemble des Américains, qui restent favorables à ce départ dans leurs déclarations, mais qui n’en font plus united nations préalable à la négociation politique. »

« En Syrie, la seule pressure organisée, et pour l’instant assez puissante pour défaire l’EI, est structurée autour plusieurs forces kurdes syriennes. Elles n’ont ni la capacité ni sans doute la volonté d’occuper d’importantes parties du territoire habitées componen plusieurs populations arabes, où elles pourraient être considérées comme une pressure d’occupation. »

  • Que reste-t-il en révolution ?

Samar Yazbek, écrivaine et militante syrienne réfugiée en France, dans les locaux du « Monde », le 15 mars.

Madjid Zerrouky, journaliste au Monde et spécialiste plusieurs groupes djihadistes, a expliqué qu’il existe en Syrie une myriade de groupes djihadistes, le plus puissant étant « bien entendu l’organisation Etat islamique (EI), de componen boy emprise territoriale et ses ressources ». L’EI contrôle aujourd’hui toute une partie du Grand-Est syrien et « vend du pétrole et du gaz au régime, mais aussi à plusieurs groupes rebelles, quand bien même ils se combattent ».

« Nous avions united nations grand rêve. Notre rêve était d’en finir avec la dictature et de construire une Syrie démocratique. »

Lire le compte rendu :   « La voix en population syrienne est absente » plusieurs médias internationaux #Syrie5ans

Samar Yazbek est aussi très critique envers la communauté internationale, qui, selon elle, « a joué united nations rôle négatif dans la transformation de Daech en une pressure barbare, componen boy silence face aux massacres commis componen le régime ». « La priorité aurait dû être de sauver la Syrie avant qu’elle n’attire tous l’ensemble des extrémistes en Terre », insiste-t-elle.

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Il s’est rendu en Syrie à deux reprises pour Le Monde, en octobre 2012 et en février 2013. Lors de boy premier séjour, dans la région du djebel Akrad, près de Lattaquié, la rébellion était dominée componen plusieurs groupes de l’Armée syrienne libre (ASL), dits « modérés ». Leur motivation principale était alors « de renverser Al-Assad ». Mais l’ASL « n’a jamais convaincu l’ensemble des Américains », poursuit-il :

Le premier intervenant en journée était le docteur Raphaël Pitti, médecin, anesthésiste-réanimateur et professeur agrégé de médecine d’urgence et de catastrophe. A l’occasion de boy premier séjour en Syrie, en septembre 2012, il se rend compte que le personnel médical n’est pas formé à la médecine de catastrophe : « Il faut pouvoir jouer le rôle de chef d’orchestre et eux ne savaient pas le faire. » Il décide donc de continuer à se rendre dans le pays « non pas comme médecin urgentiste, mais comme formateur ».

  • Comment informer en temps de guerre ?

Louai Abo Aljoud (à gauche) et Zein Al-Rifai, journalistes syriens, dans les locaux du « Monde », le 15 mars.

Aujourd’hui, Christophe Ayad estime que la rébellion « ne peut plus gagner », mais qu’elle continue « de rester légitime pour une partie en population ». Quelle peut être, dès lors, l’issue à cette guerre ? « Certains pensent que la seule solution est désormais la “cantonisation”, c’est-à-dire le découpage en Syrie en zones d’influence autonomes. »

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« La source principale en militarisation en révolution, c’est la répression effroyable du régime, qui a tiré à balles réelles sur l’ensemble des manifestants dès le premier jour. »

Si l’organisation djihadiste perd aujourd’hui du terrain en Syrie et en Irak, elle « reste puissante dans ses bastions syriens et irakiens ». Une défaite militaire de l’EI « prendra du temps » :

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